T = 41°. — Mort
Obs. GLXXV1. — Arthrite blennorrhagique tibio- tarsienne. Plaques
rouges au niveau des deux malléoles et mtr la face antérieure de la jambe à deux travers de doigt au-dessus de farticte. Repm. Bains. Cataplasmes, — Gabessi (Joseph), vingt-cinq ans, employé, entre, le 25 juin 1878, salle Saint-Augustin, 8* À depuis près d'un an une blennorrbagic dont il ne peut se débarrasser. Plusieuri tajftj pendant le courant de Tannée, il a éprouvé des douleurs rhumatisantes dans presque toutes les jointures, mais principalement celles de l'épaule et du pied.
Il y a sept ou huit jours, douleur assez vive du côté de l'ai tioulation tîbio-tarsienne droite ; le lendemain il y avait du gonflement et la marche devenait difficile. Il se frictionna plusieurs fois dans la journée avec du baume tranquille. Le surlendemain, le gonflement et la douleur n'avaient pas augmenté, mais il était survenu des plaques rouges au niveau des deux malléoles et à la partie antérieure et inférieure de la jambe,
25 juin. — Léger gonflement péri-articulaire qui cède au bout de quatre jours de repos et aux bains. Les plaques rougeâtres, dues sans doute aux frictions trop irritantes, disparaissent le troisième jour.
29. — Le malade pouvant marcher quitte le service sur sa demande.
Obs. CLXXVIL — Arthrite tîbiô-tarsîenne. — Itaucasi (Louis), vingtsix ans, garçon de café, entre le 3 janvier 1817, salle Sainte-Marthe, A la fin de décembre 1876, il ressentit après une longue marche un peu de douleur à la cheville droite du coté interne. Le 27 décembre, cette douleur l'empêcha de sortir et le 28, il vît apparaître de la rougeur et du gonflement. Le soir, il eut de la fièvre, Voyant que son pied ne va pas mieux, il entre à l'hôpital.
3 janvier. — Le malade présente un état gastrique assez prononcé : la langue est épaisse et blanche, la bouche pâteuse, Tappétil complètement perdu : chaleur de la peau, pouls rapide, céphalalgie légère* Les premières nuits, insomnie. À la partie interne du cou-de-pied droit, on trouve un véritable phlegmon dont le centre correspond à la malléole interne, mais la rougeur s'étend en bas et en haut, sur une hauteur de 15 centimètres, La partie la plus proéminente forme une tumeur allongée verticalement un peu en arrière de la malléole» A ce niveau, on trouve de la fluctuation dans le sens wrlieal : douleur à la pression et dans les mouvements provoqués du pied sur la jambe. La peau est rouge et garde l'impression des doigts. Le malade n'accuse aucun traumatisme; il n'a point fait de faux pas : il nTa pas de blennorrhagïe. Purgatif, élévation dupïed, cataplasmes en permanence.
Les jours suivants, la rougeur diminue rapidement. Au bout de quatre h cinq jours il ne reste plus qu'un gonflement bien limité, allongé de haut en bas contournant en arrière la malléole interne.
La fluctuation est très nette dans tous les sens. On sent le passer d'un côté à l'autre en contournant la saillie osseuse» L*a disparait ; la douleur à la pression est presque nulle, mais ell réveillée par les mouvements volontaires du pied sur la jaxnh traitement consiste dans le repos absolu, les bains et les eatapli
20 janvier. — La fluctuation a disparu, et les parties ont repris I configuration normale, 11 ne reste qu'un peu de gêne dans lei vemenls du pied.
Sort guéri le $4 janvier.
Obs. CLXXVIIL — Arthrite traumatique titrio-tar sienne suppu Abcès de la malléole interne. Résection des deux malléoles. Tube t nage. Divers appareils. — Tremîey (Jean-Baptiste), quaranteans, tonnelier, entre le 30 juin 1870, salle Saint-Augustin, 8, Il y a mois, il eut le pied droit pris entre deux tonneaux vides dont te j eslévalué à 45 kilog.pour chacun. Au moment de l'accident, ooi constata ni entorse, ni luxation, ni fracture, mais seulement untusion. Application de compresses d'eau blanche et repos absolu du membre. Au bout de douze jours, le malade ne sou lira nt plus reprit son travail, mais trois semaines plus tard, il ressentit de tîûlentes douleurs et remarqua du gonflement sur le cou-de-pied. Pea à peu, la peau prit une coloration rougeâtre, la marche devint < , cile.
