II
C^H'-Te», Br»,
458 ZINCURE D*ÉTHYLE.
Noos nous contenterons d'indiquer ici les formules des principaux composés formés par le telluréthyle. On a
Telluréthyle ( radical ) C» H'* Te',
Oxyde de telluréthyle C«H'*Te', 0%
Sulfure de telluréthyle OW* Te', S\
Fluorure de telluréthyle. ... C* H'»Te% FI',
Chlorure de telluréthyle .... C* H'* Te', Cl',
Oxychlorure de telluréthyle. C*H«*Te', Cl', C»H'»Te', 0'
Bromure de telluréthyle
Oxybromure de telluréthyle .
lodure de telluréthyle C* H'* Te', I',
Oxyiodure de telluréthyle. . . CH'^Te', P, C*ff*Te', 0',
Sulfate de telluréthyle C» H'* Te', 0', SO», HO,
Oxalate de telluréthyle C* H'» Te', 0», C 0>, HO.
ZINCURE D'ÉTHYLE.
§ i036. En traitant de l'éther iodhydriquc (§1029) nous avons dit que le zinc en agissant sur ce produit donnait naissance à des gaz, à un liquide volatil et à de Tiodure de zinc. Ce liquide , doué de propriétés fort remarquables, dont on doit la découverte à M. Frankland, peut s'obtenir facilement en grande proportion en introduisant Téther iodhydrique et Tiodure d'éthyle dans un vase cylindrique en fer forgé et très-épais , ainsi que le représente la
L'appareil étant chauffé pendant quinze à dix-huit heures à une température de loo à i3o degrés, l'action est complète , il ne reste plus alors que des traces d'iodure d'éthyle inattaqué.
Son ouverture est garnie d'un rebord BB dont la surface supérieure est parfaitement dressée ; le bord interne de cette surfece légèrement creusé présente une dépression annulaire. C'est sur ce rebord que s'ajuste le couvercle CC percé de deux ouvertures. À
Fif . wi.
ZINCURE D'ÉTHYLE. 459
l'une d'elles s'adapte un tube en fonte </<r/, fermé à la partie inférieure et destiné à y recevoir du mercure pour y plonger un thermomètre; l'autre , garnie de laiton, sert à recevoir la soupape /. Le rebord du cylindre et son couvercle sont percés en quatre endroits et s'adaptent l'un à l'autre à l'aide de quatre boulons à vis. La pression de ces vis s'exerce sur un cercle en plomb qui s'engage dans la dépression circulaire du rebord , ce qui déter* mine une fermeture parfaitement hermétique. Pour se servir de ce digesteur, on le remplit d'eau dans laquelle on plonge les tubes contenant le mélange de zinc et d^iodure d'éthyle. Lorsque la température s'élève, les tubes sont soumis non-seulement à la pression que développe la tension des liquides qu'ils renferment, mais encore à celle de la vapeur extérieure qui s'exerce en sens contraire, ce qui les place dans des conditions de résistance les plus favorables.
On distille alors le résultat de cette action dans une cornue au milieu d'un courant d'acide carbonique; le liquide commence à bouillir à 60 degrés, mais le thermomètre s'élève graduellement jusqu'à 118 degrés. Parvenu à ce terme, il se fixe complètement et le zinc-éthyle passe tout entier.
C'est un liquide incolore, très-mobile, très-réfringent, bouillant à 118 degrés, dont la densité de vapeur est de 4,^259. Au contact de l'oxygène ou de l'air, il s'enflamme instantanément et brûle avec une belle flamme bleue bordée de vert , en répandant une épaisse fumée blanche.
Lorsque l'oxydation du zinc-éthyle se fait avec lenteur, on obtient différents produits au nombre desquels se trouvent de l'oxyde de zinc hydraté , de l'éthylate de zinc et de l'acétate de cette même base ; il se produit en outre de l'eau , de l'alcool et de l'hydrure d'éthyle.
Le brome et l'iode agissent énergiquement sur le zinc-éthyle en produisant du bromure et de l'iodure de zinc, en même temps que du bromure et de l'iodure d'éthyle.
Le soufre disparait peu à peu lorsqu'on le chauffe avec le zincéthyle; on obtient du sulfure de zinc et du sulfure d'éthyle, mais le produit principal de cette réaction est le mercaptide de zinc.
L'action de Teau sur le zinc éthyle est des plus nettes, elle le
46o CARBONATE D'ÊTHYLE.
décompose insUntanément à la manière du potassium avec formation d'oxyde de zinc et d*hydnire d'élhyle. La composition du zinc-étbyle est représentée par la formule
C*H*Zn.
