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PURIFICATION DE L’HYDROGÈNE

Un vase à goulot un peu large peut remplacer le flacon précédent; on perce deux trous dans le bouchon. Faute de zinc, on emploie le fer en fils, en copeaux ou en grenaille.

139. Purification. — Le zinc et le fer du commerce contiennent du carbone, du soufre, du phosphore, de l’arsenic, du silicium ou une partie de ces corps. L’hydrogène naissant les attaque et les change en carbures, en sulfure, en phosphure, en arséniure ou en siliciure d’hydrogène gazeux qui souillent la pureté du gaz (fig. 56). On s’en débar-

rasse en forçant l’hydrogène à traverser deux tubes en U contenant : le premier, de la potasse qui retient le carbone, le soufre et le silicium, le second, de la pierre ponce imprégnée de hichlorure de mercure ou de sulfate d’argent qui fixe le phosphore et l’arsenic.

On peut obtenir, il est vrai, le zinc, débarrassé des matières précédentes, mais ce métal en lames n’est pas attaqué par l’eau acide. Il suffit , pour le rendre attaquable, de le toucher avec un métal plus électro-négatif que lui, comme du platine. La décomposition s’opère sous l’influence du couple ainsi formé, carie dégagement n’aurait pas lieu si l’on mettait dans le liquide acide le platine et le zinc sans qu’ils soient en contact l’un avec l’autre. L’élémentélectro-positif est le

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