30 juin. — Le gonflement s'étend des articulations meta Un phalangiennes à 2 centimètres au-dessus de la base des mal- On ne distingue plus les saillies que Forment à l'état normal ta dons des muscles. La peau est rouge, luisante, tendue, amincie ;i température est élevée; les douleurs sont lancinantes, s'accroisseu par la pression et les mouvements provoqués, surtout au niveau i malléoles. Les mouvements que Ton cherche à imprimer sont 1res limités et s'accompagnent d'une crépitation rugueuse qui démontre que les surfaces articulaires sont dépouillées de leur cartilage. Insomnie ; le pouls oscille entre 80 et 85 ; la température varie de 37°,9 à38%2.
La synoviale est altérée; le péroné sembla sain, mais l'extrémité inférieure du tibia est le siège d'un gonflement appréciable. Il est probable que la contusion a porté plus spécialement sur lui et qu'il a été le point de départ de la suppuration articulaire* La longue durée de la maladie nous permet de croire qu'il est le siège d'une ostéite épiphysaire, mais l'opération peut seule nous révéler retendue des désordres.
8 juillet. — Chloforme ; ischémie artificielle avec la bande d'Es-
mardi. Nous faisons sur le bord postérieur de la malléole externe une
incision verticale que nous prolongeons en haut jusqu'à un deioi-
. centimètre au-dessus d'elle* De l'extrémité inférieure de cette inci-
sion en part une autre transversale longue de 4 centimètres» qui se dirige en avant en contournant l'extrémité antérieure du péroné; cette incision intéresse la peau et l'aponévrose, mais respecte les veines, les tendons et leur gaine. Nous arrivons ainsi peu à peu sur le périoste que nous décollons méthodiquement à l'aide d'une rugine. Aussitôt après, le péroné est saisi et coupé au-dessus de la malléole avec une forte pince de Liston, puis enlevé au moyen d'un davier. Pendant ce premier temps de l'opération, il s'écoule de la plaie une énorme quantité de pus.
Nous procédons de la môme manière pour bien nous assurer ^e l'état de la malléole interne, mais après avoir décollé le périoste nous nous servons du polytritome, de la gouge et du maillet au lieu de la pince de Liston ; pour couper l'os, et nous enlevons par morcellement toute l'épiphyse. Pendant ce temps de l'opération nous rencontrons, comme nous l'avions prévu, au centre de l'os un ahcès qui est de date ancienne, à en juger par la membrane granuleuse qui tapisse le foyer et par la condensation du tissu osseux voisin. Cet abcès communique avec l'articulation par un pertuis d'un millimètre de diamètre et c'est par ce pertuis qu'il a rempli peu à peu la synoviale; d'autre part, il remonte à trois centimètres dans le centre de Jadïapbyse. Mais tandis que, dans sa portion épiphysaîre, l'abcès présente un diamètre de 1 à 2 centimètres suivant les places, il offre à peine un demi-centimètre dans la portion diaphysaire. Nous exeiidnj l'épiphyse du tibia, mais nous nous gardons bien de porter au delà la résection et, afin de ne pas diminuer inutilement la longueur de cet os, nous évidons la partie supérieure de l'abcès. Le membre est ensuite placé dans une gouttière matelassée avec nos petits coussins d'ouate rendus imperméables par une enveloppe de taffetas gommé; puis, pour mieux assurer l'immobilité à laquelle nous attachons tant d'importance à la suite de grands traumatîsmes, nous appliquons une attelle plâtrée longitudinale qui embrasse la face plantaire du pied et la face postérieure de la jambe. Le reste du pansement consiste en linge fenêtre et en charpie imbibée d'eau alcoolisée.
8 juillet. — Le malade a peu dormi, ninis il n'a pas trop souffert. Un peu de fièvre. Bouillons, potages. On renouvelle le pansement et on enlève les pinces qui avaient été placées sur les vaisseaux saignants. On passe un tube a drainage dans la plaie en se servant comme moyen d'entrée et de sortie du tube les lèvres des deux incisions latérales. T = 38°, L P = lOfi
10. — Le malade dit avoir souffert davantage, il ne veut que du du bouillon. La fièvre n'a pas augmenté* Môme pansement. Injections d'eau alcoolisée dans le tube. T = 38°, 2. P = 102.
IL — Douleurs toujours très vives, peu de sommeil, pas d'appétit»
Bien à noter du côté de la plaie qui fournit un pus de bonne nature. T= 38% l.P=98.