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SELS DE ZINC

des vase* de xinc, reconnut qu'aprËs trois mois ce liquide avait acquis une saveur Scre et Etfpliqus: on y trouva, par l'analyse, Jusqu'à . 3i',80 d'acétate de linc par Litre! Ainsi, ce cidre élail devenu un véritable poison.

Plusieurs journaux d'^ricullureonl préconisé les vases en zinc el en tôle galvanisée comme plus propres que tous les autres à racîliler le montage de la crime el à retarder la coagulation du lail. Alors même que ces avantages seraient vrais, il n'en foudrait pas moins repousser l'emploi de ces sortes de vases, parce qu'ils sont dangereux, le métal se dissolvant rapidement dans le lait, à la Taveur des acides qu'il renferme.

H. Schaeuffele a conslalé, en 1648, que tous les liquides alimentaires :vin, eau-de-vie, vinaigre, eau de fleurs d'oranger, huile d'olive, bouillon, lail, eau commune, eau de Sellz, eau salée, etc., attaquent, en moins de 24 heures, les vases de zinc et de Ter galvanise, et renrerment alon des sels de zinc en propoiiions Irés-notables, ce qui leur communique des propriétés émétique» et purgatives. Le fer galvanisé est plut rapidement el plus prorondément attaqué que le zinc pur.

Quelque temps après, le même chimiste a Tait connaître la proportion moyenne d'arsenic que conlienneni les zincs des principales provenances industrielles.

SeS' recherches l'ont conduit aux résultats suivants :

ArKDte oblenu.

Sot 1 kilogr. de linc de France 0",tH900

— — Silésie 0,00853

— — Vieille Moiilagno 0 ,00;>!!

— — Corphalie 0,00456

— — (tO Scliïniillons) sans origine 0 ,00tî8

d'où il a été permis de conclure :

1° Que le zinc de France, le plus arsenical de tous, doit être etclu pour certains usages ;

2* Que, sous le rapport de la petite quantité d'arsenic, les zincs de Silésieetdela Vieille-Uontagne sont susceptibles d'un usage plus gë- Déral;

3° Que le ûac originaire de la mine de Corphalie est le plus pur.

McU de «Imc. — Le zinc se dissout dans tous les acides en passant à l'état de proloxyde, ZnO, qui est un oxyde indilTérent, puisqu'il se combine également bien aui alcalis avec lesquels il forme des ùncales solubles.

Les sels de zinc sont blancs quand l'acide n'est pas coloré. Ils sont recounaissablesenceque leur solution donne des précipités blancs a\ec tous les réoclifs, excepté avec le prussùtte roage de potasse qui les précipite en Jaune sale.

Quand on rerse dans leur solulion de la potasse ou de la soude, il

se dépose de l'hydrate blanc, ZnO,HO, qu'un excès d'alcali redissout immédialement. Cet hydrate, abandonné dans l'air, se transforme en carbonate.

Quatre composés de zinc sont utilisés dans les arts, à savoir : le sulfate, le carbonate, l'oxyde et le chlorure.

Aalfate de sine.

lorsqu'on traite le zinc par l'acide sulfurique affaibli, vous saves qu'il se dégage beaucoup de gaz hydrogène, et qu'il se produit du suirate

de zinc, par suite de la décomposition de l'eau. Si Ton concentre le liquide, après la dissolution du métal, on obtient le sulfate en beaux prismes blancs {fig, 532). C'est là ce que les

F*g. 532. — Cristallisation du sulfate . i.» • ^ . . .^ . i

de zinc. aucieus chimistcs nommaient vUrtol

blanc, couperose blanche, et qu'ils se sont longtemps obstinés à considérer comme du sulfate de fer modifié.

Dans le commerce, ce sel est en masses saccharoîdes, en plaques épaisses et en jolies petites aiguilles. Il est toujours impur et ferrugineux. C'est à la présence du sulfate de fer qu'il doit sa légère teinte jaune, la propriété de se recouvrir par places de taches oc^euses, de donner une dissolution qui noircit par la teinture de galle et qui bleuit par le prussiate de potasse. On le purifie en faisant passer un courant de chlore dans sa dissolution, et en faisant bouillir celle-ci sur de l'oxyde de zinc qui se dissout en précipitant tout l'oxyde de fer.

Le sulfate de zinc est obtenu en très-grande quantité, comme pro* duit secondaire, à Rammélsberg, près de Goslar, dans le Hanovre, où l'on exploite une mine de plomb composée de sulfures de plomb, do cuivre, d'argent, de zinc et de fer. Des parties riches en zinc, on extrait, par le grillage et le lavage, un mélange de sulfates de zinc et de fer. Évaporé à sec et calciné dans des cornues de terre, ce mélange fournit de l'acide sulfurique fumant et un résidu formé de colcothar et de sulfate de zinc. On enlève celui-ci par des lavages, et on le fait cristalliser en masse au moyen d'une évaporation convenable.

