‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 193 sur 272 · La malade sort guérie · texte numérisé non relu

La malade sort guérie

Obs. XCDL — Polype utérin sphacclc. Arrachement avec te t/r Delahaye (Cécile), soixante-six ans, journalière, entre le 25juill< salle Sainte-Marthe» 45.

Pas d'hérédité; bonne santé dans l'enfance Jamais de maladiesfP» ves. Menstruation régulière de quatorze à quarante-trois ans. I fanl bien portant, pas de fausses couches. Il y a six mois la miladl commença à éprouver une sensation de pesanteur du côté du pttt bassin, avec douleurs sourdes, conlusives, irradiées aux lorn l'ombilic et à la racine des cuisses. Peu après elle eut une méLrorrhagie qui l'enraya d'autant plus que les règles n*. venues depuis vingt-trois ans. Depuis, ces métrorrhagies se repi sïrent à intervalles irréguliers ; d'abord peu abondantes et de i durée, elles devinrent par la suite profuses et prolongées; depur mois l'écoulement sanguin est continu. L'état général s'est rapide ment altéré, la malade a maigri, perdu ses forces, elle vient an d'hut à l'hôpital dans un élat déplorable.

25 jnillrt. — Ecoulement continu par le vagin d'un liquide si* nieux, mélangé de sang, d'odeur extrêmement fétide. Au loucher on sent au niveau du col une tumeur du volume d'une orange. ramollie! friable, dans laquelle pénètre le doigt. Le musea* de tanche est aminci, étalé comme au moment de l'accouchement. Li lèvre postérieure est libre et saine. La lèvre antérieure est coin ment masquée par la production morbide qui semble tout d'abord O implanter. Mais à un examen plus attentif on reconnaît que la ta ineur s'engage par un pédicule volumineux dans le col utérin et qtfc

est indépendante des lèvres du museau de tanche. L'accollement entre les parois de la cavité du col et la surface du pédicule de la tumeur est si étroit qu'il est impossible d'introduire même le cathéter utérin entre les deux surfaces. L'examen au spéculum confirme ces données, il démontre en outre que la surface du polype est noirâtre, déchiquetée et d'aspect gangreneux. Le toucher rectal combiné avec le palper hypogastrique permet de reconnaître que le corps de l'utérus a conservé ses dimensions, sa forme et sa direction. Les ganglions des diverses régions sont sains. La malade éprouve des douleurs vives, aiguës, déchirantes, insupportables, exagérées par le toucher vaginal, irradiées aux lombes, à l'hypogastre et à la racine des cuisses. L'état général est inquiétant : maigreur extrême, anémie, teinte verdâtre des téguments, cachexie. Le diagnostic ne saurait être posé qu'entre une tumeur maligne et un polype sphacélé.

29 juillet. — Chloroforme. La tumeur est tellement ramollie, que nous essayons de la détacher avec le doigt. Cette tentative est suivie d'un plein succès et amène l'expulsion d'un polype fibreux sphacélé avec son pédicule. Les jours suivants, injections avec l'eau légèrement alcoolisée. Faible écoulement sanguin. L'écoulement sanieux fétide a complètement cessé. Quatre jours après l'ablation du polype, toute espèce d'accident a cessé du côté des organes génitaux; les douleurs ont disparu. La malade mange avec appétit, boit bien et reprend peu à peu ses forces et son embonpoint. Elle sort, le 15 août 1877, complètement guérie et avec un état général très satisfaisant.

Obs. XCDII. — Polype fibreux de l'utérus. Ablation par ligature du pédicule. Guérison. — Serre (Angélique), quarante ans, sans profession, entre le 27 juillet i877, salle Sainte-Marthe. Bonne santé habituelle. Menstruation régulière de seize à trente-huit ans ; un enfant bien portant de quatorze ans. Jamais de maladies graves. Depuis deux ans, troubles de la menstruation : les règles tout d'abord venaient à l'époque régulière mais sous forme de métrorrhagies et s'accompagnaient de douleurs lombaires et abdominales. Plus tard, les métrorrhagies devinrent plus fréquentes et plus abondantes, leucorrhée dans les intervalles. Les douleurs deviennent continues et s'accompagnent d'une sensation de pesanteur du côté du petit bassin. Jamais la malade n'a perdu de morceaux de tumeur.

27 juillet. — Écoulement leucorrhéique rosé, très abondant, sans odeur spéciale. Érythème vulvaire. Au toucher vaginal on sent à la hauteur de deux phalanges, une tumeur volumineuse, dure, solide, résistante. Les dimensions et la forme sont celles d'un œuf d'autruche. Le pédicule s'engage dans l'orifice du col et remonte à une telle hauteur qu'il est impossible d'atteindre avec le doigt la surface d'implantation. Le museau de tanche est sain, il en est de môme de

éprouve des envies fréquentes d'uriner, de la gêne de et de la constipation habituelle. Les organes thoracï minaux sont sains, L'état général est satisfaisant, ma rhagies et la leucorrhée continuelles ont affaibli la terminé un état anémique contre lequel il faut se hâter avons affaire à un polype fibreux.

