GAZOMÈTRE
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chauffe ce mélange au rouge sombre dans un courant d’air lancé par un moyen mécanique quelconque ou appelé par une cheminée. La masse est transformée, au bout d’une heure ou deux, suivant la quantité, en manganate de soude que Y on décompose en supprimant l’arrivée de l’air, et en injectant dans la cornue un courant de vapeur d’eau. L’oxygène résultant de la décomposition et la vapeur passent dans un tube refroidi où l’eau se condense, et le gaz est recueilli dans un gazomètre.
Lorsque le dégagement d’oxygène s’arrête, il reste dans la cornue un mélange de sesquioxyde de manganèse et de soude hydratée, qui, soumis à un courant d’air, fixe de nouveau l’oxygène de l’air.
D’après les auteurs de ce procédé, on n’observe pas de diminution dans le rendement après 75 réoxydations de la même matière. Cette méthode a de grandes chances d’avenir; néanmoins il faut que l’air, avant d’arriver dans le four, soit
débarrassé de l’acide carbonir que, qu’il renferme, en passant sur une base caustique, et cette manipulation ne laissera pas que d’élever le prix du gaz.
La nature nous offre un procédé d’extraction d’oxygène de l’acide carbonique de l’air, procédé que l’homme n’est pas arrivé à reproduire. Les parties vertes des végétaux absorbent l’acide carboque, fixent le carbone dans leurs tissus et en exhalent l’oxygène (202).
Gazomètre. — Lorsqu’on a besoin d’une grande quantité d’oxygène ou d’un autre gaz , on le recueille dans de grands vases en verre, ou mieux en zinc ou en cuivre, qu’on nomme des gazomètres.
Le gazomètre est surmonté d’une cuvette ( fig . 38) soutenue par cinq petites colonnes. Deux d’entre elles sont creu-
(Fig. 38.)