‹ Leçons de chimieChapitre 372 sur 558 · PHOSPHORE ROUGE OU AMORPHE · texte numérisé non relu

PHOSPHORE ROUGE OU AMORPHE

nent de Phydrogène phosphoré ainsi que de Phypophosphite de potasse.

L’acide azotique attaque le phosphore avec une telle violence qu’il en résulterait une explosion si l’on employait de l’acide au maximum de concentration. Avec l’acide azotique, étendu de trois ou quatre fois son volume d’eau, la réaction marche d’une façon régulière et fournit de l’acide phosphorique.

438. Phosphore ronge. — Nous avons manqué avec préméditation à l’ordre que nous suivons d’habitude, en laissant de côté jusqu’à ce moment l’action de la chaleur sur le phosphore.

On avait remarqué depuis longtemps que le phosphore abandonné à lui-même dans Peau se colore peu à peu, et que la lumière n’est pas étrangère à la production du phénomène, car la teinte devient beaucoup plus vive si le flacon est exposé aux rayons solaires directs. On avait constaté d’autre part que cette substance se forme dans un grand nombre de réactions chimiques, et notamment dans la combustion imparfaite du phosphore. Cependant cette substance rouge a été longtemps considérée comme un oxyde inférieur du phosphore, malgré une expérience de Berzélius, qui avait observé qu’elle se forme dans le vide barométrique.

En 1846, Schrotter de Vienne reprit l’étude de ces phénomènes et prouva que la substance rouge est une modification allotropique du phosphore, engendrée par la lumière ou par la chaleur. La lumière ne produit cette modification qu’avec lenteur, la chaleur l’opère au contraire avec rapidité vers 240°. Ce chimiste prit un poids déterminé de phosphore, il le soumit à l’action de cette température dans le vide, dans l’azote, dans l’hydrogène, et il reconnutque la transformation s’opère complètement dans ces conditions, c’est-à-dire à l’abri de toute influence oxygénante.

Aujourd’hui, cette substance se prépare en grand, pour la fabrication des allumettes, chez MM. Coignet de Lyon.

439. Fabrication du phosphore rouge. — L’appareil se compose d’un vase en fonte (ûg. 191) contenant environ 200

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