4 août. — Chloroforme. La malade étant couché lit d'opération, les genoux Uéchis sur les cuisses et le le bassin, nous passons une anse de fil de fouet sur le la tumeur à l'aide d'une sonde courbée, d'après notre bituel. Nous lions ensuite ce pédicule à laide du construit par Mathieu. La malade est reportée dans de réaction fébrile; la malade garde le repos complet. on resserre la ligature. Application de glace sur iabd< liOBl frrijupiites. Dès le treizième jour suppu ration extrêmement fétide» entraînement des lambeaux de lu

12 août (huit jours après la ligature). — Expulsion d La malade garde encore le lit pendant trois jours. On injections. Pas d'accidents Con*4cutiff.

15 août. — La malade sort guérie.

Obs. XCDIIL — Polype fibreux de t*u(érus faisant sa vagin. Ablution par torsion. Guérnon. — Sunel (Elisabeth cinq ans, cuisinière, entre 1** 2'J mars 1878, salle Saint

Pas .d'hérédité. Bonne santé dans - renfonce, Menstrua ileaeUa à quarante-quatre ans. Neuf enfanta; six sont m ou de la rougeole. Depuis huit mois, troubles de la mon règles sont devenues plus abondantes; puis les périodes proche es t enfin le flux sanguin est devenu presque en

MEMBRE SUPÉHIEUR. 8*3

juments, s'étendant assez loin vers les parties profon- *ïos; ceux-là sont d'un diagnostic beaucoup plus difficile: -*est à cause de cela que l'on a pu commettre des erreurs et

KOnner comme lipomes des collections liquidés enkystées, » Chez le malade actuel les choses ne se passèrent pas tout fait comme dans la majorité des cas : ainsi, le lipome, aperçu lorsqu'il avait à peine le volume d'uue fève, grossit ^\fi une rapidité extrême, et malgré cela ne détermina ni douleur ni troubles sensitifs ; il était mobile sous la peau et inquiétait pas le malade autrement que par son volume et

motrice qu'il produisait.

Nous faisions avant de l'enlever les considérations sui- 10 les, qui pourront servir de complément à celles qu'on Mit de lii Les tumeurs solides de celle région, à part certaines variétés de lipomes et de tumeurs embryoplastiques, peuvent élre éliminées eu raison de leur consistance qui est plutôt liquide.

Comme, dans le cas actuel, cette consistance est honiogèm.\ on ne peut guère songera un kyste développé dans une autre tumeur. En supposant qu'elle soit kystique, nous ne pourrions songer aune adénopathie parce qu'elle ne présente

Ipas de bosselures distinctes et n'occupe pas le centre même de la cavité axillaire.

Comme elle n'est ni réductible, ni pulsalile, comme elle est plus rapprochée de la paroi antérieure que de la paroi postérieure, il n'y a pas lieu de supposer qu'elle dépende des vaisseaux ou des nerfs de la région.

11 est probable que nous avons affaire à un lipome mou, toppé dans le tissu cellulaire sous-aponévrolique. Une incision exploratrice, en nous montrant l'aspect propre du il morbide, fixera notre diagnostic, »

Parmi les observations relatives à lavant-bras, nous devons signaler lobs, XDU. 11 s'agit d'une pustule maligne, développée chez un garçon boucher âgé de vingt-quatre ans; on pourra la rapprocher de celles de la face rapportées précédemment (Obs. CDXXXVI-CDXXX\ïl);de celles de

09 1 ORGANES GÉNITO-URltf AIRES*

ments, Quinze jours après, violentes douleurs expulsives; elle rend trois débris de tumeur, dont le plus gros a Je volume d'un attifé* poule; ces débris étaient durs, arrondis» sans odeur particulier

15 mai. — L'abdomen est augmenté de volume. On sent à tmws la paroi une tumeur arrondie, remontant h deux travers de doifl au-dessus de l'ombilic; tumeur unie, sans bosselures, un peu prof minenle à gauche. Elle est indépendante des parois abdommilfc se déplace et semble faire corps avec l'utérus.

Au toucher vaginal: col dans Taxe normal, non abaissé ; il e-: large, entr ouvert, et laisse facilement passer la première phalanit Le doigt rencontre une tumeur intra-utérine dure, et paraiotïH remplir toute la cavité; on ne sent pas de pédicule. Envies fréquente d'uriner, constipation opiniâtre. Les membres inférieurs ne wti plus œdéiuatiés. Extrême pâleur de la face et de la peau, auto» prononcée.

âO mai, — Douleurs abdominales très vives, douleurs exptiUire Pas de métrorrhagïe.

21. — Expulsion d'une tumeur du volume d'un gros marron, ir rundie, très dure. À la coupe, aspect de tissu musculaire avectradu« fibreux.

22* — La malade éprouve un grand soulagement.

25* — Plus de douleurs.

8/uifi. — Elle quitte lé service.

