‹ Leçons de chimieChapitre 110 sur 558 · ÉQUIVALENT DE L’HYDROGÈNE · texte numérisé non relu

ÉQUIVALENT DE L’HYDROGÈNE

du soleil et de la pile, et qu’on nomme la lumière de Drummond, du nom du savant qui le premier a réalisé cette expérience.

Nous reviendrons sur ce sujet à l’article de la combustion.

L’hydrogène ne s’unit pas seulement à l’oxygène; il forme avec tous les métalloïdes des composés du plus haut intérêt qui seront étudiés à la suite de ce corps.

Disons seulement que l’hydrogène se combine directement au chlore pour donner l’acide chlorhydrique HCl, et au carbone pour fournir l’acétylène C4 H2.

L’hydrogène mériterait, à l’exclusion de l’oxygène, le nom de générateur des acides, car les composés, appelés du nom d 'acides anhydres, ne jouissent pas, en réalité, des caractères des acides, et ils ne prennent les propriétés des acides qu’en fixant les éléments de l’eau, c’est-à-dire en fixant de l’hydrogène.

Ainsi,

Az O5

n’est pas un acide, tandis que

Az O5 HO = A z O6 H est un acide ( acide nitrique).

Lorsqu’un sel se forme, il y a simplement substitution d’un métal à l’hydrogène. Quand, par exemple, l’acide sulfurique s’unit à la potasse, il y a remplacement de l’hydrogène par le potassium. L’expérience ne montre que cela :

RO + SO3 HO = KO, SO3 + HO, ou

RO + S04 H = KSO* + HO.

136. Équivalent «le l’hyngdreoè. — On prend en général, aujourd’hui, 1 d’hydrogène pour unité et pour point de départ des équivalents. Il est 12,50, par rapport à 100 d’oxygène pris pour unité.

On a fixé le rapport de 12,50 à 100, ou de 1 à 8 que présentent ces équivalents, en déterminant la composition de l’eau,

PRÉPARATION DE L’HYDROGÈNE

qu’on considère comme formée par un équivalent d’oxygène et d’hydrogène (1).

137. Préparation. Principes. — L’hydrogène se retire de l’eau. Le charbon peut être employé à cet effet; malheureusement l’hydrogène obtenu contient de l’acide carbonique et de l’oxyde de carbone, et il est impossible de le débarrasser économiquement de ce dernier. On a recours aux métaux. Les métaux précieux seuls ne décomposent pas l’eau. Quelques-uns réagissent sur elle à froid, comme le potassium et le sodium, maison ne peut pas songer à les utiliser pour préparer l’hydrogène, parce que leur prix est trop élevé et que l’exécution en sera t dangereuse.

On décompose ordinairement l’eau par le fer ou le zinc. On opère, soit à la chaleur rouge avec de l’eau pure, soit à froid avec de l’eau aiguisée d’un acide.

C’est Lavoisier qui a fait connaître le procédé de préparation par la décomposition de l’eau au moyen du fer rouge (fig. 54).

L’appareil usité se compose d’une cornue en verre contenant de l’eau, d’un tube de porcelaine ou de fer renfermant des paquets de fils de fer, et d’un tube abducteur se rendant dans une terrine pleine d’eau.

(1) Voir la composition de l’eau.

IM

PRÉPARATION DE L’HYDROGÈNE

Quand le tube est rouge, on porte l’eau à l’ébullition. La vapeur est décomposée par le métal qui se change en un oxyde, dont la formule est Fe3 0!, et l’hydrogène se dégage :

3 Fe + 4 HO = Fe3CM + 4 H.

Ce procédé est plus dispendieux et beaucoup moins rapide que le suivant.

438. Moyen ordinaire de préparation. Marche de l’opération. — L’opération s’exécute dans un flacon de verre tubulé ( fig . 55).

(Fig. 55.)

On place dans le llacon 150 à 200 gr. de zinc, en petites lames ou mieux en grenaille, et on y verse de beau jusqu'aux deux tiers de sa hauteur. A la tubulure latérale est adapté un bouchon qui donne passage à un tube recourbé par lequel le gaz est conduit dans une terrine pleine d’eau. L’ouverture centrale porte un tube à entonnoir par lequel on verse peu à peu de l’acide sulfurique du commerce. Il se déclare aussitôt une effervescence due au dégagement d’hydrogène, qu’on règle par des additions convenables d’acide. On laisse perdre deux à trois litres environ de gaz pour purger l’appareil de l’air qu’il contenait, et on recueille ensuite l’hydrogène par les moyens ordinaires.

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