FABRICATION DU PHOSPHORE AMORPHE
(Fig. 191.)
kilogrammes de phosphore; ce vase est placé dans un bain de sable qui repose lui-même dans un troisième cylindre en fonte, contenant un alliage à poids égaux de plomb et d’étain. Un thermomètre est placé dans chacun de ces bains. Par ce double moyen, on peut régler parfaitement la température.
Le phosphore étant introduit dans le vase intérieur, on ferme ce vase avec un couvercle qu’on maintient au moyen d’un étrier et d’une vis de pression. Ce couvercle est percé d’une petite ouverture dans laquelle s’engage un tube en cuivre recourbé et plongeant dans un vase renfermant du mercure. Ce tube porte un robinet dans le but d’intercepter la communication entre le mercure et le vase en fonte à la fin de l’opération, pour éviter l’absorption du mercure quand le refroidissement a lieu.
On chauffe très-lentement pour chasser l’eau, dont le phosphore est imbibé, et l’air qui est dans l’appareil, puis on élève la température jusqu’à ce qu’il se produise des vapeurs qui s’enflamment en traversant le mercure. On entretient la température constante tant que ces gaz se dégagent; quand ils cessent, on augmente le feu et l’on chauffe vers 220° à 240°