‹ Leçons de chimie générale élémentaireChapitre 142 sur 267 · U ' C*H*OM · texte numérisé non relu

U ' C*H*OM

Acétamide H J Az - 4 vol.

Si l'on appelle bibasique un acide dérivé de ^ molécules d'eau

IIM *

dans laquelle a équivalents d'hydrogène sont «remplacés par un radical négatif, on dira que l'amide correspondant au sel neutre de cet acide sera représentée par i molécules d'ammoniaque, dans laquelle 2 équivalents d'hydrogène seront remplacés par le même radical négatif biatomique; ainsi l'on a

Acide succimque X .„ jO*.

Si de môme on considère comme acide tribasique un acide dérivé de 3 molécules d'eau

"Mo-

on aura

Acide phosphorique anhydre — î Ph OM ^"'

Acide phosphorique hydraté | ..3 ; 0",

iPhO^ I Phosplianiide \ ,.5 ; Az'.

AMIDES. 357

En partant de ce point de vue , c'est-à-dire en considérant les amides comme des azotures , de la môme façon qu'on considère les acides comme des oxydes, M. Gerhard t a été conduit à effectuer sur les amides, à l'aide des chlorures organiques, des substitutions analogues à celles que M. Hofmann avait réalisées sur l'ammoniaque à l'aide des iodures des radicaux alcooliques. C'est ainsi qu'en faisant agir deux fois successivement le chlorure d'acétyle sur l'acétamide , on a finalement le composé

CMPOM

CnPOMAz.

CMPO*)

La seule différence qui existe entre les produits de substitutions opérées par M. Hofmann et ceux qu'engendre M. Gerhardt^ ccst que, tandis que dans les premiers le caractère basique de l'ammoniaque se retrouve tout entier, les seconds tendent, au contraire, à se rapprocher des acides. D'où il suit qu'un même type peut comprendre à la fois des acides, des bases et des corps neutres, les premiers étant placés à l'une des extrémités de la série, les seconds à l'autre, tandis que les corps neutres, formant pour ainsi dire la transition entre ces deux extrêmes, se trouvent placés au centre. Nous reviendrons d'ailleurs sur ce sujet à répoque où nous nous occuperons de l'histoire des bases organiques.

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