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ÉPURATION CHIMIQUE

Aujourd'hui Fou épure le gaz en le forçant à passer dans des caisses E contenant des claies superposées, recouvertes d'un mélange de chaux, de sciure de bois et de sulfate de fer. Il en résulte du sulfate de chaux et du peroxyde de fer.

Le sulfhydrate d’ammoniaque se change en sulfate d'ammoniaque et en acide sulfhydrique, qui est décomposé par la chaux et par le peroxyde de fer, et retenu à l’état de sulfures.

Le peroxyde est en partie réduit à l’état de fer métallique et en partie transformé en sulfure de fer.

La chaux libre employée en excès et la chaux du sulfate absorbent aussi l’acide carbonique, qui se trouve dans le gaz à l'état de carbonate d'ammoniaque.

Quand on s’aperçoit que les matières épurantes sont épuisées, on les lessive avec de l'eau, qui dissout le sulfate d'ammoniaque, et l'on abandonne à l’air le résidu de fer métallique et de sulfure, ou même on supprime le premier traitement parce que la quantité d’ammoniaque étant faible, la main-d’œuvre compense la perte. Les matières sulfurées s’oxydent en dégageant des vapeurs infectes, et le produit régénéré peut servir de nouveau.

Le gaz pénètre ensuite dans le gazomètre F, où il s’accumule; il est envoyé de là dans les conduits de distribution.

Le gaz ainsi épuré est essentiellement constitué par :

Le formène occupant environ

L’hydrogène ».

L’oxyde de carbone

Des vapeurs hydrocarbonées .

Azote.

Éthylène.

50 centièmes de volume.

5 à 6 (benzine surtout).

petites quantités.

La flamme du gaz de l’éclairage doit son éclat au charbon des composés dont nous venons d’énumérer les principaux. Ils se détruisent par la chaleur et fournissent de l’eau, de l’acide carbonique et du charbon libre , lequel, porté au rouge, donne à celte flamme son pouvoir éclairant (215). Lorsqu’on examine ces gaz on voit que la plupart ne brûlent pas (CO2, Az), ou qu’ils brûlent avec une flamme peu éclairante (H, CO et

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