Uréthrotomie interne. Sonde n° 16 à demeure
La guérison arrive sans accident et le malade sort le 11 juin 1878.
Obs. CCCXXIX. — R. cicatriciel au voisinage du méat. Excision de h aride; trois ans plus tard, dt/surie ; rétrécissement inflammatoire de la portion membraneuse. Dilatation progressive. Guérison. — DeJeau (Adolphe) vingt-six ans, serrurier, entre le 26 avril, salle Saint-Augustin, 17.
Quatre blennorrhagies : la première en 1869, la seconde, Vannée suivante, la troisième en 1873, la quatrième il y a dix mois. Dès 1872, il avait éprouvé de la difficulté à uriner à la suite d'une bride cicatricielle du méat. Pendant les années 1873 et 1874, il lit plusieurs séjours h l'hôpital Saint-Louis, pendant lesquels on tenta la dilatation progressive, sans obtenir d'amélioration sérieuse. Entre dans notre service, en 1875. Incision de la bride cicatricielle et dilatation avec les sondes [Clin, de 1875, obs. 544, p. 500). Ne se sonde plus après la guérison ; dix-sept mois plus tard il éprouve de nouvelles difficultés à uriner.
11 y a dix mois, il a pris une chaude-pisse qui a été guérie après un traitement de trois mois. Depuis le mois de janvier il éprouve des envies fréquentes et de la dysurie. Quand la miction a lieu, le jet est
URÊTHRE. 625
faible et il éprouve une douleur cuisante pendant et après l'écoulement du liquide. Cet état, fatiguant beaucoup le malade, l'empêche de •dormir, aussi a-t-il maigri notablement. Depuis six semaines, les choses se sont aggravées et il ne pisse plus que goutte à goutte. La première sonde qu'on emploie est le n° 4, mais qui est arrêtée à 40 centimètres du méat, par un rétrécissement qui n'existait pas lorsque le malade était dans notre service en 1875. Après de lentes tentatives, on finit par faire pénétrer la sonde qui est très serrée. On ordonne au malade de la conserver une heure. Bains tous les deux jours. On arrive à faire pénétrer le n° 16 et le malade sort sur sa demande au bout de trois semaines.
Obs. CGCXXX. — R. inflammatoire. Dilatation progressive. Velter (Girot), soixante-trois ans, fabricant de porte-monnaies, entre le 12 avril 1877, salle Saint-Augustin, 2.
Cet homme parlant à peine français, il nous a été difficile de connaître les antécédents. Nous croyons avoir pu comprendre qu'il a toujours joui d'une bonne santé et qu'il n'a eu qu'une chaudepisse il y a vingt-cinq ans, que depuis seulement quatre ans il a de la difficulté à uriner.
12 avril. — L'ayant fait uriner devant nous, on a pu constater que le jet était petit, saccadé et n'était obtenu qu'avec d'assez grands efforts. Pas de sang dans les urines.
On introduit dans le canal une bougie n° 15 de la filière de Bénas, elle pénètre facilement jusqu'au niveau du bulbe où elle est arrêtée. Une bougie n° 14 franchit le rétrécissement, mais elle est très serrée, et pendant son passage le malade accuse de la douleur. Elle est gardée pendant quatre heures.
43. — Le il0 14 franchit plus facilement le rétrécissement, mais l'introduction du n° 15 n'est pas possible.