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ANALYSE, ÉQUIVALENT LE L’ACIDE CHLORHYDRIQUE

393. Équivalent. — Si l’on rapporte cette composition à 2 volumes de chlore, qui représentent l’équivalent de ce corps, on voit que 2 volumes de chlore s’unissent à 2 volumes d’hydrogène, ou à 1 équivalent, pour former 4 volumes d’acide chlorhydrique.

1° La formule la plus simple est donc H Ci.

2° Cette formule correspond à 4 volumes, puisque la combinaison a lieu sans condensation.

3° La formule H Ci conduit à l’équivalent 36,5, car

H = 1,0 et Ci = 35,5 36, 5r

4° Ce nombre doit être considéré comme l’équivalent de cet acide, parce que, si l’on traite l’acide chlorhydrique par la potasse, il faut 36-, 5 de cet acide pour décomposer 47 de potasse, c’est-à-dire la quantité de potasse contenant 8 d’oxygène, et pour former un sel haloïde correspondant au sulfate de potasse et aux autres sels neutres de potasse,

H Cl 4- K O = R Cl 4- H O.

Acide chlorhydrique considéré comme un type. — Gerhard t a envisagé l’acide chlorhydrique comme un type autour duquel se placent les chlorures, les bromures et les iodures minéraux et organiques. Ce savant avait considéré aussi l’hydrogène comme un type spécial auprès duquel se grouperaient les hydrures, les métaux, etc. M. Wurtz a proposé de réunir en un seul groupe l’hydrogène, l’acide chlorhydrique, et tous leurs dérivés, et par conséquent de ne faire qu’un seul type de l’acide chlorhydrique et de l’hydrogène.

La plupart des chimistes ont adopté cette manière de voir. En effet, nous avons établi que les réactions chimiques ont lieu par substitution; or, si l’on admet cette manière de voir, la réaction du chlore sur l’hydrogène s’exprime ainsi :

(Cl ,

{ Ci +

(Cl

h vol.

li vol.

h vol.

452 l’acide chlorhydrique est un type.

et par conséquent le chlore, l’hydrogène et l’acide chlorhydrique sont des corps analogues, à la condition de doubler les équivalents de l’hydrogène et du chlore.

Il serait d’ailleurs fort rationnel de doubler ces formules, car alors elles correspondent à 4 volumes comme celles du type eau (H2 O2), du type ammoniaque (Az H3) et du type acide chlorhydrique (H Cl).

394. Préparation. — On pourrait obtenir cet acide par l’union directe du chlore et de l’hydrogène, car nous avons fait remarquer (348) qu’un rayon de soleil combine ces deux corps d’une façon soudaine, que la lumière diffuse opère leur combinaison d’une façon plus lente, mais tout aussi certaine, et enfin que cette union a lieu sous l’influence de la chaleur et de l’étincelle électrique. Cependant on n’use jamais de ces moyens, qui ne * donneraient que de petites quantités d’acide hydrique et qui le fourniraient à un prix élevé.

Principes . — On a toujours recours au procédé général sur lequel nous avons insisté lors de la préparation de l’acide sulfhydrique (339) : on attaque un chlorure par un acide.

Le choix de l’acide et du chlorure est de la plus haute importance. L’acide ne doit pas être volatil, car il se dégagerait avec l’acide chlorhydrique; il ne doit pas être oxydant, car il réagirait sur l’acide chlorhydrique et brûlerait son hydrogène. L’acide sulfurique réalise parfaitement ces conditions.

Le chlorure doit être choisi de telle façon qu’il se change en un oxyde basique. Ce chlorure sera donc un protochlorure MCI. Ce protochlorure ne sera pas quelconque; ainsi le chlorure de mercure, HgCl,qui donnerait naissance à une base faible, HgO ne fournirait pas d’acide chlorhydrique, tandis qu’au contraire le chlorure de sodium, Na Cl, réussira parfaitement, en raison de l’énergie basique de la soude Na O. C’est d’ailleurs de tous les chlorures celui qui possède la moins grande valeur.

La réaction qui se passe est la suivante :

Na Cl + SO3 H O = Na O, S O3 + H Cl.

Préparation du gaz. — Lorsqu’on se propose de recueillir le gaz chlorhydrique, on emploie un ballon de 100 centi-

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