OXYGÈNE RETIRÉ DE L’AIR
sorbant pour l’oxygène diminue peu à peu. M. Boussingault est parvenu cependant à employer seize ou dix-sept fois de suite le même oxyde.
La vapeur aqueuse favorise l’oxydation de la baryte , c’est pourquoi Ton doit se garder de dessécher l’air. Toutefois il ne faut pas qu’il amène trop d’humidité. La quantité de vapeur qu’il doit contenir, pour agir de la manière la plus avantageuse , est convenable quand on dispose l’expérience comme nous l’avons indiquée. L’éprouvette, contenant de la pierre ponce imprégnée de potasse en solution , peut être remplacée par un flacon renfermant une solution de cet alcali. L’absorption de l’oxygène est lente, de sorte qu’il faut faire passer suc. la baryte un volume d’air considérable, animé d’une vitesse assez faible. C’est un inconvénient de ce procédé.
MM. H. Sainte-Claire Deville et Debray ont fait connaître récemment un autre procédé basé sur les réactions suivantes : 1° l’acide sulfureux, placé dans des conditions convenables, fixe l’oxygène de l’air pour se changer en acide sulfurique ; 2° l’acide sulfurique se décompose , au rouge naissant, en acide sulfureux et en oxygène.
On fait tomber de l’acide sulfurique, goutte à goutte, dans une cornue engrèsremplie de lames de platine ou de fragments de porcelaine. Les gaz, résultant de la décomposition , passent dans un serpentin où ils se débarrassent de l’eau et de l’acide sulfurique entraînés, puis dans un flacon, renfermant une dissolution alcaline, où l’acide sulfureux se condense. L’oxygène est ensuite recueilli par les procédés ordinaires.
125. Dans ces temps derniers , deux nouveaux systèmes ont été proposés. Le premier a été indiqué par M. Mallet; il repose sur la propriété dont est doué le sous-chlorure de cuivre de se changer à 100°, sous l’influence de l’air et de l’eau , en oxychlorure de cuivre, lequel chauffé au rouge sombre dégage l’oxygène enlevé à l’air et reproduit le chlorure de cuivre initial. Le second a fonctionné avec succès sur une assez grande échelle à l’Exposition de 1867 : il est dû à MM. Tessié du Motay et Maréchal. On place dansune cornue en fonte un mélangea équivalents égaux de peroxyde de manganèse et de soude, et on