MANNITE
§ 999. Ce principe se rencontre dans plusieurs plantes ; elle existe en quantité considérable dans la manne, et c'est à sa présence que ce produit doit sa saveur sucrée.
On la retire facilement de la manne en traitant cette dernière par Talcool bouillant et Bltrant la liqueur. La mannite se sépare par le refroidissement sous la forme d'aiguilles quadrilatères d'une blancheur éclatante.
On peut encore la retirer du suc de betteraves fermenté. A cet effet on évapore ce dernier jusqu'à circonstance sirupeuse, et on le mêle avec un égal volume d'alcool bouillant. Il se sépare alors un mucilage épais, et l'alcool abandonne par l'évaporation la mannite en cristaux fortement colorés.
Elle se forme toutes les fois que le sucre éprouve l'espèce de fermentation connue sous le nom de fermentation visqueuse.
Pure et cristallisée dans l'alcool , la mannite se présente sous la forme de prismes quadrangulaires incolores, transparents, possédant un éclat soyeux. Elle fond par la chaleur sans perdre de son poids et se réduit en un liquide incolore, qui, par le refroidissement, se prend en une masse incolore.
L'eau la dissout en forte proportion. Peu soluble à froid dans l'alcool , elle se dissout en abondance dans ce liquide bouillant.
L'acide azotique la convertit en acides saccharique et oxalique.
Lorsqu'on délaye une partie de mannite réduite en poudre 6ne dans 4 \ parties d acide nitrique fumant et lo | parties d'acide sulfurique concentré, on obtient une bouillie, qui, égouttée sur un corps poreux, se dissout aisément dans l'alcool bouillant et s'en sépare par le refroidissement.
I^ substance qui se forme dans cette circonstance , à laquelle nous donnerons le nom de nitromannite , se présente sous la forme de fines aiguilles blanches qui sont comme feutrées et présentent un éclat soyeux. Une dissolution étendue de potasse n'agit pas sur la nitromannite ; une dissolution concentrée la dissout à la température de l'ébuUition en se colorant en brun foncé.
Lorsqu'on la chauffe avec précaution dans un petit tube , elle fond en dégageant des traces de vapeurs rouges et se prend par le refroidissement en une masse cristalline. Si l'on chauffe plus fort,
SORBINE. 4i5
la matière détone, mais l'explosion n'est pas assez forte pour briser le tube.
La nitromannite détone avec violence lorsqu'on la frappe sur une enclume avec un marteau. Lorsqu'on traite la nitromannite par le sulfhydrate d'ammoniaque très-concentré , il se d^ge de l'ammoniaque en même temps que du soufre se dépose et qu'il se régénère de la mannite.
La composition de la mannite normale est exprimée par la formule
celle de la nitromannite Test par la formule C''H*(AzO*)«0".
SORBINE.
§ iOOO. Le suc des baies du sorbier étant abandonné à lui-même pendant plusieurs mois , se trouble graduellement et laisse déposer différentes substances, tandis qu'il se forme à sa surface ces v^étations qu'on observe constamment dans la décomposition spontanée des liquides de nature organique. Si l'on évapore jusqu'à consistance de sirop la liqueur qui s'est éclaircie d'elle-même, on voit s'y former des cristaux brunâtres, que des traitements par le noir animal décolorent complètement. Ces cristaux , qui possèdent une saveur douce et sucrée , constituent un principe immédiat particulier auquel M. Pelouze , à qui l'on en doit la découverte , a donné le nom de sorbine.
A l'état de pureté , la sorbine est une substance incolore douée d'une saveur franchement sucrée. Ses cristaux, d'une transparence parfaite, durs, et croquant sous la dent, sont des octaèdres rectangulaires appartenant au système du prisme rectangulaire droit. L'eau en dissout à peu près le double de son poids. L'alcool, même bouillant, n'en dissout qu'une très-petite quantité, qu'il abandonne complètement sous forme de cristaux par le refroidissement.
