‹ Lecons de chimie élémentaireChapitre 70 sur 134 · IÔ · texte numérisé non relu

IÔ

( Bons rasoirs et Im plnptrt dei l instruments de chirurgie.

/ Rasoirs communs , ctnifs H CoMlevLT Jaune foncé. .».] quelques instrumenls de

( chirurgie.

1 Outils de Jardinage, tels que

Couleur brune ] bêche, noue, etc., diverses

( espèces de ciseaux, etc.

Brun parsemé de taches ( Haches, cisailles, lames de npourpres ( bots, couteaux de poche.

Couleur pourpre | Forceps, couteaux de table.

I Lames d'épée , ressorts de Bleu clair ou de ciel, ... ! montre, de bandage, de son-

( nette, etc.

„. , . (Petites scies, poignards, ta-

Rf^^foncé [ rières.

„, . «. « . ,^ ; Ceruins ressorts, outils que s Bleu obscur Urant sur le ) j^^ ^^^^^^ ^jg',^„^ ^^

* noir I

mes sans les recuire.

Les différentes teintes qui apparaissent sur racler, suivant la chaleur qu'il a acquise, proviennent d'un commencement d'oxydation de la surface extérieure qui a le contact de l'air. Il se forme des pellicules minces d'oxyde, qui réfléchissent des couleurs très-variables suivant leur épaisseur. C'est donc un phénomène de même ordre que celui des anneaux colorés ou des bulles de savon qui se diaprcnt à la lumière de couleurs si vives et si variées.

J'ajouterai que, pour la trempe, les ouvriers ont très-souvent recours à des liquides autres que l'eaU) dans l'intention d'obtenir des effets que celle-ci ne produit pas toujours. Ils se servent, en effet, de mercure, de métaux fondus (plomb, étain, bismuth), de presque tous les acides, des huiles, du suif, de la résine, de la cire, et de mélanges plus ou moins bizarres dont la théorie est impuissante à justifier le choix. Dans tous les cas, la nature du liquide, sa faculté conductrice, sa température, exercent une grande influence sur la dureté de la trempe.

On ignore tout à fait ce qui se passe dans la trempe de l'acier, quelles sont les modificallons physiques qu'il éprouve, bien que ce

DE LACIER. 365

phénomène ait fixé depuis longtemps l'attention des physiciens el des artistes.

Indépendamment de la trempe, il y a encore un autre moyen de distinguer Tacierdu fer. C'est de déposera sa surface une goutte d'acide sulfurique affaibli. îl se produit une tache noire à cause du char-* bon mis à nu, tandis que sur le fer il n'apparaît qu'une tache verdâtre que l'eau enlèye aisément. Le mdme moyen peut senîr à constater l'homogénéité d'un acier. Dans ce cas, les taches noires formées par l'acide doivent avoir la même intensité de couleur.

■lAtoriqne. — La découverte de Tacier et par suite celle des instruments tranchants fabriqués avec ce fer carburé modifié par la trempe, est extrêmement ancienne, et a été faite sur les bords de rindus^t du Gange. Elle parvint de bien bonne heure aux Égyptiens par la voie delà mer Rouge, 1600 ans environ avant Jésus-Christ. Les Grecs en eurent également connaissanced les premiers temps de leur histoire, puisque Homère en parle plusieurs fois en termes non équivoques.

n faut bien que remploi de Tacier ait été connu des anciennes nations de l'Asie, de l'Afrique et de l'Europe, car avec quel autre métal auraient-elles pu tailler, polir et sculpter le granité, le porphyre, le basalte, et creuser dans ces pierres si dures^ ces hiéroglyphes, ces basreliefs qui nous étonnent par la netteté et la profondeur de leurs traits? Des maillets et des ciseaux de fer ordinaire, de cuivre, de bronze, eussent été trop mous.

Nos pères les Gaulois ne connaissaient pas encore l'acier lorsqu'ils eombattirent pour la première fois les Romains; ils n'avaient que des sabres de fer non trempé et sans pointe, dont le tranchant se faussait aisément. C'est surtout à partir du dixième siècle que les armes blanches furent fabriquées avec l'acier; toutefois, ce n'est guère que vei's le treizième siècle qu'on commença à faire usage d'épées.

Les petits instruments d'acier, tels que couteaux, ciseaux, ne furent en usage que plus tard. On ne vendit des aiguilles, en Angleterre, que sous le règne de la reine Marie, et des épingles qu'à la fin du règne de Henri VIII.

Ce n'est qu'en 1 604 que la fabrication de l'acier fut introduite en France par Camus, qui établit un atelier de fonderie à Paris à l'embouchure de la rivière des Gobelins. Tout l'acier qu'on employait alors en France venait en grande partie du Piémont, de l'Allemagne et de la Hongrie.

Les coutelleries françaises fines étaient en réputation au dix-septième siècle. Jusqu'au règne de George lîl, les Anglais se fournissaient en France des instruments de chirurgie. Les fabricants français expatriés pour cause de religion se classèrent au premier rang dans les pays étrangers. Cette supériorité s'est maintenue, d'après M; Le Play, par Tesprit d'invention, l'élégance des produits et la perfection du travail.

Les plus grands centres de production et de conunerce de la coutel-

306 VINtiT-KEUVIÈME l^ÇON.

Icrie et des inMrumeiiU en acier «ont, en Europe : lei diilricli de Solingcn (Prusse rhénane), de Sheffleld (Angleterre), la Stvrie, h Cicintliie et le Tyrol (Aulrichc) ; en France, les filles de Paris, de Liih gros, de Nogenr, de Thiers cl de Châtellerault.

Pripar>tlo>. — On obtient l'acier soit en décarburanl la fonte, uil 'en carburant directement le (et au sein du charbon porté su rouge. Ue là diverses espèces d'acier, dont voici les principales :

1° L'acier natunl, Vaeitr de fonte, ï'dcier de forge, provient du tnilïment des minerais de fer manganésifères très- riches par la mëlhode 1^ talane, ou par l'aDinage des Tontes blanches manganësirèrea. C'est l'espèce la plus commune, avec laquelle on fabrique les sabra, les épéet, les fleurets, les sciée, les ressorts de voitures, la groise coutelleiic, les Taux el les inslruincnts aratoires. Cet acier manque dliomogéoéilé et ne peut Ctre produit qu'en petite quantité A la fois. 2' L'ariii pvddié, dont la fabrication ne remonte qu'à peu d'&nnëo, s'obtient en Iraitut dans le four à puddltr des fontes au bois du mi^mc au coke, dont on am>li! l'alBnije '^'-^^^^^^'' -'^lA r^ avant que tout le ca>

bone soit brûlé. Oa l'emploie pour pièces m écaiiiq u es ,lMn degea de roues, rails de cbemina de fer, outils et gros instruments de quincaillerie , etc.

Cette sorte d'acier présente beaucoup d'inégalité dans »

qualité.

3° L'acwr de dotntalion ou acier poule est préparé en chauffant fortement du fer en barres, dans de grandes caisses en briques réfracta ires , au milieu d'un ciment ou poussière compo-

calsses sur les

charbon de bois dur, de suie, de cendres et de sel n

C, C (fig. oSi) sont placées dans im four, à voûte Euri)aissée M,

deux cAtis d'une grille G, sur laquelle on brflle de la houille

Page 1