Môme état. Moins de fièvre. T==38. P
13. — NuiL mauvaise : le malade se plaint d'élancements dans les parties malades, À l'examen, nous ne trouvons rien d'anormal. T =ss 38. P = 96.
14. — Douleurs de plus en plus vives ; sommeil et appétit nuls; fièvre. Nous trouvons un gonflement bleuâtre au pourtour de l'articulation ; pus abondant et très fétide- Pansement avec le vin aromatique. T = Ï8*« 5. P = 400,
,16. — Même état. Suppuration abondante T = 38°, 4. P = 100.
17. — Gonflement articulaire plus considérable. Lavage de la plaie avec le vin aromatique, cataplasmes.
20. — On enlève l'attelle plâtrée; on fait deux incisions à la partie externe et une à la partie interne pour évacuer le pus ; puis on place le membre dans la même gouttière en immobilisant le pied le plus possible. Lavages avec le vin aromatique, cataplasmes.
il. — Mieux sensible. Appareil fêhrii léger. Un peu d'appétit; suppuration toujours abondante. T = 37°, 9. P= 80.
30. — Le malade soutire beaucoup du talon sur lequel existe un commencement d'eschare.
1 a&ÙL — Malgré tous les soins pris pour isoler le talon et pour empocher l'eschare de se développer, celle-ci gagne en profondeur et en largeur. On applique sous la face postérieure de la jambe et fa face plantaire du pied une attelle plâtrée munie de deux tiges de fer auxquelles on imprime une courbe au niveau du talon, afin d'empêcher celui-ci de porter et de permettre le pansement de l'eschare.
7 août. — L état général est meilleur; ie malade se trouve très bien de cet appareil. Suppuration toujours très abondante et de mauvaise nature. Même pansement.
8. — Nous sommes forcé d'enlever l'attelle plâtrée qui, continuellement baignée par le pus, s'est brisée; les tiges de fer étant trop faibles ont également fléchi, et le talon porte de nouveau. Nouvelle attelle plâtrée et suspension du pied au moyen de longues bandes de tarlatane passées dans les barreaux du lit.
■11. — L'eschare s'élargit ; nous constatons un nouveau gonflement péri- articulaire. Pus abondant. État général mauvais. Insomnie; fièvre, appétit nul. Diarrhée.
12. — Même état. Injections de vin aromatique. Pansement matin et soir. Cataplasmes. T = 38% 2. P = 98.
16. — Incision pour évacuer le pus. Lavages avec l'eau phéniquée, cataplasmes.
iS. — Un peu de mieux. La diarrhée a cessé ; appétit, sommeil
WFLAMMATIÛNS. 38$
; peu de fièvre. On applique de nouveau un appareil plâtré tact eu une attelle en lil métallique que Ton courbe pour iso~ talon afin de permettre le pansement de l'esehare, puis or en- I ec de la tarlatane et on l'enduit de plâtre, Le 4 porté eu dedans; oa a soin en appliquant l'attelle de le ret dans une bonne direction. — Comme l'appareil que nous avions construit avec deux tiges et deux attelles plâtrées, ce dernier est détruit par le pus elles qu'exigent les pansements ; L attelle métallique ne resMepas poids du membre. On construit alors une sorte de hamac, que l'on ttspcnd au lit, et Ton y place la jambe.
ptemhrv- — Suppuration moins abondante, pus de meilleure ttatui iare est guérie, le pied s'est de nouveau porté en 4e-
dans. Pour combattre cette déviation nous voulons appliquer un appareil plâtré ; le malade s'y refuse, préférant te hamac. Pansement A 1 eau phéniquée..
octobre. — Le mieux a continue, mais il sort toujours des plaies grande quantité de pus ; le pied est de plus en plus porté en del'^insemeut et lavages à l'alcool camphré.
mh*. — Pour ramener le pied dans une bonne direction Uoos iaisons construire par Mathieu un appareil prothétique.
Jusqu'au 15 février 1877, nous n'avons rien h noter de particulier. La guérisoQ n*est pas complète, maïs comme le malade est un peu affaibli par un long séjour à l'hôpital, il sort le iû février 1877 et revient deux mois après bien guéri.
