DES ARGILES
qui sort, iam l'industrie, k évaluer les lempératurcs aupérieurea à 30Û°. Il-oonsiste en deux ràglei de laUon, disposées de manier j qu'elles comprennent entre elles un angle trës-peltt, et eu petits cj'lindrcs rorinés do parties égales d'argileet d'alumioe calcinées, léchés à la chaleur du rouge naitUnl. Dant ces condiEions, ces cjliodres, placés entre les ré-
gies, ne peuvent pénétrer au delï du trait marqué 0. SI alors on les porte dans le four dont on veut estimer la température, ils éprouvent DU retrait en rapport avec celle-ci, ce que l'on conslalâ en les engageant, après leur refroidissement , entre les règles dans la rjinure desquelles ils pénètrent plus avant que primitivement. Si donc on a déterminé à l'avance les points où ils t'arrêtent pour chaque température, Q Mra facile de reconnaltie, en opérant avec de nouveaux cf liudres, si l'enceinte dans laquelle on lésa fait séjourner est suffisamment échauffée pour amener tcl'e ou telle fusion, pour produire telle ou telle réaction chimique.
Presque toutes les argiles absorbent l'eau avec promptitude, et mi^me avec BÎlSement. C'est A la grande afllnilé qu'elles manifestent pour ce UquMe, bien qu'elles 7 soient complètement insolubles, qu'elles doivent U propriété de s'attacher ù la langue, en s'emparanl de l'humidité qui recoavre cet organe. Celte propriété est désignée sous le nom de hapfement 3 ta langue.
C'est encore & la même altinilé qu'elles doivent d'attirer fortement Uvapenr aqueuse atmosphérique, et de la retenir énei^iquement dans leurs pores, en mCme temps que l'ammoniaque et les matières salines del'air. Et comme, de plus, ces argiles possèdent, ainsi que le charbon, la propriété d'enlever aux liquides des engrais les matières orgauiqucs
Knnm nae oompagnie pour la construction d'un canal deiaot U'aversar la pajs dM poMries prit de Lirerpool. C'att h proiiuiiié de celta voie de transport qu'il élablit, de 17GS à 17' D, sa célcbre manufacture de porcclainei peintes et an beta vUUge qu'il nomma Efruria. 11 y mourut, en Iî9â, à lige de aoiiau^eqiulrs ans, laissant une forlune de prince, qu'il employait aux plus noblet et •Biplaacbaritablesuitages. 11 était mcnitiredela SocU lé royale de Londres et de («De des Aniifiuaire^ Nouvel exemple qu'avec l'amour du travail «t la pwiistsnce dans Us idées, du peut arriver ti tout.
et les sels minéraux qui s'y trouvent, de les emmagaûner, pour ainsi dire, au profit des racines des plantes, vous devez comprendre combien, par tous ces motifs, les argiles exercent d'influence salutaire sur les terres de culture : comme elles s'y trouvent toijjours en quantité variable, elles leur permettent de mieux résister à la sécheresse de Fair, et de conserver l'humidité, les principes azotés et salins des engrais, si nécessaires à l'entretien de la végétation.
La plupart répandent une odeur particulière par l'insufflation de l'haleine. C'est cette odeur que l'on perçoit, dans l'été, immédiatement après la première ondée d'une pluie modérée.
Presque toutes sont douces et onctueuses au .toucher, se laissent facilement couper et poUr par le frottement de l'ongle.
Compoiiltioii. — Leur composition est extr()mement variable. Elles
renferment : '
de 18 à 39 p. 100 d'alumine, (
46 à 67 — de silice, et 6 à 19 — d'eau.
Dans leur plus grand état de pureté, elles consistent en un silicate de la formule : AIW,3 SiO«,2 HO.
Mais à ce silicate d'alumine hydraté s'ajoutent en mélange du sable ou de la silice libre, de la chaux, du carbonate de chaux ou de magnésie, des oxydes de fer et de manganèse, etc., dont les proportions varient à l'infini. On y trouve encore parfois des pyrites, du mica, des débris de roches feldspathiques, du bitume, des matières organiques. Il y a presque toujours de la potasse, dont la proportion peut s'élever Jusqu'à 4 p. 100 d'après Mitscherlich. Cette potasse est à l'état de silicate, et elle provient évidemment de la décomposition du feldspath, du mica et d'autres roches sihceuses et alumineuses qui ont contribué à la formation des argiles.
La présence de chacun de ces corps influe sur les caractères des argiles ei les rend quelquefois impropres à l'emploi auquel on les applique ordinairement. Ainsi, le sable diminue leur liant et leur ténacité, leur donne de Tâpreté quand il est en grande quantité. — Le carbonate de chaux les rend efi'ervesceiites et très-fusibles. — L'oxyde de fer les colore et leur donne aussi de la fusibilité. — Les bitumes leur communiquent de l'odeur. — La magnésie les rend généralement moins fusibles et leur procure une onctuosité particulière.
Il en est un grand nombre qui se colorent plus ou moins par la calcination ; quelques-unes, au contraire, qui sont colorées, perdent leur couleur par l'application du feu. Les premières sont celles qui renferment ou de l'oxyde de fer au minimum d'oxydation ou du sulfure de fer, qui passent à l'état de peroxyde par la chaleur et le contact de Tair. Les secondes sont celles qui contiennent du bitume ou autres matières organiques qui sont décomposées et réduites en produits vola-