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PROPRIÉTÉS

sur le carbonate de soude fondu, parce que ces sels sont insolubles dans l’acide azotique concentré.

La chaleur le change si facilement en oxygène, en acide hypoazotique et en eau , que cette décomposition a lieu quand on le distille. Si l’on répète plusieurs fois la distillation, on remarque que le point d’ébullition s’élève à chaque opération, jusqu’à ce qu’il atteigne la température de 123°. A partir de ce moment, le point d’ébullition reste invariable, même après plusieurs nouvelles distillations, car un thermomètre plongé dans la vapeur reste fixe à 123° pendant toute l’opération.

231. Acide quadrihydraté. — L’analyse montre qu’à ce moment la liqueur acide renferme 1 équivalent d’acide azotique et 4 équivalents d’eau, et comme il n’y a que les corps purs qui bouillent à une température constante et dont le point d’ébullition reste invariable pendant la durée du changement d’état , on en a conclu qu’il existe un deuxième hydrate d’acide azotique , qui a pour formule Az O5, 4HO. On l’obtient également en distillant de l’acide azotique très-étendu d’eau. L’eau passe en premier lieu, car le thermomètre indique la température de 100°; la colonne monte bientôt peu à peu, et la température ne devient stationnaire qu’au moment où elle atteint 123°. Cependant M. Roscoë a reconnu que lorsqu’on opère la distillation sous une pression différente de la pression ordinaire, l’acide qui passe n’a pas pour formule

Az O5, 4 H O.

Par suite , la constance dans le point d’ébullition ne correspond pas à la formation d’un hydrate défini, elle tient à ce qu’il s’établit un rapport constant entre la tension de la vapeur d’eau et celle de l’acide nitrique. Ce rapport varie avec la pression, et par conséquent à chaque pression on obtiendrait un hydrate variable, bouillant à une température différente.

Ce second hydrate n’est décomposé ni par la distillation , ni par la lumière. Sa densité est 1,42. Il contient 40 pour 100 d’eau.

L’acide azotique doit à sa faculté énergique d’oxydation ses principaux usages dans les laboratoires : il sert à préparer

de l’acide azotique. 271

les acides sulfurique, phosphorique, arsénique et à oxyder un grand nombre de métaux et de composés métalliques.

232. Action de l’hydrogène et des métalloïdes sur l’acide azotique. — L’hydrogène détruit l’acide azotique au rouge, en donnant de l’azote et de l’oxygène. Lorsque l’hydrogène est à l’état naissant, ou lorsqu’il rencontre les vapeurs d’acide nitrique en présence de la mousse de platine faiblement chauffée, il s’unit à la fois à l’oxygène et à l’azote , et il en résulte de l’eau et de l'ammoniaque (fig. 105) :

Az O5 + H8 = Az H3 + 5 H O .

A, flacon producteur d’hydrogène;

B, flacon contenant un peu d’acide nitrique fumant;

C, tube, contenant de la mousse de platine quon chauffe légèrement.

L’hydrogène passant dans le vase où est l’acide nitrique entraîne des vapeurs de ce corps dans le tube C. Quand le courant a passé quelque temps, il s’échappe de ce tube un jet de vapeur d’eau fortement ammoniacale, qui bleuit avec énergie le papier rouge de tournesol.

Il n’agit pas sur l’oxygène , l’azote , le chlore et le brome.

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