‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 143 sur 272 · Sonde n° il. Sortie 14 sur sa demande · texte numérisé non relu

Sonde n° il. Sortie 14 sur sa demande

Obs. CCCXXVII. — R. inflammatoire. Dilatation progressive. — Finck (Michel), cinquante-six ans, cordonnier, entre le 28 décembre 1878, salle Saint-Augustin, 79.

Bonne constitution. Trois blennorrhagies, la première en 1840, la deuxième trois ans après, la troisième en 1851. Cette dernière fut plus rebelle au traitement par les injections au tannin. Jusqu'en 1873, la miction avait été normale. A cette époque, il commença à

avoir de la dysurie, le jet d'urine était très faible, quelquefois môme il tombait sur le bout des pieds. Cet état de choses dura un an environ, puis, sans aucun traitement, le malade éprouva moins de peine pour uriner, le jet devint plus fort, mais ne fut jamais projeté aussi loin qu'auparavant.

Il y a un an, la miction est redevenue difficile et douloureuse ; sentiment de brûlure le long du canal, jet d'urine de plus en plus fin, et depuis deux mois, le malade n'urine que goutte à goutte. Il a parfois de l'incontinence d'urine, et c'est ce qui l'amène à l'hôpital. Pas de sang ni de pus dans l'urine.

Nous introduisons dans l'urèthre une sonde n° 6 qui est arrêtée à environ 12 centimètres du méat.

On prend successivement les nos 5 et 4 qu'on ne pâment pas à faire franchir le rétrécissement.

La sonde n° 3 s'engage, mais est très serrée. On ordonne au malade de la garder quatre heures.

Ie' janvier. — On peut faire pénétrer le n° 4 très facilement. On le retire pour introduire le n° 5 qui, après quelques difficultés, finit par passer. Le malade urine toujours goutte à goutte.

3. — Sonde n° 5 ; le n° 6 ne peut être engagé dans le rétrécissement.

Page 1