Ois. CLW1X > — thjdartrt&e traumatique du genou gauchi. Teinture (TmcIi. Vincalurre. Compression ouatée. — Parfait (Philippe), vingtquatre 4Q>, peintre en bâtiments, entre le 11 avril 1877, salle Siiate-JlarUie* 7. Il y a un au, fracture de jambe à 4 travers de doigt iu4essus des malléoles, consolidation vicieuse;, le fragment supérieur du tibia forme sous la peau une saillie 1res marquée, claudication légère. La veille de son enlrée à l'hôpital, chute dans lais geuou gauche a porté sur l'angle d'une marche en pierre. 9 or/ IL — La jambe est demi-tléchie sur la cuisse; épanche* considérable dans l'articulation du genou dont la circonfirsoce & 2 centimètres de plus que celle du côté opposé- Ecchymose linéaire, : i in^versaie, sur tes Euces antérieure de la rotule et ialernc de l'articulation. Gonflement des culs-de-sac synoviaux latéraux et surtout supérieur. Eu refoulant le liquide sous la rotule et en pressant avec l'index suc la. face antérieure de cet os, on en dé»termine le choc contre le fémur. En pressant le cul-de-sac synovial) supérieur en Ire les doigts, ou ne trouve pas de fongosités, Douleurs presque nulles. Le& mouvements 4e flexion et d'extension sont - complets qu'à l'état normal. Pas de symptômes généraux.
10 avril. — Badigeonnages sur l'articulation avec la d'iode. Compression ouatée immobilisant en même temps
20 — L'épanchement est à peu près le même.
25 — Application d'un vésicatoire, suivie de compression ouati
30 — L'épanchement se résorbe très vite, diminution de ! demi sur la circonférence.
3 mai. — lî ne reste presque plus de traces du liquide épanc genou est revenu à son volume normal.
4 — Le malade quitte le service avec un appareil silicate. 44. — Guérison.
Ûbs. CLXXX. — ffydartrose traumatigue du genou droit, — Pou^
(Marie), vingt-deux ans, lingère, entre le 29 décembre ! Sainte-Marthe, 51, 11 y a huit jours, chute sur le genou droit i est resté douloureux et a augmenté de volume. Peau normale; i chaque côté de la rotule, saillies globuleuses peu développées, î festement remplies de liquide et plus apparentes au moment del flexion. La rotule est soulevée et produit un choc en pressant safi antérieure contre la trochlée fémorale. Indolence à la pression.! leurs pendant la marche. Les mouvements du genou sont limités,
30 décembre. — Application d'un large vésicatoire. fT janvier 1877. — Le liquide est en partie résorbé. Compressa
ouatée.
La malade sort guérie le 3 janvier,
Obs. CLXXXL — Hydartrwc du genou droit. Bains sulfureux. Baè\geonnages a la teinture d'iode, Vésicatoire. — Guelan (Ernest), 21 ao*i sténographe, entre le 31 décembre 1876, salle Saint-Àugustio, 5* Sujet lymphatique, mais néanmoins d'une bonne santé. Pas d'antécédents de famille, pas de maladies vénériennes. Ne se rappelle p" avoir reçu de coup sur le genou; n'a jamais habité de lieux humide Depuis quatre mois, il éprouve une faiblesse dans l'articulation dû genou droit, surtout après une marche un peu forcée. Depuis uû mois et demi il ressent des douleurs qu'il compare à des poinies d'aiguilles et le genou augmente de volume dans sa partie antérieure. En pressant, dessus on produit des craquements.
31 décembre. — En comparant les genoux on remarque que le droit est gonflé et qu'il porte des bosselures sur les parties supérieure et latérales du ligament rotulien. De chaque côté de la rotule repoussée en avant, gonflement. Le membre est dans l'extension et peut difficilement, à cause de ta douleur, exécuter des mouvements de flexion ou de latéralité. Température normale de la peau; pas d'œdème; léger empâtement au niveau de la partie inférieure du ligament rotulien. Choc de la rotule sur la race antérieure des condyles lorsqu'avec le doigt on la projette vers ceux-ci. Bains sulfureux, badigeonnage à la teinture d'iode. Appareil compressif ouaté.
9 janvier. — Diminution de l'épanchement. Sensibilité moindre à la pression. Mouvements toujours difficiles et douloureux. Vésicatoire.
13 — Le malade souffre toujours. Peu d'appétit. Langue chargée. Purgatif.
15. — On peut presser la région malade sans provoquer de douleurs. Appareil ouaté compressif après un badigeonnage à la teinture d'iode.
19 — Épanchement très diminué.