La dissolution de sorbine ne fermente pas par un contact de plusieurs mois avec la levure de bière à une température de 20 à 3o degrés. L'acide sulfurique dilué ne la convertit pas en glucose par une ébullition de plusieurs heures ; du moins , le liquide saturé par la craie no fermente pas en présence de la levure, et Téva-
4i6 SORBINE.
poration de la liqueur permet d'en retirer la sorbine parfaitement intacte.
L'acide azotique de concentration moyenne Tattaque énergiquement , dégage d'abondantes vapeurs rutilantes et la transforme en acide oxalique.
Les dissolutions alcalines, même étendues, colorent fortement la sorbine en jaune en exhalant une odeur de caramel.
La dissolution de sorbine dans Teau pure n'est pas précipitée par le sous-acétate de plomb ; l'addition de quelques gouttes d'ammoniaque détermine dans le mélange la formation d'un précipité blanc.
La sorbine dissout l'hydrate de protoxyde de cuivre. La dissolution , d'un bleu très-riche et très-foncé , laisse déposer graduellement de l'oxydule de cuivre en cristaux rouges. Le tartrate de cuivre et de potasse est également réduit par la sorbine , soit à froid , soit à chaud , à la manière de la glucose.
Maintenue pendant quelque temps entre i5o et i8o degrés, la sorbine laisse dégager des vapeurs d'eau faiblement acides donnant un résidu volumineux d'un rouge foncé, ne présentant aucun indice de cristallisation , jouant le rôle d'un acide faible auquel M. Pelouze a donné le nom ^ acide sorbinique.
L'analyse de la sorbine conduit à la composition centésimale suivante :
Carbone 40,00
Hydrogène 6,66
Oxygène 53,34
L'analyse de la combinaison de cette matière avec l'oxyde de plomb conduit à représenter l'équivalent de la sorbine par la formule
ce qui en ferait un isomère de la glucose anhydre. Ce produit, bien que partageant plusieurs propriétés du sucre, en diffère de la manière la plus tranchée par sa manière d'être avec le fermenl.
PHYCITE. 417
DULCOSE.
§ 10(M. Ce produit, importé de Madagascar, se présente sous la forme de rognons plus ou moins arrondis, cristallisés dans toute leur masse et recouverts extérieurement de particules terreuses. On purifie facilement cette substance en la dissolvant dans 1-eau et Tabandonnant à Tévaporation. On obtient ainsi des cristaux prismatiques qui croquent sous la dent et présentent une saveur sucrée semblable à celle de la mannite. Ce produit fond à 180 degrés et cristallise par le refroidissement. Chauffé au-dessus de ^75 degrés, il se décompose en donnant de l'oxyde de carbone , de Tacétone , de l'acide acétique et d'autres produits qui n'ont pas été suffisamment examinés. Il est peu soluble dans l'alcool bouillant. Sa solution aqueuse ne fermente pas au contact de la \e\iïte de bière.
La potasse en dissolution étendue et bouillante n'altère pas la dulcose. Une dissolution concentrée paraît l'altérer au contraire.
L'acide sulfurique concentré dissout lentement la dulcose et donne un acide particulier formant avec la baryte un sel soluble qui se sépare par l'évaporation sous la forme d'une matière gommeuse. L'acide azotique convertit la dulcose en acide mucique.
La composition de la dulcose est représentée par la formule C''H'*0".
PHYCITE.
§ 1002. Cette substance se rencontre dans une espèce d'algue désignée sous le nom de Protococcus vttlgaris.
Lorsqu'on épuise la plante par l'alcool rectifié, on obtient une liqueur d'un vert foncé très-riche dont la couleur s'exalte par l'exposition à l'air.
Cette liqueur, concentrée au bain-marie, laisse déposer des cristaux grenus, empâtés dans une masse gélatineuse colorée. En filtrant cette masse, on obtient une substance cristallisée douée de propriétés acides, et un liquide qui se sépare sous l'influence de la chaleur en deux parties égales : l'une surnageante , qui est la matière colorante impure; l'autre assez peu colorée et qui présente une saveur douce peu prononcée. Cette dernière, abandonnée à une évaporation lente, donne naissance à des cristaux prismatiques empâtés dans une sorte de mélasse d'un vert noirâtre.
