CALORIMÈTRE RE MM. FAYRE ET SILBERMANN
que de tels sujets exigent, la chaleur constitue la vraie mesure des énergies chimiques, tandis que la lumière et l’électricité peuvent être considérées par le chimiste, quant à présent, plutôt, soit comme des agents dont il tire parti, soit comme des phénomènes dont il constate l’apparition.
La matière et la chaleur , telle serait encore, et comme au temps de Lavoisier, la définition des deux objets sur lesquels la pensée des chimistes devrait surtout être dirigée.
211. détermination de cette chaleur. — La chaleur dégagée dans les combustions est très-variable. On la détermine au moyen d’appareils nommés calorimètres. Dulong a commencé l’examen de cette question, qui a été étudiée avec les plus grands soins, dans ces dernières années, par MM. Favre et Silbermann, puis par M. Thomson, M. Berthelot. Ces savants ont également mesuré les quantités de chaleur qui se dégagent dans les réactions chimiques par voie humide.