SYNTHÈSE DE L’EAU PAR LES POIDS
communiquant avec un ballon en verre contenant un liquide bouillant vers 130° à 140°. L’alcool amylique ou le bromure d’éthylène remplissent avantageusement ce rôle. Les vapeurs sont condensées dans un serpentin M, puis recueillies dans un tlacon.
La branche ouverte porte un tube d’échappement muni d’un robinet en verre.
On commence par remplir le tube de mercure , puis on fait passer dans la branche fermée 15 à 20 cent, d’un mélange de 2 volumes d’hydrogène et de 1 volume d’oxygène au moyen d’un tube de caoutchouc qui , pénétrant par la branche ouverte, se recourbe dans la branche fermée. Le mercure s’écoule par le robinet. On fait alors passer de la vapeur en abondance dans le manchon, afin de porter le tube eudiométrique au-dessus de 100°. Les gaz se dilatent; lorsque leur volume cesse d’augmenter on marque leur niveau avec un anneau en caoutchouc, après avoir eu soin de mettre au même niveau la surface du mercure dans les deux branches en écoulant ou en ajoutant du mercure.
On verse, alors un peu plus de mercure dans la branche ouverte, puis on la ferme avec un bouchon en liège. La colonne d’air dans cette branche doit avoir 8 à 10 cent.
On fait passer l’étincelle, on enlève le bouchon, on ramène le mercure au même niveau dans les deux branches, et on mesure le volume gazeux : il est exactement les deux tiers du mélange d’hydrogène et d’oxygène.
152. Synthèse de l’eau par les poids. — La connaissance de la composition exacte de l’eau est une notion trop importante pour qu’on s’en soit tenu à ces procédés, basés sur la mesure des volumes de l’hydrogène et de l’oxygène. La plus légère erreur dans la lecture de ces volumes, sur la densité de ces gaz, sur la valeur des corrections nécessaires pour ramener ces volumes aux conditions normales de température et de pression , peut altérer sensiblement le rapport des poids de ces deux corps. Ainsi, à l’époque où M. Dumas a déterminé la composition de l’eau par les poids, on admettait le nombre 1,1026 pour la densité de l’oxygène, et on hésitait
PKOCÉDÉ 1)E M. DUMAS.
(Fig. 71.)
entre les nombres 0,0688 et 0,0687 pour la densité de l’hydrogène. Les nombres donnés plushaut sont ceux qui ont été déduits d’expériences plus récentes.
Berzélius et Dulong d’abord, M. Dumas ensuite, ont déterminé directement la composition de Beau par une méthode pondérale dont voici le principe : on dirige un courant de gaz hydrogène pur sur de l’oxyde de cuivre pesé; il se forme de l’eau et du cuivre,
Cu O 4- H = HO + Gu.
On recueille cette eau et on détermine son poids, ainsi que celui du cuivre. La perte de poids, éprouvée par le cuivre, représente la quantité d’oxygène entrée dans l’eau produite; la différence entre le poids de l’eau et celui de l’oxygène fournit la quantité d’hydrogène.
Procédé de II. Dumas. —
L'appareil de M. Dumas se compose d’une première partie, où l’hydrogène est purifié, et d’une seconde partie, où la réaction se passe (fig. 71).