‹ Leçons de chimieChapitre 370 sur 558 · PHOSPHORESCENCE · texte numérisé non relu

PHOSPHORESCENCE

carboné, d’essence de térébenthine, d’éther, d'alcool, de sulfure de carbone, etc. Des corps analogues aux précédents, le brome, l’acide chlorhydrique, le camphre, etc., ne produisent rien de pareil.

On serait tenté de croire que l’oxydation s’activera, si l’on remplace l’air par de l’oxygène, il n’en est rien cependant. Le phosphore ne s’oxyde pas dans l’oxygène pur, à la température ordinaire, sous la pression atmosphérique, mais l’oxydation a lieu si l’on raréfie l’oxygène ( fig . I90).L’expé-

(Fig. 190.)

rience se fait très-simplement en mettant un flacon rempli d’oxygène, et contenant un bâton de phosphore, en communication avec un ballon, muni d’un robinet, dans lequel on a fait le vide. L’oxygène perd sa transparence aussitôt qu’en ouvrant le robinet on force l’oxygène à se répandre dans un espace plus considérable.

On arriverait au même résultat en substituant à l’azote l’hydrogène, ou un autre gaz inerte. Il faut donc attribuer l’oxydation du phosphore dans l’air à ce fait que l’azote, écartant les molécules de l’oxygène, diminue la pression exercée par ce dernier gaz. Pour que cette. oxydation se déclare il faut au moins trois volumes d’azote pour quatre volumes d’oxygène.

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