AFFINAGE DE LA FONTB
taiue avec dot mouvcmenls si vuiéi, qu'on peut, en le dirigeant û. facilement qu'un jouet d'eiifanl, ou rompre une volurnineuie re de tut ou casser une noiiette lana en briser l'amande. ■ dernière opération de l'alllnage, le ballagt ou le richauffage, con- )& réunir en paquets, ou (routset.des ban'es de fer puddlé débitées norceaux de 3 décimètres, et k les chauffer jusqu'au blauc soudant
Fij. SSî. — Four à rtehâuffer.
) UQ four spécial, dit fuur à réchau/fer {Hg. SS3). C'est encore un r i réverbîTc, n'ayant que deux ourerluret : F, celle du foyer A, «Ue pour le chargement des paquets, D ; cette dernière est placée à
rarri<>re, immédiatement au-dessous de la cheminée E. Ces ouvertures sont maintenues feitnées ausd complètement que possible, afin qu'il ne pénètre dans la sole que de l'air ayant traversé la couche de combustible en feu sur la grille, et par conséquent dépourvu d'oxygène; de cette manière, on évite le déchet qui résulterait de l'oxydation du fer que l'on chauffe. On voit en B un pont de briques réfractaires destiné à garantir le fer du feu direct du foyer. C est la sole; G, G sont des plaques de fonte qui garnissent l'extérieur du fourneau.
Lorsque les paquets ont atteint la température du blanc soudant, on les retire les uns après les autres, et on les fait passer sous les trains du laminoir. Toutes les pièces se soudent intimement et donnent des barres bien homogènes. En répétant ces corroytges deux et môme troi* fois, on obtient le fer ductile de première qualité.
Par la méthode anglaise, on réalise 90 p. 100 de la fonte en finemétal qui ne perd par le puddlage que 7 à 8 p. 100 de son poids.
Toutes les houilles ne peuvent pas convenir au traitement du fer, en raison du soufre qu'elles introduisent dans le métal. On a grand soin de choisir les moins pyriteuses. M. Calvert, professeur de chimie à Manchester, a trouvé, eu 18o0, un moyen très-simple et très-efficace de rendre toutes les houilles propres aux opérations métallurgiques; c'est d'y ajouter une certaine quantité de sel marin au moment où on les convertit en coke. Sous rinfiuence de la chaleur, le bisulfure de fer est transformé en protosulfure qui, avec le chlorure de sodium, donne lieu à la production de sulfure de sodium et de chlorure de fer. (> dernier réagit, à une haute température, sur la vapeur d'eau, produit do l'acide chlorhydrique qui se dégage et de l'oxyde de fer que le charbon ramène à l'état métallique. Quant au soufre et au sodium, ils passent dans les scoiies.
Le procédé de M. Calvert a été adopté dans plusieure usines d'Ecosse et du pays de Gallos. Le fer obtenu par l'usage du coke ainsi épuré a une tibre très-longue et très-résistante.
\\{{\\)î ces dernier^ temps, on a fait usage de la tourbe pour puddler la fonte, rèchaulTer et corroyer le fer. On a essayé dans les hauts-fourno«u\ ci los feux d'affinerie l'usage du bois vert, du bois sec, du bois U^rrtMlè ou à demi carbonisé, et Von est même revenu à l'emploi de la î^^ùlh' dans les hauts-fourneaux. L'usage du bois torréfié, imaginé par |I^.KUOHU-Muiron et Feauvau-Deliarl, paraît offrir une économie notable vit U>u* les autres combustibles. Ce bois est torréfié dans des caisses ,K: loiUo chaulfées à l'extérieur par la flamme perdue des hauts-four-
I|44li<»4l4^ ralalane. — Dans les Pyrénées, en Catalogne, en Italie, ,'n i.ian'S eu Prusse, en Norvège, on traite les minerais de fer dans des Mui*u\iU\ li^^*-ba8, et, en une seule opération, on obtient du fer ductilo. Cclli^ mothodc très-expéditive, dont on fait remonter l'emploi à