‹ Leçons de chimieChapitre 104 sur 558 · HYDROGÈNE · texte numérisé non relu

HYDROGÈNE

De ü6wp, eau; y£vvàü>, j’engendre.

Synonyme : Air inflammable.

Ho le chimique. C’est le type des corps combustibles; il s’unit avec énergie à l’oxygène, au chlore et aux autres corps comburants. Il s’enflamme à l’air en présence d’un corps porté au rouge, et il brûle avec une flamme faible.

130. État naturel. — L’hydrogène se dégage quelquefois pendant les éruptions volcaniques. On le trouve dans le mélange gazeux, qui s'échappe du sol de la Toscane, duquel on retire l’acide borique.

Combiné avec l’oxygène, il forme l’eau. Uni au carbone, à l’oxygène et à l’azote, il constitue les matières végétales et les matières animales.

Historique. — Au XVe siècle, Paracelse annonça que l’acide sulfurique (huile de vitriol) attaque le fer en dégageant un air particulier qui se trouve dans l’eau que contient l’huile de vitriol. C’est Lemery qui montra la propriété principale de ce gaz et son inflammabilité; mais ce fut Cavendish, en 1766, qui fit connaître l’ensemble de ses caractères et la manière de l’obtenir régulièrement.

131. Propriétés physiques. — C’est un gaz incolore. Il est sans odeur ni saveur, et il peut être respiré sans danger, mêlé à de l’oxygène, quand il est parfaitement pur;' mais il renferme d’ordinaire des composés carburés, phosphorés et arséniés qui le rendent odorant et vénéneux.

C’est le plus léger des gaz connus. Sa densité est 0,069, ce qui donne pour le poids du litre 0gr,089. Il est environ 14 fois et demie moins lourd que l’air, et 16 fois moins lourd que l’oxygène.

Cette légèreté, utiliséedans l’origine pour le gonflement des ballons, est mise en évidence par les expériences suivantes :

LÉGÈRETÉ DE L*HYDROGENE.

(Fig. U6.

1° On peut soulever une éprouvette remplie d’hydrogène, l’ouverture tournée par le bas, sans que le gaz s’en échappe rapidement (fig. 44); car au bout de quelque temps le gaz prend feu quand on en approche un corps enflammé et brûle avec une flamme faible.

2° Si l’on applique l’ouverture d’une éprouvette pleine d’hydrogène, placée dans la position précédente , contre l’ouverture d’une seconde éprouvette pleine d’air {fig. 45), et qu’on retourne le système, de façon à mettre en bas l’éprouvette d’hydrogène, la majeure partie de ce gaz passe dans l’éprouvette supérieure , car si l’ony plonge une bougie allumée, le gaz s’enflamme.

3° Si l’on gonfle des bulles de savon avec de l’hydrogène , ces bulles ne tombent pas dans l’air, mais elles s’y élèvent et prennent feu quand on en approche une bougie allumée (fig. 46).

Page 1