MÉTALLOÏDES, MÉTAUX
Les métalloïdes s’unissent à l’hydrogène , les métaux ne s’y combinent qu’exceptionnellement.
Les métalloïdes, en s’unissant à l’oxygène, forment en général des acides (12); aucune de leurs combinaisons oxygénées ne possède les propriétés basiques (13). Les métaux, au contraire, donnent avec l’oxygène des combinaisons basiques; quelques-uns produisent en outre des acides, mais ces composés sont peu stables.
La destruction par la chaleur de la rouille de mercure, c’est-à-dire du composé que le mercure forme, quand on le chauffe à l’air, fournit un métalloïde et un métal (fig. 2).
Quand on la porte à une température élevée dans une cornue en verre peu fusible, munie d’un tube se rendant sous une éprouvette remplie d’eau, il se dégage un gaz, l’oxygène, qui est un corps non métallique, et il reste dans le col de la cornue des gouttelettes brillantes de mercure métallique.
Mais il ne faut jamais perdre de vue l’axiome de Linné : natura non facit saltus . Cette distinction est faite pour les besoins de l’exposition; il n’y a pas de différence tranchée entre les métalloïdes et les métaux, et il existe des corps intermédiaires comme l’arsenic, l’antimoine, l’étain, qui pourraient être placés tout aussi bien parmi les métalloïdes