Le n° 13 ne peut franchir le rétrécissement. — Bain
8. — Le malade, menacé de perdre son travail, demande sa sortie et promet de venir de temps en temps se faire sonder.
Obs. CGGXXV. — Rétrécissement inflammatoire. Dilatation progressive. Urétkrolomie interne. Guérison. Nouveaux accidents au bout é quatre ans. Dilatation progressive. Pneumonie intercurrente. Mort. Poutier (Isidore), soixante-huit ans, entre le 2 janvier 1878, salle Saint- Augustin, 70.
et les cuisses. La malade qui avait été très bien réglée jusi vu ses règles cesser il y a deux mois. Depuis une année •a elle a perdu les forces et l'appétit ,
général est mauvais. La malade a des tumeurs multiples lea à la peau, situées au-devant de la poitrine, à la base du dans le creux sus-clavïculaire de chaque côté; mais surtout à Ebe où il existe un énorme ganglion. Les ganglions axillaires sont : milieux dans l'aisselle gauche, du coté qui n'avait pu cLé I u meurs analogues dans le dos. La plus volumineuse, grosse time une noix, siège au-devant du sternum et des deuxième et cartilages costaux du côté droit. Cette tumeur, dure au sans fluctuation, est adhérente à Tos et aux cartilages; la u n'adhère pas à son niveau.
ur d'autres tumeurs moins développées, entre autres sur un noyau occupe le sein gauche» la peau est violacée, adhérente, et menace er.
Quelques petits noyaux siègent aussi sur la paroi abdominale, et
i sur la partie supérieure et interne de la cuisse gauche. Les gan-
mguinaux sont peu volumineux.
Il existe une exoslose mousse, aplatie, sur le bord interne de
iTin» gauche, un peu au-dessus de l'épitrochlée, La malade
prétend qu'elle ne souffre en ce peint que depuis le développement
de ces glandes.
Il n*v a jamais eu d'accès d'oppression; la respiration s'entend des de»i de î;i poitrine, elle est un peu plus faible à droite.
On M trouve rien au cœur.
/ . — La malade est prise de vomissements glaireux qui reriennent à chaque instant. Frissons plusieurs fois par jour. L'état général devient plus grave. Cependant pas de lièvre. L'oppression Mt considérable.
iSjfwrtfr. — L'état de la malade s'aggrave; les extrémités sont froides; l'algidilé est complète, l'oppression croissante; la voix presque éteinte.
À l'auscultation de ta poitrine on trouve quelques râles humides à
la base des deux poumons, en avant et en arrière. Les battements
du cœur sont plus faibles (l'oppression est due, probablement, à la
pression des pneumogastriques par les ganglions du cou). Res-
48, Mort à neuf heures du soir par asphyxie, en pleine
connaissance.
Autopsie. — On trouve une tumeur située au-devant du sternum;
tumeur est disséquée. Elle perfore les deuxième et troisième
n;es intercostaux droits et adhère au bord antérieur du poumon
droit.
Les poumons n'ont d'ailleurs d'autre adhérence que celle formée
622 OBGANES GÉMTCHJMrUÎRES.
pinay (Roger), cinquante-deux ans, ancien officie r> entre le 19 décembre 1877, salle Sainte-Marthe, 19. Alcoolique.
En 1844, blennorrhagie ayant duré trois mois. En 1350, sensation de brûlure Le long du canal pendant la miction qui s'opère difficilement. Jet d'urine n'allant pas à plus de 5 centimètres au delà des pieds. Cet étal dure pendant environ deux mois, puis, sans traitement, le jet d'urine est projeté sans efforts presque à la limite ordinaire. En 1862, le jet d'urine redevient faible et petit ; miction labo» rieuse. Dilatation progressive, bains de siège, frictions sur le périnée avec une pommade helladonée, abstinence de boissons alcooliques. Mieux sensible pendant trois ou quatre ans, mais le malade, fatigué du traitement, reprend ses habitudes de café. Jusqu'en octobre dernier, sans uriner facilement, il arrivait cependant à vider presque complètement la vessie. Depuis ce moment l'urine sort in* volontairement goutte à goutte.
Entré le 19 décembre dans notre service, on essaie d'introduire des bougies en commençant par le n° 3. Impossibilité absolue, de môme pour les nM 2 et 1. Pendant plus de dis minutes, l'interne du service fait des tentatives avec ce dernier numéro sans réussira franchir le rétrécissement qui se trouve à environ 4 centimètres du méat.
Nouvelles tentatives sans plus de succès et ce n*est que le 3 janvier 1878 qu'on arrive à faire passer la bougie na 1.
Les jours suivants on essaye en vain un numéro plus élevé. I/urine est mélangée de sang, et le malade éprouve de vives douleurs pendant la miction.
7 janvier. -r-La sonde n° 2 franchit le rétrécissement et est laissée & demeure. Bains.
8 — Sonde n° 3 passe, avec frottement ; elle est également laissée à demeure. Bains.
9. — Sonde n° 4, maintenue à demeure. Bains. L'urine de la veille contient un peu de mucus.
10. — Sondes n0B 5 et 6 passent très facilement. Le n° 7 franchit le rétrécissement, mais est serré.
11. — Sonde n° 8. Le malade se lève une partie de la journée.