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EÜDIOMÈTRE DE VOLT A.
Dans la monture supérieure est percée une ouverture latérale où passe une petite tige en laiton, isolée par un enduit de cire à cacheter, et un tube de verre. La cuvette supérieure porte un pas de vis qui permet d’y fixer un tube gradué.
On commence par remplir l’eudiomèlre d’eau, en le plongeant dans une cuve profonde, après avoir ouvert les deux robinets, puis on ferme le robinet supérieur et on place l’appareil sur la planchette de la cuve à eau.
On y introduit successivement 400 volumes d’oxygène et 200 volumes d’hydrogène au moyen du tube gradué; on visse ensuite ce tube dans la cuvette, et l’on fait jaillir une étincelle électrique dans l’eudiomètre, à l’aide d’une machine électrique, d’un électrophore, ou d’une bouteille de Leyde.
Un éclair sillonne le mélange, et la combinaison est instantanée. On ouvre aussitôt le robinet supérieur; si l’opération a été bien faite le résidu gazeux est insignifiant. Théoriquement, il devrait être nul; mais pratiquement il se trouve toujours quelques bulles, parce qu’au moment de la détonation, le vide s’opérant dans reudiométre enlève à l’eau une partie de l’oxygène et de l’azote qui y sont dissous.
Cet eudiomètre est un appareil peu exact, qui convient surtout pour les démonstrations dans les cours. Au lieu de mesurez les gaz dans le tube gradué, on se sert quelquefois d’une petite jauge en verre munie, à la partie inférieure, d’une monture dans laquelle peut glisser une plaque de laiton, pleine dans une de ses moitiés, et percée dans l’autre d’une ouverture ayant le môme diamètre que l’intérieur de la jauge [fig. 65).
On la remplit d’oxygène, on ferme la plaque, et on retourne la jauge pour chasser l’excès de gaz qui s’est logé dans la partie de la monture qui est au delà de la plaque. La jauge est remise dans sa position première et ouverte de nouveau. L’oxygène qu’elle contient est transvasé dans l’eudiomètre. On répète deux fois cette manœuvre avec de l’hydrogène, et l’on a dans l’appareil 2 volumes de ce dernier gaz pour 4 volume du premier.
(Fig. 65.)
EUDIOMETRES DE GAT-LUSSAC, DE MITSCHERLICH. 161
148. 2° Euilîomètre h mercure de Cray-Iiiissac. — C’est lin tube en verre fort , traversé à sa partie supérieure par une tige en fer mastiquée avec soin, et muni, à sa partie inférieure, d’une monture en fer à vis qui se ferme par un couvercle du même métal {fig. 66).
On y introduit les gaz mesurés avec soin, puis une spirale en fer munie d’une boule , à sa partie supérieure, qui approche de la monture métallique sans la toucher; la spirale repose en bas sur le couvercle.
L’appareil étant fermé, on fait passer l’étincelle électrique {fig. 67). Le volume reste le même , mais dès qu’on débouche le couvercle , le mercure remplit entièrement l’eudiomëtre, si l’on a employé précisément 2 volumes d’hydrogène pour 1 volume d’oxygène.
(Fig. 67.)
149. 3° Eudiomètre «le Mitscherlich* — M. Mitscherlich a fait connaître un eudiomètre plus simple encore; c’est un
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162 analyse de l’eau par la pile.
petit tube gradué, dans les parois duquel sont soudés deux
ds de platine ayant leurs extrémités intérieures très-voisines 1 une de Pautre (fig. 68).
150. Analyse de l’eau par la pile. — Nicholson et Carliste décomposèrent Peau, en 1800, sous Pinfluence du courant électrique. Leur appareil était peu perfectionné et il ne les conduisit pas à la composition exacte de Peau.
Aujourd liui , 1 expérience se fait dans un voltamètre 69), vase en verre dont le fond est percé et traversé par deux lames de platine isolées avec soin Pune de Pautre par du mastic.
Chacune de ces lames se termine par un fil qu’on Fig. os.) met en communication avec Pun des pôles d’une pile.
Six éléments Bunsen fournissent une décomposition rapide.
SiPon place de Peau pure dans le voltamètre , la séparation des éléments de Peau n’a pas lieu, parce que ce liquide n’est pas conducteur de l’électricité; tandis que la décomposition commence , dès qu’on ajoute à Peau quelques gouttes d’acide sulfurique, d’un sel, ou de tout autre liquide conducteur (157). On emploie en général l’acide sulfurique, dont les éléments S O3 ne sont pas décomposés par le courant. On recouvre les lames de deux éprouvettes graduées. Le volume du gaz, qui se dégage au pôle négatif, est double de celui qui se recueille au pôle positif. Le premier est l’hydrogène : il brûle avec une flamme faible. Le second est l’oxygène : il rallume les corps présentant encore quelques points en ignition.
(Fig. 09.;
COMPOSITION DE L’EAU
Ce mode d’analyse de l’eau est peu exact, parce que l’oxygène et Phydrogène sont solubles , et inégalement solubles dans Peau, parce qu’il se forme un peu d’eau oxygénée, et enfin parce qu’il se produit un phénomène , connu en physique sous le nom de 'polarisation des électrodes , qui amène la condensation d’une partie des gaz dégagés sur la surface des lames de platine.
151. Composition de l’eau. — 1° Puisque 1 volume d’oxygène s’unit à 2 volumes d’hydrogène pour former de Peau, on aura le rapport de poids de ces deux corps en comparant la densité de l’oxygène à la double densité de Phydrogène :
1 volume d’oxygène pèse . . . . 1,105
2 volumes d’hydrogène pèsent. . 0,138
Or, cetle somme est sensiblement le double du nombre 0,622, qui représente la densité de la vapeur d’eau, ouïe poids d’un volume d’eau; par conséquent, 2 volumes d’hydrogène s’unissent à 1 volume d’oxygène, pour former 2 volumes de vapeur d’eau.
On traduit ce fait en disant : que l’équivalent en volumes de l’oxygène représente 1 volume tandis que l’équivalent de Phydrogène correspond à 2 volumes.
II y a donc condensation d’un tiers, et l’équivalent de Peau en volumes est 2 volumes.
L’équivalent en poids de l’oxygène, par rapport à 1 d’hydrogène, est donné par la proportion :
Si on adopte 100 d’oxygène pour point de dépari des équivalents, l’équivalent en poids de Phydrogène se tire de la proportion :
EUDIOMÈTRE DE M. HOFMANN
L’équivalent de l’eau , par rapport à 1 d’hydrogène, est 9. Il est 112,50 par rapport à 100 d’oxygène.
L’emploi des méthodes analytiques et synthétiques précédentes nous a permis d’établir par l’expérience que 2 volumes d’hydrogène s’unissent à 1 volume d’oxygène. Elles ne conduisent pas à démontrer expérimentalement que ces 3 volumes s’unissent pour former 2 volumes de vapeur d’eau ; nous sommes arrivés h ce résultat par le calcul. On doit à M. Hofmann une modification heureuse de l’eudiomètre qui permet de vérifier par l’expérience cette conclusion théorique (fig. 70).
Eudiomètre de H. Hofmann. — Cet appareil se compose d’un tube en verre de 50 cent, de longueur sur 15 millim. de diamètre; il est recourbé et fixé sur un support. Une des branches est ouverte, l’autre est fermée. Celle-ci porte deux fils de platine au moyen desquels on peut faire passer une étincelle dans l’intérieur.
La branche fermée est entourée’ d’un manchon en verre