COMPOSITION DE L’ACIDE CHLORHYDRIQUE
Quand la couleur verte a disparu, on expose l’appareil pendant quelques minutes aux rayons solaires directs pour achever la combinaison, et on sépare les deux vases sous le mercure.
Il ne se dégage aucun gaz et le mercure ne monte pas dans les vases : par suite, le volume n’a subi aucune varialion pendant rexpérience. Il ne reste ni chlore ni hydrogène, car le mercure n’est nullement altéré par le gaz produit, et ce gaz est entièrement soluble dans l’eau.
En conséquence, l’acide chlorhydrique est formé de volumes égaux de chlore et d’hydrogène unis sans condensation.
2° Analyse. Elle est très-facile à répéter. On introduit dans une cloche courbe sur le mercure un volume connu de gaz chlorhydrique et un fragment de sodium ( fig . 176). On
(Fig. 176.)
chauffe ce métal : il absorbe l’oxygène et laisse un volume d’hydrogène égal à la moitié du volume primitif.
Si l’on retranche de la densité de l’acide chlorhydrique 1,2470
la demi-densité de l’hydrogène 0,0346 il reste le nombre 1,2124
qui est sensiblement égal à la demi-densité du chlore.
Les résultats de l’analyse confirment donc exactement ceux qu’avait fournis la synthèse : un demi-volume de chlore s’unit à un demi-volume d’hydrogène pour former un volume d’acide chlorhydrique.