DU SULFATE SIMPLE D ALUMINE. 4J
pour arrêter lei progrès du feu . La faible dépense qu'occasionnerait le procédé de M. Origo, serait bien compensée par la rapidité avec laquelle on parviendrait à maîtriser l'aclion du Teutl).
■alfiktc BlMple «'>lNmlaa. — On trouve dans le commerce le sulfate simple d'alumine, A1H)*,1 SO* + 18 HO, en blocs ou morceaux rectangulaires, blancs, plus ou moins durs. (}uelquefois. cepondanl, il est à l'état pftteux. Il a la saveur de l'alun, mais à un degré plus prononcé. 11 a une réac lion fortement acide; il s'humecte à l'air; il est facilement soluble dans l'eau fh)ide, et on peut ainsi, sans application de la chaleur, en préparer les dissolutions les plus con< centrées.
Ce sel est préparé par l'action directe de l'acide sulfurique faible s ir les aifilcs les moins fcrrugioeuses. Son plus grand usage est l'encollage de la pAte A papier. On pourrait le substituer avec avantage a l'alun pour la préparation des laques et mordants, s'il était moins acide, plus exempt de fer, et d'une composition plus régulière. J'ai tj'ouvé, dans divers échantillons de sulfate d'alumine du commerce, de SS à 3( p. 100 d'acide sulfurique en excès, et de 20 à 31 p. 100 d'eau.
On obtient depuis quelques années dans l'usine de H. Hcrle, à Salyndre*, prèsd'Alais, un sulfate Irès-pur et éminemment convenable pour la teinture, en opérant sur l'argile des Baux, près de Tarascon. On commence d'abord par préparer avec elle un aluminate de soude, en calcinant dans un four chaulTé au rouge vif un mélange convenable de sel de soude et de cette argile pulvérisée. Le lessivage de la masse fournil une liqueur concentrée d'où l'on précipite de l'alumine trèspure, soit en neutralisant la soude par l'acide chlorbydrique, soit en faisant arriver A la surface de la liqueur un courant de gaz carbonique. Dana ce dernier cas, l'alumine se dépose en poudre grenue qu'on dépouille aisément de toute trace de soude par des lavages; on
(1) M. Gindlii, cilculateur du Bareiu des longitaden, * proposé, en 1830, de Jure servir au mime ustge l'eiu chargée de chtonire de calcium, composé qui réunit k !■ fois l'abondance ei le bas prix, la fusibitiié et la »otubilité la plus grande et la pins persistante, ta décomposition la plus difllcile, et par conséqoent, vis-k-vlsdu bois eu ignilion, l'adliérenco et la pénétration la plnslmime, toatea qaalilés précieuses, ■inon indispensables, pour l'objet en vue. Injectéen iolatlon médiocrement concentrée sur dos ebirbons ardenu, il les couvre i l'instant d'une concbs Titreuse qui arrête la combustion sur tous les points do la sartkce. La potasse du commerce peut remplir le mSme ofnce que l'alun et le tblonire de calcium. Le docteur Clanny a publié, en 1813, que le sel ammoniac brat «attrès-efflcace dana les cas d'incendie ; la dissolution, faitu dans les proportions d« 18 grammes de sel par litre d'eau, arrête instantanément le feu la plus violent. Enfin tout récemment un cbimiste breton, M. Hulerae, a prouvé l'emcaclté du chlorure de magnésium. Il en fait des cartouches du poids da 1 kilogramme, qu'on déchire et dissout dans I hectolitre d'eau au moment de f^re jouer les pompes.
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la dissout ensuite très> facilement dans Tacide sulfurique chaud, avec lequel elle forme un sel sans excès d'acide et sans fer, qu'on coule en plaques pendant qu'il est encore fluide.
En chauffant l'argile des Baux avec du charbon et du sulfate de soude, on produit de l'alumiaate de soude, et par suite du sulfated'alumine, dans des conditions plus économiques.
Des Argiles.
L'alumine existe, je l'ai déjà dit, dans tous les sols propres à la culture, et surtout, en très-grande proporlion, dans les espèces de terres qu'on désigne sous le nom spécial d'Argile^,
Ce qui caractérise essentiellement ces substances terreuses, c'est la propriété qu'elles ont de former avec l'eau une pâte ou bouillie glutineuse ayant assez de ténacité pour se laisser allonger en différenls sens, et qui, par la cuisson, se durcit au point de ne pouvoir plus se délayer dans l'eau et d'étinceler parle choc du briquet.
État naturel. — Très-répanducs à la surface de la terre, les argiles appartiennent en quelque sorte à tous les terrains. Dans ceux de transition et à la partie inférieure des terrains secondaires, elles forment fréquemment des collines remarquables en ce qu'elles ne présentent jamais le moindre escarpement, et sont d'une stérilité complète. C'est surtout dans les terrains les plus modernes qu'on les voit en couches ordinairement horizontales, souvent fort étendues et gêné* ralement situées à peu de profondeur. I^a densité de ces couches et leur disposition, qui ne permettent pas à l'eau de les traverser, influent beaucoup sur la direction dès eaux souterraines, et déterminent la formation de ces grandes nappes d'eau que la sonde du mineur va chercher pour faire ce qu'on appelle les puits jaillissants ou artésiens.
Propriétés g^énérales. — Toutes les argiles, par la calcination, éprouvent un retrait plus ou moins considérable suivant les variétés, mais d'autant plus prononcé que la température est plus élevée. C'est sur cette propriété qu'est fondé le Pyrométi^ de Wedgwood {fig. 584) (t),
(Il Wedgwood (Josiali), fils d'un pauvre potier, né en. 1730 àBurslem, dans le Staffordsilire (Angleterre), travailla dès l'àgo de onze ans comme él>aucheur (thn.wer) dans la fabrique de sun père. Grâce au génie industriel qu'il possédait et aux connaissances physiques et chimiques qu'il parvint à acquérir, il put, à partir de 1760. pcrfcctiunner le biscuit et le vernis des poteries communes, et créer en 1763 des poteries toutes nouvelles, de vraie faïence fine ou tei^e deptpef des grès-cérames recouverts de vernis, des porcelaines tendres reauut|iiables par leurs couleurs et leur charmant émail, enfin des jaspes et des terres noires dites noir éf^yptien. Toutes ces poteries si légères, d'un prix moyen si peu élevé, remplacèrent bientôt les pors d'étain dans les laiteries et les petits ménages, et eurent une telle vogue qu'elles firent la richesse de la province en même temps que la fortune de leur inventeur. Devenu grand industriel, Wedgwood