4i8 QUERCITE.
Par la compression entre des doubles de toile ou de papier absorbant, on débarrasse les cristaux du sirop qui les baigne. Enfin quelques lavages avec une petite quantité d*eau froide, puis deux ou trois cristallisations dans ce liquide, donnent des cristaux parfaitement incolores et transparents d'une matière sucrée qu'on désigne sous le nom de phycite, qui par sa composition et la plupart de ses propriétés se rapproche de la mannite.
La phycite cristallise avec la plus grande facilita en prismes très-volumineux à base rectangle, tronqués sur les angles des sommets , de telle sorte que souvent Textension des facettes modifiée donne lieu à de véritables octaèdres.
Elle est très-soluble dans l'eau , même à froid , très-peu solublc au contraire dans l'alcool absolu. Ce liquide l'abandonne par l'évaporation en petits octaèdres rhomboïdaux. Sa saveur est sucrée, très-franche et très-fraîche.
Elle fond vers ni degrés en un liquide incolore et sans abandonner d'eau. Vers i6o degrés elle entre en ébullition sans éprouver d'altération bien sensible; il se manifeste alors une odeur caractéristique que ne répandent ni la mannite ni les autres matières sucrées. Si Ton élève davantage la température, la substance finit par se décomposer graduellement, mais sans boursouflement.
La phycite est sans action sur la lumière polarisée ; elle ne fermente pas. Elle est sans action sur les couleurs végétales; elle ne précipite pas par le sous-acétate de plomb , mais précipite par le sous-acétate ammoniacal.
Les bases ne l'altèrent que très-difficilement , même à la température de l'ébuUition.
L'acide sulfurique concentré la dissout et paraît produire un acide copule. L'acide azotique l'altère rapidement sous l'influence de la chaleur et la convertit en acide oxalique.
La phycite est isomère avec la dulcose et la mannite ; sa composition est représentée par la formule
QUERCITE.
§ 1003. Ce composé, qu'on retire des glands du chêne , possède les propriétés suivantes : C'est une substance solide, cristallisable
GLUCOSIDES. 419
en petits prismes, inaltérable à Vair, dure , croquant sous la dent , d'une saveur sucrée et terreuse ; les cristaux se dissolvent dans Teau et l'alcool : il se sépare de ce dernier dissolvant sous la forme de prismes parfaitement transparents.
Qiauffée à 210 degrés, la quercite ne perd rien de son poids; à 235 degrés elle fond et émet une vapeur qui se condense sur les parois froides du vase en un léger sublimé cristallin.
Mêlée à la levure de bière , la quercite n'éprouve pas de fermentation alcoolique. Sa dissolution ne s'altère pas non plus lorsqu'aux températures de l'été on la mélange avec du fromage pourri.
L'acide sulfurique concentré la dissout à froid sans se colorer et forme un acide copule. L'acide nitrique ordinaire l'attaque à l'aide de la chaleur et donne de l'acide oxalique sans mélange d'acide mucique.
Un mélange d'acide sulfurique et d'acide nitrique fumant transforme la quercite en une matière insoluble dans l'eau, d'aspect résineux , incristal lisable , soluble dans l'alcool et détonant violemment par une élévation convenable de température.
Une dissolution aqueuse de quercite ne s'altère pas, alors même qu'on la fait bouillir quelque temps avec de la potasse caustique ; elle ne se colore pas et ne dégage aucune odeur de caramel. Une dissolution aqueuse de quercite dissout très-bien la baryte , avec laquelle elle forme une combinaison incristallisable d'apparence gommeuse.
Cette substance ne réduit ni l'acétate de cuivre ni le mélange de sulfate de cuivre et de potasse. La composition de la quercite est exprimée par la formule
GLUCOSIDES.
§ 1004. Nous désignerons sous le nom de glucosides des produits naturels susceptibles de se dédoubler sous l'influence des acides étendus en glucose et en de nouveaux principes de composition plus simple , en fixant les éléments de Teau. Ces substances se rapprochent ainsi des éthers composés et des corps gras neutres qui, sous des influences analogues et de même par la fixation dos
4ao SALICINE.
