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ÉQUIVALENTS CALORIFIQUES

calroies pour se changer en acide carbonique, soit que la combustion ait lieu rapidement ou lentement dans l’oxygène ou dans l'air, soit qu’on produise d’abord de l’oxyde de carbone et qu’on le change ensuite en acide carbonique , soit qu’on forme directement de l’acide carbonique.

La quantité de chaleur produite varie avec l’état physique des corps qui réagissent et celui de la combinaison produite.

Ainsi, lorsqu’au lieu de produire de l’eau par l’union directe du gaz oxygène et du gaz hydrogène, on fait usage de ces deux corps déjà combinés, la chaleur est moindre, parce que les corps solides et liquides absorbent de la chaleur pour se gazéifier. Pareillement, la chaleur de combustion de l’hydrogène n'est pas comparable à celle du carbone, parce que la vapeur d’eau produite devient liquide et par suite dégage de la chaleur pour passer de l’état gazeux à l’état liquide, tandis que l’acide carbonique est et reste gazeux.

L’état dimorphique ou isomérique dans lequel se trouvent les corps réagissants influe sur la quantité de chaleur produite : on obtient des nombres thermiques différents pour le phosphore et pour le soufre, suivant l’état que présente Pun ou l’autre de ces métalloïdes.

11 en est de même pour l’état d’agrégation du composé produit.

Tandis que l’équivalent calorifique d’un chlorure métallique est toujours notablement supérieur à l’équivalent calorifique de l’oxyde correspondant, on observe un phénomène inverse lorsqu’il s’agit des combinaisons des métalloïdes.

Phénomènes lumineux. — Quand on porte un corps solide vers 400°, il commence à rougir. Vers 900° ou 1000°, il est tellement lumineux, qu’il paraît blanc. De 1500° à 2000°, son éclat est éblouissant.

Les gaz ne deviennent pas lumineux dans ces circonstances. Un boulet rouge qu’on abandonne dans l’air ne s’entoure pas d’une auréole de gaz lumineuse ; quand on fait passer del’air dans un tube de porcelaine fortement rougi, il en sort complètement obscur, tandis que les poussières qu’il entraîne s’en échappent incandescentes.

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