FABRICATION DU PHOSPHORE
Le sulfate de chaux (plâtre), qui est très-peu soluble, se dépose en grande partie dans la cuve, tandis que le phosphate reste en dissolution. Au bout de vingt-quatre heures de contact on décante la liqueur, on lave le plâtre, on extrait par compression le liquide qui reste interposé entre les particules et Ton évapore cette liqueur dans des chaudières en plomb, en ayant soin de la débarrasser, de temps en temps, par décantation ou par filtration, de la portion du sulfate de chaux qui s’était dissoute dans l’eau et qui se dépose à mesure que l’évaporation a lieu.
Quand la liqueur est devenue sirupeuse, on la décante dans une bassine de fonte, on y ajoute 20 pour 100 de son poids de poussier de charbon, et l’on calcine le mélange au rouge sombre pour en chasser la majeure partie de Peau.
On l’introduit aussitôt dans des cornues en terre réfractaire qui sont placées, au nombre^e huit ou dix, sur deux rangs dans un même fourneau (fig. 192).
Le col de chaque cornue est luté dans une allonge en cuivre qui pénètre elle-même dans un récipient du même métal. Ce récipient contient de l’eau jusqu’à la hauteur où arrive l’allonge, et, pour que l’eau qui se dégage de la cornue ne vienne pas élever le niveau, ce vase est muni d’une ouverture latérale qui fait l’office de trop plein. La paroi supérieure du récipient porte également un tube étroit par lequel s’échappent les gaz, et une large ouverture, fermée pendant