DISTILLATION DE L’EAU
un fourneau en maçonnerie, renferme le liquide volatil; elle est surmontée d’une partie B nommée le chapiteau . Ces deux pièces sont réunies par des bandes de papier ou de toile qu’on colle sur la jointure.
L’eau, chauffée dans lacucurbite, se réduit en vapeurs et ces vapeurs se condensent dans le serpentin D , entouré d’eau froide arrivant par l’entonnoir G dans le fond du vase réfrigérant. L’eau qui sert à la condensation de la vapeur s’échauffe et monte à la partie supérieure, d’où elle se déverse dans un seau. On se sert également de cette eau ( comme le montre la figure ) pour alimenter l’alambic. L’eau distillée tombe dans le vase E. Il ne faut pas que l’eau s’évapore complètement dans la cucurbite, parce qu’il pourrait se dégager un peu d’acide chlorhydrique provenant de la décomposition d’une certaine quantité de chlorure de magnésium qui existe souvent dans les eaux.
Dans les laboratoires, on remplace souvent l’alambic par un appareil em verre, composé d’une cornue A, d’une allonge B et d’un récipient G refroidi dans un vase plein d’eau. La cornue est chauffée directement, dans un bain d’eau [bainmarie), dans un bain d’huile ou dans un bain de sable (fig. 75).
(Fig. 75.)
Si le liquide est très-volatil, on substitue à l’allonge un long tube en verre, refroidi par un courant d’eau qui circule sans cesse dans un manchon en verre, ou mieux en tôle zinguée. L’eau arrive par la partie inférieure du manchon et s’échappe par la partie supérieure (fig. 76).