DIVERS PRINCIPES DANS L’AIR
triques (126), la transformation de l’ammoniaque en acide nitrique sous l’influence des corps poreux doivent nécessairement amener de l’acide nitrique dans l’air; c’est aujourd’hui un fait incontesté. M. Gloez a montré qu’il peut s’y trouver également des vapeurs nitreuses.
L’acide nitrique se rencontre le plus souvent à l’état de nitrate d’ammoniaque. Suivant Bineau, il y aurait en moyenne dans un litre d’eau de pluie recueillie à Lyon 6ragr,8 d’ammoniaque et lragr,0 d’acide nitrique. La neige, le brouillard, la rosée en contiennent encore davantage; un épais brouillard renfermait à Paris 10mgr,10 d’acide nitrique par litre (19 décembre 1857. f
L’ozone joue probablement un rôle d’une haute importance dans l’atmosphère. Il s’élève de la terre une foule de matières putrides qui corrompraient l’air, et l’ozone le purifie en les détruisant. Il est tout àfait indispensable, d’autre part, que la proportion d’ozone reste très-faible, parce qu’il attaquerait les organes des animaux et des végétaux. 11 faut aussi que l’acide azotique ne s’accumule pas dans l’atmosphère, car il est doué de propriétés corrosives extrêmes. Enfin , il est non moins nécessaire qu’il se forme dans l’air de petites quantités d’acide azotique, parce que ce corps saturé par l’ammoniaque est un véritable aliment pour les végétaux; l’azotate d’ammoniaque entraîné par la pluie pénètre dans les plantes par les racines, et leur apporte Tazote indispensable à leur développement.
Je ne puis mieux faire que de citer les belles paroles de M. Dumas sur ce sujet :
« Et comme si dans ces grands phénomènes tout de-
vait se rattacher aux causes qui en paraissent les moins proches, il faut remarquer encore comment l’oxyde d’ammonium, l’acide azotique, auxquels les plantes empruntenbune partie de leur azote , dérivent eux-mémes presque toujours de l’action des grandes étincelles qui éclatent dans les nuées orageuses, et qui, sillonnant l’air sur une grande étendue, y produisent l’azotate d’ammoniaque que l’analyse y décèle. »
Ainsi, des bouches de ces volcans dont les convulsions agitent si souvent la croûte du globe s’échappe sans cesse