‹ Leçons de chimieChapitre 249 sur 558 · ÉTAT NATUREL DU SOUFRE · texte numérisé non relu

ÉTAT NATUREL DU SOUFRE

en deviendraient une source abondante, et dans le cas où celle-ci nous manquerait elle-même, la France puiserait le soufre dans son propre sol, en allant le chercher dans les sulfures; le bisulfure de fer, nommé la pijrite martiale, contient environ la moitié de son poids de soufre et fournit, par Faction de la chaleur seule, le tiers de la quantité qu’il renferme. Pendant le blocus continental, Dartigues, médecin français, a utilisé ce sulfure pour la fabrication du soufre, et on l’emploie aujourd’hui dans la majeure partie des fabriques d’acide sulfurique.

Enfin, si, chose impossible, les sulfures devenaient insuffisants, nous aurions encore à notre disposition des bancs inépuisables de sulfates, et notamment de sulfate de chaux.

295. Extraction. — En Sicile, on fait subir au soufre terreux une première purification qui varie avec les localités. Elle consiste quelquefois en une distillation dans des pots en terre, chauffés deux par deux dans un fourneau, nommé fourneau de galère ( fig . t36).

(Fig. 136.)

Le soufre distille et se condense dans des vases semblables, refroidis à l’air, communiquant avec les premiers. La distillation dans ces appareils imparfaits, conduite trop rapide-

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