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DU BLANC DE ZINC

TérsDce d'un enlrepreneur de peinture à Paris, H. LedaJre, que la labricalion e1 l'emploi de l'oxyde de zinc, nommé Hèt Ion blanc de iitie, ont pris un eisor considérable. Aujourd'hui, c'est la Société anonyme des mines et Tonderiei de linc de la Vieille-Montagne qui exploite régulièrement leff procédés et privilèges de H. Leclaire, à Asnières, près cle Paris ; h Valentin-Cocq, province de Liège ; à Hûlheim (Prusse rhénane]; elle ne produit pas moins, année commune, de 6 millions de IcilogT. de blanc de linc, qui, vendus au prix moyen de 75 francs les 100 kilogr., représentent une valeur de 4500000 francs.

L'importance de cette industrie m'engage à vous dire romment elle s'exécute. Les procédés de fabrication de l'oxfde de zinc sont des plus simples; ils reposent sur l'oxydation directe du métal. Cette oxydation s'accomplit dans certaines usines sur le zinc réduit en vapeur, dans d'autres établissements sur le métal simplement fondu.

V*brlcsitla« iBdaatriclla da bikve 1« «tnc, — Le procédé imaginé par M. Leclaire, aidé par M. Ernest Barruel, consiste à brûler la vapeur de zinc. Un double four sitésien reçoit et chauffe au rouge blanc 20 cornues ou moufles en terre réfractaire C, C, de < maître de long sur 0>,40 de large et 0'°,<S de haut (fig. 535} ; cet dcmi-cyliodres

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Irès-aplatis terminés par un rebord saillant vers leur ouveilurc, pour que le métal fondu ne puisse en soriir, sont placés sur deux rangs adossés. Devant l'ouverture de chaque paire de cornues C, C est adaptée une petite chambre C, désignée sous le nom de guérite. Celle-ci communique par la partie supérieure ABE, b l'aide d'un tube de fonte, avec uD système de chambres M, dites de condttisation, dans lesquelles il se fait un fort appel d'air. A la partie inférieure de la guérite se trouve un plancher métallique mobile a.

334 VINCr-HUlTIÈME LEÇON.

Pendanl Toxydalion du zinc le plancher est levé, et l'air nécessaire à la combustion de la vapeur métallique pénètre dans la guérite par eetle ouverture. Sur le devant de la guérite est une porte 6 par laquelle on entre pour charger les cornues ou pour enlever le résidu qu'y a laissé le une

Lorsque les cornues sont chargées et que leur température est portée au blanc, les vapeurs métalliques qu'elles dégagent sont brûlées h leur arrivée dans la guérite par Fair qu'y amène l'appel des chambres de récolte. Pendant l'oxydation des vapeurs de zinc, il se dépose à l'orifice des cornues un mélange de zinc et d'oxyde sous forme de crasses. Ces crasses finiraient par obstruer complètement et en peu de temps cet orifice, si on ne les enlevait pas. Un système de grattoir est établi à cet effet.

L'oxyde de zinc, entraîné par le courant d'air, se dépose dans d'immenses chambres N, N, qui communiquent entre elles à l'aide de cloisons que l'on ferme à volonté. Pour diminuer le nombre des chambres nécessaires à la précipitation de l'oxyde, qui est très-léger, et pour multiplier les surfaces, on y place habituellement des châssis garnis de toile de coton pelucheux qu'on secoue de temps à autre. Ces toiles facilitent le dépôt des particules qui les traversent. La partie inférieure des chambres est terminée en trémies, T, T, T, T ; un baril placé au-dessous de celles-ci et relié à l'aide d'une toile serrée reçoit l'oxyde condensé dans chaque chambre.

Au moyen de ces dispositions, Fair chargé des fines paiiicules d'oxyde, parcourt, à partir des guérites Jusqu'à la grande cheminée d'appel, un trajet qui n'a pas moins de 1200 mètres ; quand il sort de l'appareil, il est presque froid et n'entraîne plus d'oxyde en suspension.

Avec un appareil à deux fours accolés, disposé ainsi qu'il vient d'être dit, on peut produire chaque jour jusqu'à 6000 kilogr. d'oxyde de zinc. Mais ce produit n'a pas le même aspect dans toutes les chambres. Celui qui s'est déposé dans la première, en communication immédiate avec les guérites par le tube de fonte, rcnfenne du zinc métallique ainsi qu'une partie des métaux étrangers contenus dans le zinc employé, tels que fer, cadmium, arsenic, etc. L'oxyde qu'on récolte dans les chambres suivantes est à peu près pur, mais son état d'agrégation diffère. A mesure qu'on s'éloigne de la première, il devient plus léger, plus floconneux, impalpable. Sous cet état, il porte le nom de bianc de neige et vaut 90 francs les 100 kilogr., taudis qu'on appelle bhnc de zinc n» I et n» 2 (70 et 60 francs les 100 kilogr.) l'oxyde qui est déjà puUérulent et dont la densité est plus forte que celle du blanc de neige. L'oxyde mélangé de zinc métallique frès-divisé, après avoir été broyé sous des meules avec de l'eau, puis séché, est vendu sous le nom de (jns de zinc (40 francs les 100 kilogr.) pour remplacer le minii^m. Quant aux résidus provenant des lavages et qui ne peuvent

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