Sort guéri
7° Cristallin.
Obs. CCXX11. — Cataracte double congénitale. — Bravard (Jacques), trente-deux ans, balayeur, entre le 24 janvier 1877, salle Sainte- Marthe, 32. Sujet débile, de constitution scrofuleuse, adénite cervicale dans l'enfance, gourme dans les cheveux. Pas de syphilis ou de tuberculose. Variole en 1875.
Il est atteint d'une cataracte double congénitale pour laquelle il n'a subi jusqu'à ce jour aucune espèce de traitement.
A l'âge de dix ans, un médecin consulté à Lyon a dit qu'il n'y avait rien à faire. Jusqu'à ces derniers temps il avait toujours vu suffisamment pour se conduire et pour exercer la profession de balayeur, mais depuis quinze mois, l'acuité de la vision a diminué simultanément des deux côtés, et d'une façon progressive.
Autrefois il distinguait assez nettement les objets très rapprochés, à la condition qu'ils ne fussent pas trop éclairés ; photophobie. Lorsqu'il voulait examiner avec détail, il plaçait la main au-dessus des yeux en forme d'abat-jour, en tournant le dos au soleil.
24 janvier. — La vision n'est pas complètement abolie, mais elle est très confuse. Il peut distinguer la lumière de l'obscurité, indique bien la situation d'un objet placé devant lui, mais ne peut donner, sur la forme et la couleur, que des renseignements très vagues. Les symptômes locaux sont sensiblement les mêmes des deux côtés. Il est à remarquer que le globe oculaire est peu développé, atrophié, tandis que le cristallin est au contraire volumineux. A travers la pupille, on remarque, en allant de la périphérie au centre, des zones circulaires concentriques; une zone opaque de couleur blanc jaunâtre, un cercle brun, et tout à fait au centre un point opaque, de même couleur que la zone périphérique. La capsule du cristallin paraît saine. Outre cette affection le malade est atteint de nystagmus congénital ; les mouvements spasmodiques du globe oculaire s'exercent surtout dans le sens transversal.
ONftMS DBS SBX8.
e trouvant dans l'impossibilité de travailler, demanda
ration, et, comme la marche progressive de la lésion amène»
xssairement l'abolition complète de la vision, nous croyons
e nous conformer à sa demande. Nous opérerons d'abord l'œil
* Le malade exige d'ailleurs que nous n'opérions pas le gauche
U même séance.
— Le malade est tenu couché. Des aides maintiennent les écartées avec des rétracteurs. Une incision linéaire est cèle exlerno de la cornée, près de son insertion scléroticale. pratiquons ensuite l'iridectomie, nous faisons la divulsion de nie et oous tirons le cristallin à l'aide de pressions douces et curette. Malgré le nystagmus qui est fort gênant, l'opération put induite à bonne An. Pansement avec un petit linge imbibé de fine. Compresse ouatée et bande de flanelle. Pas de fièvre, pas lents consécutifs. Vingt jours après l'opération la vision coffrait h être distincte. Le malade put partir pour Vincennes le H mar* 1877:
Emi ie 14 avril 1877; il voit mieux qu'avant l'opération, mais il mte un enclavement de l'iris du côté opéré (bord externe). N'est plus revenu,