DU BLANC DB ZINC
titre employés comme couleur, on les vend «oui le nom de cendret de tnw pour la TabricAtion du chlorure ou du suirale de zinc.
H. Sorei, dont je vous ai parlé précédemment à propos du fer galvanisé, fabrique le blanc de zinc par l'ovfdalion directe du métal fondu. Ce procédé parait réaliser une notable économie lur le combustible. Il consiste à cbaulTer, dans des moufles de grandes dimensions, du linc jusqu'à la fusion et à l'enflammer à l'aide d'un courant d'air ; ce courant eotralne avec lui, dans des chambres de condensation en commuoication avec les moufles, de l'oxyde de zinc floconneux consistant DDiqaemenl en blancde neige. Une très-grande partie du produit reste h la surface du bain métallique, et ue larderait pas à l'éteindre, si, au moyen d'un rftleau de fer, ou n'avait pas le soin de l'enlever constamment. L'oxyde qui se forme ainsi est éliminé des moufles par un agitateur mécanique qui le fait tomber dans uq réservoir placé à cOté. Ce blanc, nommé improprement btane de trémie, ne possède jamais la blancheurde t'oxyde entraîné par le courant gazeux. Hais H. Sorel est parvenu, A l'aide d'une opération mécanique, à séparer presque com-^ plétement la partie la plus blanche et la plus légère de celle qui est colorée en gris par du zinc métallique divisé.
I.e principe de l'oxydation directe du zinc fondu a été appliqué d'une manière plus simple encore; au lieu de placer le métal dans des moufles, quelques induBlriels le brûlent directement sur une plaque en terre réfraclaire, munie d'un rebord et placée sur la sole mt'me d'un fourneau chauffé au rouge. Les produits de la combustion et l'cvcès d'air entraînent, dans des chambres de condensation, l'oxyde floconneux qui a pris naissance, tandis que de l'oxyde pulvérulent reste sur la plaque en terre. Ce procédé a fourni généralement jusqu'ici un oxyde dont la blancheur est plus ou moins allérée par les cendres entraînées. Néanmoins, en prenant des gaz combustibles dépouillés du matières fixes, on devra arriver â fabriquer ainsi de l'oxyde de zinc d'une grande blaucheur.
Quels que soient les procédés employés pour fabriquer l'oxyde de nue, il se forme toujours deux produits bien dielinets par leur état d'agrégation : l'un Hoconneux, le blnnc de neige; l'autre pulvérulent, le 6toBC de tinc. Rarement l'un et l'autre présentent une teinte d'une blancheur parfaite. Souvent ils sont légt^remenl teintés de jaune. Le simple contact de Tenu ou de l'huile fait disparaître cette teinte. L'eau, d'ailleurs, dans ce cas, leur donne un aspect mal,
Pr*«M«« pssr accélérer 1* deMlceatla» <Im pelktarca à l'hBll«. — Dans des applications que l'on fait des couleurs minérales ft U peinture des bois, du plâtre, des pierres, des métaux, etc., ou délaye «■ maliérei avec une huile grasse siccative, huile de pavot ou de lin, bouillie préalablement sur de la Uthorge ou protoxyde de plomb. Mais, comme le blanc de itnc, (raité ainsi, donne une peinture qui sèche fort
lentement, et que d'ailleurs l'huile lithargyrée lui communique des propriétés insalubres ainsi que l'inconvénient de pousser au noir par les émanations sulfureuses, on le réduit en pftte avec de l'huile de lin ordinaire, et à cette pâte on ajoute 3 à 5 p. 100 d'huile de lin qui a été préalablement chaufTée à 200* pendant 6 à 8 heures sur du peroxyde de manganèse en poudre grenue.
Gest M. Leclaire qui a découvert la propriété du peroxyde de manganèse d'exalter la siccativité des huiles. Tous les sels de manganèse produisent les mômes efTets, d'après M. Sorel. M. E. Bamiel a reconnu que i à 2 millièmes de borate de manganèse, ajoutés à la peinture, en déterminent très-rapidement la dessiccation, sans que pour cela elle se gerce ni faïence, conmie on dit en termes techniques. Le skcaHfzwnatique de M. Barrucl n'est autre chose qu'un mélange de blanc de zinc et de borate de manganèse en quantité telle qu'un paquet de 500 gram. de cette poudre suffit pour sécher la peinture faite à l'aide de 40 à 50 kilogr. de blanc de zinc, ou de toute autre couleur peu siccative par elle-même.
Un autre siccatif non moins actif est celui que vend la Société de la Vieille-Montagne. Il se compose de :
Sulfate de manganèse sec 6,66
Acétate de manganèse sec 6,66
Sulfate de zinc sec 6,68
Blanc de zinc ordinaire 98'SOO
2 à 3 p. 100 de ce mélange ajoutés au blanc de zinc sufBsent pour rendre la peinture éminemment siccative.
La pâte prOte à être employée s'obtient en broyant intimement 100 parties de blanc de zinc avec 76 parties d'huile de lin ordinaire, 4,8 de siccatif et 8 parties d'essence de térébenthine. Cette pâte produit une peinture brillante ou mate dont les tons sont aussi beaux et aufsi fiais que ceux produits par la peinture faite avec la plus belle céruse ; mais elle couvre moins, c'est-à-dire, que, pour obtenir une teinte égale, il faut donner à la surface que l'on veut recouvrii* trois couches de peinture au zinc, tandis que deux de peinture au plomb suftisent.
L'expérience a démontré que pour l'intérieur des bâtiments et peur la peinture artistique, la peinture au blanc de zinc peut remplacer en tous points la peinture à la céruse ; mais que pour l'extérieur des bâtiments, exposés au soleil et à l'humidité, elle résiste moins aux causes dostiuetives de la peinture en général; elle a moins de durée et ne peut doue pas être substituée économiquement au blanc de plomb.
Tno autre application intéressante qu'a reçue le blanc de zinc, c'est la gla<;ure des cartes de visite et des différents cartons servant à faire les