En substituant à Tiode différents métaux dans l'étber iodbydrique , on obtient des composés qui fonctionnent eux-mêmes à la manière des métaux simples. Cest à M. Frankland que revient toute la gloire de cette remarquable découverte.
C\RBONATE DÉTHiXE (ËTHER CARBONIQUE).
§ 1037. Cet étber, découvert par M. Ettling, s'obtient en faisant agir le potassium ou le sodium sur 1 ether oxalique sous l'influence de la chaleur. Il se dégage, en même temps que cet éther carbonique et penijant toute la durée de la distillation , de ^*oxyde de carbone. Le résidu de Topération est de l'oxalale de potasse. Pour préparer ce produit, on introduit Téther oxalique dans une cornue tubulée à laquelle on adapte un récipient; on chauffe légèrement I éther oxalique, soit à la lampe, soit au moyen de quelques charbons, puis' on y projette successivement des globules de potassium ou de sodium, jus^iu à ce qu'il ne se dégage plus de gaz; dès que ce terme est atteint, on chauffe plus fortement pour distiller le produit qui vient se condenser dans le récipient; on le lave à Teau, on le fait digérer sur du chlorure de calcium , puis on le distille.
Ainsi préparé, Téther carbonique est un liquide incolore trèsmobile, d'une odeur douce et aromatique. Sa densité est de 0,965; la densité de sa vapeur est égale à 4ii* Il bout à 126 degrés. Une dissolution aqueuse ou alcoolique de potasse ne l'altère que faiblement à froid ; à chaud, la décomposition est rapide. On obtient un carbonate , et il se dégage de l'alcool. Une dissolution aqueuse d'ammoniaque attaque rapidement l'éther carbonique , de l'alcool se régénère , et si l'on soumet la liqueur à l'évaporation , il se sépare bientôt une belle matière cristallisée, facilement soluble dans l'alcool et l'éther, à laquelle on donne le nom d'uréi/wne, et qui ne serait autre chose qu'un éther carbamiquc, La composition do ce produit est exprimée par la formule
C* H' Az 0* ^ C H' AzO\ C* H'O.
AZOTITE D'ÉTllYLE. 4O1
La formation de l'élher carbamique s'explique facilemenl au moyen de l'équation
2 (CO', C* H* 0) H- Az H^ = C* W 0' -h C H' Az 0*.
Le chlore agit sur Téther carbonique de la même manière que sur réther oxalique. A la lumière diffuse, il enlève seulement 2 molécules d'hydrogène, et donne naissance à de l'éther carbonique bichloré. A la lumière solaire, le chlore enlève la totalité de l'hydrogène et donne naissance, à de l'éther carbonique perchloré.
La composition de Téthcr carbonique est représentée par la formule
eH'^O»^ C0% C*H*0 = a vol. vap.
AZOTITE D'ÉTHYLE (ÉTHER AZOTEUX).
§ 1038. Ce composé, découvert par Kunckel en 1681, se forme par l'action de l'acide azoteux ou de l'acide azotique sur l'alcool.
Le meilleur procédé pour l'obtenir consiste à faire passer un courant de gaz nitreux dans de l'alcool du commerce, en condensant le produit dans un récipient convenablement refroidi. On agite le produit avec son volume d'eau, et, après l'avoir décanté, on le rectifie sur du chlorure de calcium.
A l'état de pureté, c'est un liquide jaune pâle, d'une odeur de pomme de reinette fort agréable et tout à fait caractéristique. Sa densité est de 0,947 à 1 5 degrés. La densité de sa vapeur est égale k 2,627. Il bout à 17 degrés. Il produit un froid considérable par son évaporation , si bien que lorsqu'on le verse sur de l'eau et qu'on souffle légèrement dessus, il en détermine aussitôt la solidification. Il exige environ 5o parties d'eau pour se dissoudre. Il se dissout en toutes proportions dans l'esprit-de-bois, l'alcool et l'éther.
L'éther azoteux se décompose spontanément à la longue ; cette décomposition est rapide en présence de Te^u ; il se forme dans cette circx)nstance une grande quantité d'acide malique.
Lorsqu'on fait passer l'éther azoteux à travers \m tube de porcelaine chauffé au rouge, il se décompose en produisant de l'eau, du carbonate et du cyanhydrat« d'ammoniaque, une matière huileuse H du gaz, qui consiste en azote, bioxyde d'azote, oxyde de car-