‹ Leçons de chimie générale élémentaireChapitre 112 sur 267 · MERCURE · texte numérisé non relu

MERCURE

il suffît de Tagiler à plusieurs reprises avec de Tacide sulfurique de manière à le diviser le plus possible. Après quelques jours de contact on enlève Tacide, puis on le lave à grande eau.

§ 841. A l'état de pureté, le mercure est un métal liquide à la température ordinaire ; à — 4^ degrés, il se solidifie en une masse blanche semblable à l'argent ; il*est très-malléable et peut, ainsi que le plomb , s'aplatir sous le marteau ; sa cassure est cristalline ; ses cristaux affectent la forme d'octaèdres réguliers. Ce métal conduit très-bien la chaleur et l'électricité.

D'après M. Regnault , la densité du mercure , à la température de G degré, est de 13,69; solide, elle est de 14,4 ; il bout à 35o degrés, et la densité de sa vapeur est de 6,976. Quoique le point d'ébuUition du mercure soit très-élevé, il émet cependant des vapeurs à des températures beaucoup plus basses. Quand on introduit , en effet , du mercure dans un flacon dont la température est maintenue entre 20 et a5 degrés , et au goulot duquel on a suspendu une lame d'or , on remarque que ce métal se recouvre d'une couche d'amalgame ; à la température de o -degré , la tension de vapeur est beaucoup moins forte, et l'on observe que, si la feuille d'or, placée dans les mômes conditions que ci-dessus, se recouvre aussi d'amalgame, ce n'est que dans la partie inférieure qui se trouve très-rapprochée du mercure. La vapeur mercurielle ne semble donc pas obéir à la loi de diffusion des gaz. Si l'on chauffe un mélange de mercure et d'eau jusqu'à la température de l'ébullition , la vapeur qui passe à la distillation entraine une assez grande quantité de mercure.

Lorsqu'on agite une petite quantité de mercure pur sur le fond d'une assiette de porcelaine, il se divise en une foule de petits globules arrondis; pour peu qu'il contienne des traces de métaux étrangers , il perd cette forme , s'y attache et tend à s'allonger en prenant l'apparence de larmes ; on dit alors qu'il fait la queue.

Agité avec certaines dissolutions métalliques, le mercure se divise enune infinité de petits globules, qui ne* se réunissent que très-difficilement.

L'oxygène , à la température ordinaire , agit à la longue sur le mercure et le transforme en oxyde ; à la température de l'ébullition, la transformation s'opère plus promptcment, il se change alors on oxyde rouge. Le chlore attaque de môme le mercure à

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