Souvent on le fait fondre dans son eau de cristallisation, et on le coule dans des moules sous forme de plaques carrées d'environ 0"*,i d'épaisseur, du poids de 5 à 10 kilogr., qu'on expédie dans des fûts de 2 à 300 kilogr. On le connaît, dans le commerce, sous le nom de vitriol de Go^litr,

Aujourd'hui la plus grande partie de la couperose blanche sort des ateliers de dorure et de galvanoplastie où l'on fait usage des piles de Bunsen.

Pur, ce sel a la composilion suivante :

Oïyde de linc 28,!3

Acide Bulfurique Î7,il7

Emu de crisUlliMiioii 43,90

Sa foimule est ZnaiSO*,? 1)0.

Se» cristaux sont des prismes courts à quatre pans terminés parties [i^ramides à quatre faces ifig. t»33 et 634), incolurcs et transparents,

Flç. D», Sai. — For

d'une saveur flpre et stjplique. Ils sont cCTlorescents et très- sol u blés, puisque (OOparlies d'eau froide en dissolvent 140. La solution a une densité considérable, et c'est à cause de cela qu'on l'a employée pour maintenir le niveau de l'huile dans un systi^me de lampes appelées hydiost'itiques. Celte mOme diaaolulion sert aussi à désinTectei les fosses d'aisances; on l'emploie duna ce cas h 20° de l'oréomèlre.

Le sulfate de zinc est un sel assez stable ; la chaleur rouge le ramène à l'état de sous-sulfale, mais on a beaucoup de peine à le conterlir en oxyde pur par la calcination.

Les fabricants d'indiennes en consomment beaucoup pour faire ce qu'ils appellent des rèseriies, compositions qu'on applique sur les tissus dans les places où l'on veut que les couleurs no prennent pas. L'aiotate et le chlorure de zinc remplissent le mi'mc but. Avant la découverte de l'émétique, les médecins s'en servaient, à lu dose de quelques centigrammes, pour provoquer le vomiasemcnt. Aujourd'hui ils tirent parti de ses propriétés astringentes et détcrsives contre les maladies des yeux.

On en fait encore usage pour rendre les huiles siccatives et pour préparer la couleur connue des peintres en bAtimeiits sous le nom de hlunc de linc.

Blanc de sIbc,

Cette couleur blanche était, à l'origine, du carbonate de zinc, qu'on obtient facilement en versant du carbonate de soude en excès dans la solution du sulfate de zinc ; il y a double décomposition des deux sels :

Carbonate de soude. . = soude + acide carbonique.

Sulfate de zinc = acide sulfurique. . -f- oxyde de zinc.

Sulfate de soude. . + carbonate de zinc.

Le carbonate de zinc se précipite, en raison de son insolubilité, en une poudre blanche très-fine, qui, lorsqu'elle est sèche, se mêle parfaitement à l'huile et peut couvrir alors les bois, les murs et remplacer la céruse pour toutes les peintures à l'huile. Les peintures au blanc de zinc ont l'immense avantage de ne pas noircir par les émanations sulfureuses et de n'exercer aucun effet fôcheux sur la santé des ouvriers.

L'idée de substituer le carbonate et même l'oxyde de zinc à la céruse est déjà assez ancienne. Dès 1779, Courtois, chimiste manufacturier attaché au laboratoire de l'Académie de Dijon, reconnut l'inaltérabilité de ces deux composés du zinc dans les conditions où le blanc de plomb se noircit. En t783, Guyton de Morveau publia une série de recherches sur l'emploi en peinture d'une foule de matières, notamment de l'oxyde de zinc, et montra, par des essais en grand, les avantages qu'il y aurait, sous le rapport de l'hygiène et sous celui de U longue conservation des peintures blanches, à faire usage du blanc de zinc qui ne pousse pas au noir comme la céruse. Il reconnut en méoid. temps que la peinture au blanc de zinc est moins siccative que celle à la céruse, mais il observa que l'addition d'une petite quantité de sulfate de zinc à l'huile remédie à cet inconvénient. Dès cette époque. Courtois entreprit la fabrication en grand du blanc de zinc, et établit des magasins tant à Paris qu'à Dijon pour la vente de cette couleur; l'application à la peinture artistique en fut faite immédiatement. Mais malgré les efforts de Guyton de Morveau, renouvelés en 1786, puis en 1802, malgré le rapport approbatif de Fourcroy, Berthollet et Vauquelin présenté en 1808 à TAcadémie des sciences à l'occasion du blanc de zinc préparé par les frères Mollerat, la nouvelle peinture ne fut pas adoptée en France.

Ln i842, M. Rouquette, voulant reprendre les tentatives de ses devanciers, prit un brevet d'invention pour la préparation industrielle de Toxyde de zinc. En i844 et i%45, M. Mathieu, tout en tenant secret le genre de fabrication qu'il employait, fit de nouveaux efforts pour attirer l'attention des peintres et décorateurs sur la peinture au zinc. Mais ce n'est réellement que depuis 1 849, grâce aux soins et à la perse-

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