éléments de l'eau, se transforment, les premiers en acides et alcool, les seconds en acides et glycérine. Ces corps, dont l'étude offre un très-grand intérêt, ne seront examinés dans ce Cours que d'une manière très-sommaire , en raison du peu de temps que nous avons à consacrer à l'étude des matières organiques. Le plus important de ces composés, celui qui, pour ainsi dire, peut leur ser\ir de type, en raison des nombreux dérivés qu'il est susceptible de fournir, est la salicine, principe cristallisable existant dans l'écorce de certaines variétés de saules.
SAUCINE.
§ 1005. Découverte par M. Leroux, pharmacien à Vitry-le-Français, cette substance se rencontre principalement dans l'écorce du Salix hélix, du Salix amygdalina, du "Populos trcmula, etc. ; on l'en extrait paj* des procédés fort simples , qui consistent à concasser l'écorce , à l'épuiser par l'eau bouillante et à évaporer la dissolution jusqu'à consistance de sirop. Abandonnée à elle-même, la salicine cristallise au bout de quelques jours; on la soumet à la compression, puis à de nouvelles cristallisations, ce qui fournit un produit parfaitement pur.
Ainsi préparée, la salicine est blanche , cristallisée en paillettes; soluble dans l'eau et dans l'alcool , insoluble dans l'éther. Elle fond à 120 degrés, ne perd rien de son poids jusqu'à 200 et se décompose à une température plus élevée.
Elle n'est précipitée ni par l'acétate de plomb neutre ou basique , ni par la gélatine, ni par l'infusion de noix de galle.
L'acide sulfurique concentré colore la salicine en rouge intense et donne des produits variables avec la température. Chauffé faiblement avec de l'acide sulfurique ou chlorhydrique très-étendu , la salicine se dédouble , en fixant 2 équivalents d*eau , en glucose et en saligénine. Si l'on porte la liqueur à l'ébullition , la saligcnine perd de l'eau et se transforme en une matière résinoïde , à laquelle on donne le nom de salirétine.
Ces réactions peuvent s'exprimer au moyen des équations
C"H'«0'*-f-2H0 = C"IPO'*-f-C'*H«0*,
Salicine. GlacoM. SaliKénlo*.
POPULINE. 4^1
SalIgéiilBA. SallréllDe.
L'acide azotique très-dilué ]a transforme à froid , sans dégagement de gaz, en eau et hélicine, ainsi que Texprime Téquation
C"H'«0'*4-aO = aHO-f-C"H'«0'*.
Sallclne. Héllciae.
L'acide azotique concentré l'attaque avec une grande énergie; des vapeurs rutilantes se dégagent en grande abondance, et l'on obtient pour résidu de l'acide picrique mélangé d'acide 03calique.
Bouillie avec de Toxyde puce de plomb ou bien avec un mélange d'acide sulfurique et de peroxyde de manganèse , la salicine donne beaucoup d'acide formique ; il se produit en même temps de l'acide carbonique.
Un mélange d'acide sulfurique et de bichromate de potasse la convertit en acides carbonique et formique et en liydrure de salicyle , composé fort remarquable dont nous décrirons les propriétés dans une leçon prochaine et qu'on obtient en distillant avec de l'eau les fleurs de la reine de prés (Spirœa ulmaria),
La synaptase dédouble ia salicine en glucose et en saligénine à la manière de l'acide sulfurique étendu.
Le chlore et le brome réagissent vivement sur la salicine et la transforment en divers produits dérivés par substitution.
La composition de la salicine est exprimée par la formule
POPULINE.
§ i006. On rencontre dans Técorce, et surtout dans les feuilles du tremble , un principe qui ne diffère de la salicine qu'en ce que I équivalent d'hydrogène s'y trouve remplacé par i équivalent de benzoïle; on l'en extrait en faisant une décoction dans laquelle on verse du sous-acétale de plomb , qui détermine la formation d'un dépôt jaune; on filtre la liqueur, puis on la fait évaporer jusqu'à consistance de sirop. Par le refroidissement , la populine se sépare sous la forme d'un volumineux précipité cristallin. On la purifie en la faisant bouillir avec de l'eau et du noir animal ; la liqueur laisse II. 36
4a9 PHLORIZINE.
déposer, par le refroîdiseement, de la populine par&tement incolore.
