Vitrification
Cavendish a montré le premier que Tazote et l'oxygène peuvent se combiner^. 100).
Ayant placé de l’air et des mélanges d’azote et d’oxygène,
en proportions variables, dans (Fig- ioo.) \ r ,
un tube recourbé, au contact
desolutions alcalines {potasse, soude, chaux, etc.), il reconnut que le volume dugaz diminue sousl’action des étincelles électriques et que les solutions renferment ensuite des nitrates. Il constata même que si l’on mélange 3 volumes d’azote et 7 volumes d’oxygène, les gaz disparaissent presque en totalité.
Ces deux gaz se combinent également lorsqu’ils sont parfaitement purs et secs. Si l’on fait passer une série d’étincelles d’induction dans un tube, scellé à la lampe, contenant de l’oxygène et de l’azote, ou simplement de l’air, le mélange gazeux jaunit, parce qu’il se forme de l’acide hypoazotique (MM. Becquerel et Fremy) ( fig . 101). Cet acide hypoazotique, en présence de l’eau ou des bases, fournit de l’acide nitrique ou des nitrates.
(Fig. 101.)
L’acide azotique se forme quand on fait rougir, par le moyen d’un courant électrique, un fil de platine dans l’air ou dans
NITRIFICATION.
un mélange d’oxygène et d’azote humides. Si les gaz sont secs on obtient de l’acide hypoazotique (. Davy ).
2° Cavendish reconnut aussi que la combustion de l’hydrogène par l’oxygène contenant de l’azote fournit de l’acide azotique. Lavoisier et Laplace vérifièrent ce fait, et Berzélius constata que si l’on brûle par l’oxygène un mélange de J 4 volumes d’hydrogène et de 1 vohime d’azote, tout le mélange se change en acide azotique.
La combustion dans l’air des charbons, de l’alcool, de la cire, des corps gras, du gaz de l'éclairage, etc., fournit de
petites quantités d’acide nitrique et surtout de nitrite d’ammoniaque (Bence- Jones , Schœnbein). D’après M. Gloëz, il se forme de l’acide nitrique dans l’air toutes les fois qu’il s’y passe une oxydation à froid en présence de l’eau et des bases.
3° Quand on fait tomber de l’eau dans un creuset en platine, chauffé de façon que cette eau se vaporise aussitôt sans prendre l’état sphéroïdal, la vapeur contient de l’azotite d’ammoniaque. On peut réaliser cette expérience en chauffant la cucurbite d’un alambic en cuivre, et en y faisant arriver, par un tube plongeant au fond , de petites quantités d’eau pure, qu’on re-