‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 120 sur 272 · TM= 37\6. T S = 38°. P · texte numérisé non relu

TM= 37\6. T S = 38°. P

4. — T M = 37°,4. T S = 37%8. P = 88. 5,-TM = 37*. T = 37<\4. P = 84.

Lavages avec l'eau alcoolisée. Les jours suivants, la surface de la

plaie ne présente pas l'aspect inflammatoire. Peu de douleurs. Pas de suintement sanguin. Les escharres se détachent rapidement. Au bout de douze jours le malade parle assez facilement, bien que l'articulation de certains mots soit gênée. 11 sort de l'hôpital le 13 juin ; 09 changement remarquable s'est passé dans l'état général, depuis qu'il n'avale plus le liquide ichoreux. La face est bonne, et le malade est très heureux de cette opération. Vingt jours après l'ablation, engorgement symétrique des ganglions sous-maxillaires.

Obs, CCLIY. — Epiihêtioma de la langue. Amputation partielle de cet organe* Sphacète de la pointe. Ouérison, — Mclun (Lucien), trentecinq ans, marchand de vin, entre le 24 juin 1877, salle Sainte-Marthe, 27» Forte constitution, pas d'hérédité, aucun accident vénérien. Fumeur de pipe. Il y a trois mois, il remarqua sur le bord droit de la langue, au voisinage du pilier antérieur du voile du palais, un petit bouton blanchâtre, verraqueux, saillant, induré, produisant la sensation gênante de corps étranger, mais complètement indolent. Dans les mouvements de déglutition et de mastication, ce bouton frottait contre les molaires correspondantes, Il ne tarda pas à s'ulcérer el s'étendit alors rapidement.

2Ajuin. — La bouche étant ouverte, et la langue projetée en avant et à gauche, on voit sur la moitié postérieure du bord droit de l'organe, au niveau du pilier antérieur correspondant, une ulcération ovalaire à grand axe antéro-postérieur,de 3 centimètres de diamètre; elle mesure verticalement 2 centimètres, occupe toute la hauteur du bord de la langue et le dépasse même du côté de la face dorsale. Les bords proéminent au-dessus de la muqueuse labiale, dont ils sont séparés par un sillon nettement accusé; ils sont assez réguliers et formés par de gros bourgeons charnus, d'un rouge foncé du côté

de l'ulcération, blanchâtres et comme recouverts par une pellicule épithéliale du côté de la muqueuse restée saine. Le fond de l'ulcération, soulevé et sur le même plan que les bords, avec lesquels il se confond insensiblement, est luisant, d'un rouge foncé uniforme et recouvert de fongosités laissant suinter le liquide ichoreux caractéristique du cancroïde. Elles sont formées par les papilles linguales hypertrophiées et érodées ; ces papilles sont séparées par des sillons peu profonds, en partie comblés par des débris épithéliaux et de Tichor. La moitié antérieure de la langue est complètement saine et offre la coloration blanc-rosé de la muqueuse normale ; elle n'est pas fendillée comme dans les cas de gommes syphilitiques. Au toucher, la consistance de l'ulcération est ferme comme fibroïde; celle-ci repose sur une base indurée bien circonscrite, de même diamètre qu'elle et ne semblant pas dépasser notablement l'épaisseur de la muqueuse labiale. Rien dans les ganglions sous-maxillaires ; l'ulcération est indolente et n'a jamais été le siège d'hémorragies; mais elle gêne considérablement les mouvements de mastication, de déglutition et de phonation. De plus, l'absorption continue du liquide ichoreux fétide par les voies digestives devient une source d'affaiblissement et d'infection générale. Aussi nous haterons-nous de faire l'ablation de cette tumeur. (On sait combien il est parfois difficile de différencier le cancroïde de la langue des gommes syphilitiques ulcérées. Dans le cas actuel, les caractères de l'ulcération épithéliale sont tellement typiques que le diagnostic ne saurait souffrir de difficultés. De plus les gommes sont souvent multiples et s'accompagnent d'un aspect fendillé de la langue d'une grande valeur. Ajoutons que les antécédents du malade recherchés avec soin sont purement négatifs au point de vue de la syphilis.)

7 juillet. — Chloroforme. La pointe de l'organe étant saisie avec des pinces et attirée au dehors, nous faisons l'hémostasie préventive. Cette manœuvre est difficile à cause du siège de la tumeur sur le tiers postérieur de la langue. Pour éviter l'écoulement du sang vers les voies aériennes, nous introduisons entre les joues et les arcades dentaires des éponges montées sur des pinces. Nous disséquons ensuite la tumeur avec le bistouri, et bien qu'elle semble très limitée, nous enlevons largement les parties voisines, en prenant soin d'appliquer des pinces hémostatiques sur les vaisseaux à mesure que nous les sectionnons et de changer de temps à autre les éponges montées. Malgré les difficultés du manuel opératoire, l'ablation fut faite rapidement et sans perte de sang. L'opération terminée, il reste une vaste perte de substance sur laquelle nous laissons 5 pinces hémostatiques pendant vingt-quatre heures. Pas d'hémorragie consécutive,

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