A l*état de pureté , la populioe crislallise en aiguilles très-fines, d'apparence soyeuse. Sa saveur sucrée rappelle celle de la réglisse. A peine soluble dans Teau froide , elle se dissout en quantité notable dans Feau bouillante. L'alcool bouillant la dissout en plus forte proportion que Teau.
Sous l'influence des acides étendus et bouillants , la populine se dédouble en acide benzoïque , glucose et salirétine.
Cette réaction s'exprime au moyen de l'équation
Bouillie avec de l'eau de baryte, la populine se transforme en un mélange de salicine et d'acide benzoïque , ainsi que l'exprime l'équation
€•• H" O" H- a HO = C" H« 0* -h e* H'» O'*. La composition de la populine est exprimée par la formule C**H"0'«.
PHLORIZINE.
§ 1007. Cette substance se rencontre dans l'écorce du pommier, du poirier, du cerisier. On l'en extrait par un procédé, semblable à celui qui sert à l'extraction de la salicine.
C'est une matière cristallisable qui se présente tantôt en houppes soyeuses, tantôt en aiguilles plates et brillantes, suivant qu'elle se dépose d'une dissolution concentrée ou- étendue. Sa saveur, légèrement amére , est suivie d'un arrière-goût douceâtre. A peine soluble dans l'eau froide , elle se dissout en toutes proportions dans l'eau bouillante. L'alcool et l'esprit-de-bois la dissolvent très-bien ; l'éther n'en prend que des trao^. Chauffée à loo degrés, la phlorizine dégage 4 équivalents d'eau. Elle fond entre io6 et iio degrés ; maintenue quelque temps à 1 3o degrés , elle se fige en une masse très-dure; vers i6o degrés, elle fond de nouveau et laisse dégager de l'eau en se colorant en rouge.
A froid , les acides sulfurique et chlorhydrique ne l'attaquent pas, mais, par un contact prolongé, ils la dédoublent en glucose et phlorétine , ainsi que l'exprime l'équation suivante : C"H"0"H-2H0 = C"H''0"-+-C'*H'*0'«.
PHLORIZINE. 4^3
La phlorizine absorbe environ 12 pour 100 de gaz ammoniac sec ; la substance , abandonnée au contact de Tair et de l'humidité , se colore graduellement en orangé, puis en rouge , et donne finalement une matière d*un bleu magnifique ; il se produit dans cette circonstance un sel ammoniacal, auquel on donne le nom de phlorizéate éPammoniaque, La formation de ce produit s'exprime au moyen de Téquation
C« H« 0»»-+- a Az H» + 6 0 = C" H^ Az' O*». La composition de la phlorizine est exprimée par la formulé
§ 4008. On retire de certaines variétés de lichens une substance parfaitement cristallisée qu'on désigne sous le nom 6!orcine et dont la composition est exprimée par la formule
Celle-ci, sous Tinfluence simultanée de Tair et de l'ammoniaque, se transforme pareillement en une substance d'un violet très-riche, qui forme la matière colorante de l'orseille, Vorcéine, dont la formation s'explique au moyen de l'équation
C'*H*0*-hAzH*-h40 = C'*H'AzO«-|-aHO..
0reln«. Oraélne.
§ 1009. On extrait des feuilles du Pinits syhestris une substance désignée sous le nom de pinipicrincy qui se dédouble sous l'influence des acides étendus en glucose et en une huile volatile. On rencontre pareillement dans le Quercus robur une substance qu'on désigne BOUS le nom de quercitrin, qui se dédouble, sous l'influence des acides étendus, en glucose et en une matière cristallisée à laquelle on a donné le nom de quercétine. Nous pourrions multiplier considérablement ces exemples ; on retire, en effet, d'un grand nombre de végétaux des produits analogues aux précédents , susceptibles de se convertir comme eux en glucose , et en de nouveaux produits de composition plus simple.
— ff —