CHALUMEAUX
que cet air contient peu d’oxygène et beaucoup d’acide carbonique, et qu’on serait rapidement essoufflé.
On dirige Pair dans la flamme d’une lampe à alcool, d’une bougie ou d’une chandelle. La flamme se recourbe sous forme d’un dard composé de trois parties concentriques {fig. 97).
La partie extérieures est pâle, à peine visible, parce qu’il s’y trouve un excès d’oxygène : on y place les substances qu'on veut oxyder. L’excès d'air qui se trouve dans cette partie abaisse sa température, mais elle est suffisante pour le grillage de la plupart des corps.
La partie intermédiaire b est très-brillante, parce qu’il s'y trouve du charbon porté au rouge ; on y met les matières qu'on veut désoxijder, réduire .
La partie intérieure a est bleue vers la pointe. C’est à cette extrémité que se trouve le maximum de température, parce qu’il y arrive de la bouche une quantité d’air suffisante, mais non en excès, et que les deux autres couches la préservent du refroidissement. On y introduit les corps qu’on veut portera une très-haute température sans en produire l'oxydation.
Les matières qu’on essaye au chalumeau sont placées à l’extrémité d’un fil de platine, recourbé en anneau, sur une toute petite capsule enterre, ou encore dans une cavité creusée dans un morceau de charbon de bois.
L’emploi fréquent que l'on fait aujourd’hui du gaz de l'éclairage a fait naître divers appareils au moyen desquels on peut fondre les métaux réfractaires avec rapidité et dans un local quelconque; nous allons donner une idée des appa-