SYSTEMS NERVEUX CENTRAL ET NERFS PÉRIPHÉRIQUES MOTEURS ET
SENSIT1FS.
Ce paragraphe ne contient que trois observations, intéressantes à différents points de vue : la première (Obs. CGVI. p. 439) est relative à une tumeur cérébrale dont il était difficile de préciser la nature et le siège. Un mois avant son entrée à l'hôpital, la malade avait présenté la plus grande partie des phénomènes dont la réunion constitue la triade symptomatique ordinaire dans ces sortes d'affections : vertiges, céphalalgie, vomissements. Au moment de son entrée il y avait une paralysie de la sixième paire. 11 est probable que le développement de la tumeur datait de longtemps. En 1873, cette personne avait eu une affection profonde de l'œil droit accompagnée d'amaurose presque complète de ce côté. Sous l'influence du traitement, l'acuité visuelle redevint normale; on peut croire sans absurdité qu'il s'agissait d'une névro -réduite secondaire, consécutive à une tumeur delà base. Il est peu probable qu'il s'agit d'uu néoplasme syphilitique, car l'iodure de potassium donné à hautes doses et à différentes reprises n'a produit absolument rien.
L'obs. CC Vil (p. 440) peut être rangée parmi les singularités que l'on rencontre à la suite des plaies de la face et du crâne par arme à feu. Un individu bien portant jusque là est
MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX CENTRAL. |fr|
^^■bé d'une attaque d'apoplexie et conserve à la suite une
ipK'gie incomplète du ente droit ; découragé, et peut-être
r»lus ou moins clans ses facultés intellectuelles il se tire
m roup de revolver dans la bouche* L'orifice d'entrée de la
i Ue - trouvait h la base du voile du palais ; il est impossible
ipposer même avec une analyse minutieuse des phéno-
•bservés quel trajet elle avait suivi, et quels désordres
^^Bavait produits. Lorsque le malade fut revenu à lui il ne
r«s$enlit que de la douleur des deux côtes de la face et sur
la i tlaliue ; depuis lors, il ne s'est pas plaint d'autre
^e que dune douleur au niveau du cou pendant les
seuieuts de flexion et de redressement de la tète.
L'obs, CCVIII est relative à des phénomènes moteurs seusï-
lifsel Irophiques observés à la suite d'une plaie par arme à feu
clela partie supérieure du bras gauche (coup de fusil chargé
lomb), Tnul était limité aux territoires du médian et du
cubital.
ûfts, 0CV1. — Tumeur cérébrale. Paralysie de la sixième paire du côté >iU$ements. Troubles sensitifs et moteurs, — Lepriol (Mariette), neul ans, entre le 28 décembre *876t salle Sainte- Marthe, 36, — Réglée a onze ans, nullipare. Kn 1885, i Kio-Janeiro, Ktw [ui dura deux ans. En 1870, fièvre typhoïde à Paria. Pen-
drai la ence de cette dernière maladie elle fut un mois
gte. Indo-ehoroïdite?) Trois ans plus tard, sans cause mplèlement abolie dans l'œil droit; cet état dura deux mois. La malade fut soignée chez M. Liebreich. Aroél nx semaines de traitement. A cette époque,
Il y a deux mois, fatigue générale, courbature. Depuis un mois, vertiges, maux de tête violents, diplopie, céphalalgie, fients presque quotidiens; fourmillements dans tout le membre supérieur gauche. La différence de force avec le membre ipprécîable quand la malade serre la main. La sensi- ! la m&me, mais la différence de température est facile à main gauche est constamment froide; la peau y semble plus Inc et comme couverte dune sueur légère. Pas d'atrophie. Sur la ligne médiane récartement des deux images est peu sensible, mais il augmente à mesure que Ton porte l'objet du côté droit. Pas de m l'acuité visuelle semble la môme des deux côtés. Vin
de quinquina, sirop d'induré de fer, bains sulfureux tous les deux jours, lodure de potassium, \ gr.
I et S janvier. — L'état de la malade est le môme; vomis céphalalgie très vive. Pas d'appétit.
10. — Amélioration dans l'état général. Troubles visuels i les mêmes. La malade quitte le service sur sa demande le 15 ja
Obs. CCVII. — Attaque d'apoplexie. Hémiplégie droite. TenUH suicide. Coup de revolver dans la bouche. Pas d accidents nouvt Race (Alexandre), cinquante-neuf ans, bijoutier, entre le 9 mars 1 salle Sainte-Marthe, 28. Attaque apoplectiforme au moisdejaind nier. Perte de connaissance, aphasie durant cinq à six jours; ] lysie de la jambe gauche durant un mois ; le bras droit reste par;
3 novembre 1876, se tire un coup de revolver dans la bouche. 1 de connaissance : pas d'autres accidents consécutifs que de ladoo des deux côtés de la face et au niveau de la plaie ; la balle n'est pu ' sortie.
9 mars 1877. — Hémiplégie droite toujours plus prononcée au bru qu'à la jambe, rien du côté de la face. L'orifice d'entrée de la balle se trouve un peu en avant de l'insertion du voile à la voûte osseuse do palais. Douleurs spontanées dans le cou exagérées par les moowments d'élévation ou d'abaissement de la tôte. Rien à la praskm. Ulcération rectiligne sur le côté gauche du segment de la langue. Après trois semaines de séjour dans le service, la plaie de la langue et l'orifice de la balle sont fermés.
Ons. CCVI1I. — Plaie du plexus brachial. Paralysie de plusieurs ntrf*. Atrophie du bran. — Typhaïm, trente-huit ans, maçon habitant la campagne se présente, au mois d'avril 1877, à la consultation de l'hôpital Saint-Louis.
II y a quinze mois, il a reçu à bout portant la décharge d'un fusil sur la partie supérieure du bras gauche. Les plombs sont entrés au niveau du bord interne du coraco-brachial et sont sortis en arrière au niveau du bord interne du triceps.
Plusieurs nerfs du plexus brachial ont dû être atteints. La plaie a saigné beaucoup ; il n'y a cependant pas eu de ligature à faire.
Après la cicatrisation, l'avant-bras et la main ont maigri La main était pendante.
Aujourd'hui 5 février, l'avant-bras et la main sont atrophiés. Pas d'éminence thénar, ni d'éminence hypoténar.
Les phalanges sont à moitié fléchies les unes sur les autres. Atrophie des interosseux. Impossibilité de fléchir les doigts.
De tous les muscles de l'avant-bras il n'y a que les muscles de la région externe et de la région postérieure qui ne soient pas atteints. La flexion de l'avant-bras sur le bras est facile ; l'extension aussi. L'abduction de l'avant-bras est conservée. Extension de la main, mais non des phalanges.
Sensibilité cutanée conservée à l'avant-bras sur les deux faces.
Insensibilité sur la face palmaire de la main. Mais au niveau de la face palmaire du pouce et de la partie interne de la palmaire de l'index il y a de la sensibilité.
Sur la face dorsale de la main sensibilité ; mais sur la face dorsale du petit doigt, de l'annulaire et de la partie interne du médius, anesthésie complète (toute la portion cutanée du cubital). Coloration violacée de la peau des régions paralysées. Différence de température; le bras paralysé est le plus froid.
En résumé : Paralysie de tous les muscles innervés par le médian et le cubital. Anesthésie de la peau dans tous les joints innervés par ces deux nerfs. Le radial, le musculo-cutané, le brachial-cutané interne, sont intacts.