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NOMENCLATURE

La chimie possédant une langue spéciale , nous devons avant tout apprendre à la connaître.

6. Essais anciens de nomenclature. — Les anciens chimistes avaient reconnu que certains corps offrent les mêmes caractères généraux, paraissent taillés sur le même modèle, et ils avaient représenté ce fait en leur donnant un nom général; de là les expressions de vitriols pour les sulfates, de métaux cornés pour les chlorures, etc. Cette nomenclature était très-imparfaite, car elle ne s’appliquait qu’à un très-petit nombre de corps; elle avait l’inconvénient de faire usage de noms barbares ou ridicules; enfin elle variait suivant le pays ou la province : on peut citer certains corps, le bisulfate de potasse , par exemple , qui avait jusqu’à cinq noms différents.

7. Nomenclature actuelle. — L’idée de créer une nomenclature raisonnée et universelle revient à Guyton-Morveau. L’Académie des sciences adopta cette idée et nomma trois commissaires, Lavoisier, Berthollet et Fourcroy.

La commission consulta les chimistes étrangers, s’entoura des lumières des physiciens et des géomètres , et Lavoisier fit en 1787 le rapport sur cette imporiante question, rapport qui est la base de la nomenclature que nous suivons aujourd’hui. On l’appelle, à juste titre, la nomenclature de Lavoisier, parce qu’elle est, en définitive, l’expression de sa manière d’envisager les corps.

Les composés y sont classés par groupes : l’un contient, par exemple, les corps oxygénés, un autre les corps chlorés ,

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