‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 144 sur 272 · Sonde n · texte numérisé non relu

Sonde n

10. — Malgré les tentatives faites, on n'a pu pendant ces quatre jours obtenir le passage d'un numéro plus fort. Aujourd'hui on franchit le rétrécissement avec le n° 8.

Du 11 janvier au 17 on n'a pu arriver qu'au n° 9. Sort le 12 sur sa demande.

Obs. CGCXXVIII. — R. inflammatoire double. Dilatation progressive. Insuccès. Uréthroiomie interne. Guérison. — Francier (Henri), cinquantehuit ans, souffletier, entre le 14 mai 1878, salle Saint-Augustin, 6.

Sujet maigre, débilité, n'ayant cependant jamais eu de maladies graves. Deux chaude-pisses, Tune il y a vingt-trois ans, la seconde l'année suivante. Deux ans après cette dernière il fut pris brusquement d'ischurie. Cet état dura trois jours et la miction redevint facile, seulement le jet était projeté moins loin que d'habitude, puis peu à peu la miction nécessita tels efforts, qu'ils provoquaient la défécation. Venu à Paris, il se présenta dans le service de Velpeau où il fut admis. Quelques jours avant son entrée, et pour la première fois, il avait éprouvé un sentiment de brûlure pendant et après l'écoulement de l'urine. Il fut traité par la dilatation progressive et après deux mois de séjour à l'hôpital de la Charité, il sortait presque guéri. Le malade ne saurait se rappeler par quel numéro on commença la dilatation, mais il nous dit que M. Velpeau employa une sonde très petite, et qu'à sa sortie on en introduisait

de grosses. Depuis cette époque, c'est-à-dire depuis dix-neuf malade a continué h se sonder comme on le lui avait corn se sondait dans les premiers mois jusqu'à quatre fois par sei Mais après, il n'avait recours à la sonde qu'une fois par et quelquefois une fois tous les quinze jours. Le jet d'urine projeté assez loin, mais il n'a jamais été aussi fort qu'avant le de r affection.

Il y a trois mois, nouvelle rétention complète d'urine qui le lendemain. Gomme depuis il éprouve beaucoup de difficulté el la douleur pour uriner il entre à l'hôpital.

On introduit une sonde n° 2 qui entre assez facilement. La n° 3 est arrêtée à environ 10 centimètres du méat. Après quelqvtt tentatives elle franchit le rétrécissement pour être arrêtée de veau au niveau de la région prostatique. Enfin on parvient à

En examinant la prostate au moyen du toucher rectal, on sent qu'elle est plus dure et plus volumineuse qu'à l'état normal. L'urine est épaisse, d'odeur ammoniacale, et sédimenteuse. Cinq jours après l'entrée on arrive à faire pénétrer la sonde n° 7. L'urine présente le même aspect. Le jet d'urine est un peu plus fort; moins de cuisson pendant la miction. — Bain.

17 mai. — On essaie d'introduire la sonde n° 4 sans y parvenir.

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