TELLURE
Te ==64,50
Analogue au sélénium et au soufre.
Historique. — Le tellure a été découvert par Millier de Reichenstein en 1782, dans des minerais aurifères de Transylvanie. Il remarqua des fumées blanches en chauffant au chalumeau certaines parties de ces minerais, et il crut qu’elles étaient dues à l’antimoine. Il eut des doutes cependant, et il en envoya à Klaproth qui y reconnut l’existence d’un corps nouveau et découvrit ses principales propriétés; Bergmann et Berzélius l’étudièrent ensuite.
343. Propriétés. Analogies avec le soufre et le sélénium. — Nous avons vu que le sélénium prend l’état métallique dans certaines circonstances. Le tellure a tous les caractères physiques d’un métal, mais il a toutes les allures du soufre et du sélénium au point de vue chimique.
Il est blanc d’argent, il cristallise dans le système rhomboédrique, il est cassant et se pulvérise avec facilité.
Il semble exister, comme ses deux voisins au moins sous deux états allotropiques. Ses composés sont isomorphes avec les leurs et se trouvent associés avec eux dans la nature.
Il fond vers 400°, et il émet des vapeurs blanches comme l’antimoine. Il distille au rouge vif; on accélère cette distillation par un courant d’hydrogène. Sa vapeur est jaune et présente des variations comme celles du soufre et du sélénium. 11 brûle dans l’air au rouge avec une flamme bleue.
Il existe un acide tellureux solide Te O2, un acide tellurique solide Te O3, et un gaz tellurhydrique H Te qui a la composition et les propriétés générales de l’acide sulfhydrique et de l’acide sélénhydrique.