Ous. XCDV. — Corps fibreux intra-utérin* Métrorthagies àh+ dan tes, Ablation de la tumeur par ligature du pédicule* Guérhon. — Û* Marly (Àngéline), trente-cinq ans, ménagère entre le l*r mars i^ salle Suinte-Marthe, 38 ,

Femme grande, bien constituée, anémique. Pas d'hérédité. lto« truation régulière de douze à vingt-sept ans. Les règles durais trois jours, étaient abondante?, fortement colorées et mélangées i des caillots; nullipare.

Il y a huit ans, la malade commença h ressentir du côté de IV ter us des douleurs sourdes, exacerbantes, irradiées ans cuisses * l'ombilic et aux lombes. Les règles, tout en conservant leur régnli* rite, se prolongeaient quatre, cinq et six jours, et s'accompagnait de malaise général, courbature, vomissements, état qui forçait I malade à garder le lit pendant la période menstruelle. Dans Tinter* valle, leucorrhée abondante* décoloration parfois blanche, plat sut" vent rosée, sans odeur spéciale.

Peu à peu tous ces phénomènes s'accentuèrent, les douleurs devinrent plus vives et s'accompagnèrent d'un sentiment de pesanteur dans le petit bassin* La constipation devint habituelle, la matai* n'allait plus à la selle que par des lavements ; miction normale. Mi douloureuse mais plus fréquente et moins abondante que d'orfr

naire. Les métrorrhagies se succédaient à intervalles de plus en plus rapprochés, et duraient parfois dix. jours, parfois six semaines. Bientôt la malade perdit ses forces et son embonpoint, elle fut obligée de garder continuellement le lit. Céphalalgie opiniâtre, vertiges, bourdonnements d'oreilles, dysphagie, parfois nausées et môme vomissements. Le caractère devint inégal, irritable. Malgré un traitement tonique et reconstituant bien entendu, la malade ne put échapper à un état de chloro-anéraie extrême. Pendant longtemps, tous ces accidents furent attribués à une métrite chronique et traités comme tels. Mais dans les derniers temps, un médecin constata la présence d'une tumeur intra-utérine, et conseilla à la malade d'entrer à l'hôpital.

1er mars. — Pas de déformation sensible de l'abdomen; la région hypogastrique a conservé son volume et son aspect. Écoulement continu par la vulve et le vagin d'un liquide leucorrhéique jaunâtre, altéré, d'odeur repoussante. Au toucher, le vagin a conservé sa forme, son calibre, sa direction; ses parois ne donnent en aucun point de sensation anormale; la température n'est pas élevée.

Le col de l'utérus ne présente ni ulcération, ni saillies, mais il semble gras, hypertrophié, plus ferme qu'à l'état normal. L'orifice inférieur est légèrement entr'ouvert, mais pas suffisamment pour admettre l'index. Les culs-de-sac antérieur, postérieur et latéraux paraissent légèrement abaissés ; leurs parois sont intimement accolées à la portion sous-vaginale du col; la face postérieure de l'utérus refoule la paroi antérieure du rectum. En combinant le toucher vaginal avec le palper abdominal, on sent que l'utérus esl plus volumineux qu'à l'état normal, il déborde notablement le détroit supérieur du bassin, tout en conservant sa direction. Il est distendu, lobule, du volume du poing; sa surface lisse, unie, sans bosselures apparentes, ne donne insertion à aucune tumeur sessile ou pédiculée. L'examen au spéculum confirme les données obtenues par le toucher ; il démontre en outre que les lèvres du museau de tanche sont turgescentes, hypérémiées, violacées. L'orifice du col est oblitéré par un bouchon muqueux, comparable à celui qu'on observe dans certaines formes de métrite. L'hystéromètre permet de constater la présence d'une tumeur intra-utérine, très consistante, implantée assez haut vers le fond de l'organe. Mais l'instrument ne passant qu'avec difficulté entre les parois de la tumeur et celles de l'utérus, nous ne prolongeons pas cet examen de crainte d'accidents. 11 suffit amplement, d'ailleurs, pour nous permettre d'assurer l'existence d'un corps fibreux intra-utérin. L'état général est déplorable, les troubles digestifs, les métrorrhagies et la leucorrhée entretiennent l'anémie et menacent de plonger la malade dans le marasme. 9 mars. — Chloroforme. La malade est couchée sur notre lit

nous servons ensuiie ue j instrument que nous a vous u par M. Mathieu. A l'aide des sondes, nous remarquons < tation du polype est large et, qu'elle se fait sur le fonc L.l ligature exige à peine quelques secondes, malgré le tumeur beaucoup plus grand que nous ne l'aurions supi bord — volume plus considérable qu'une tète de fœtus ligature effectuée, la malade est reportée dans son lit. I caoutchouc est laissée à demeure dans la vessie. A pai ration, tout écoulement sanguin a cessé. Dès le lendem^ commença ii s'exfolier et donna lieu à un écoulement \ abondant. Une grande partie de la tumeur put s*élimi putrilage. Chaque jour on faisait plusieurs injections v l'eau alcoolisée phéniquée, et Ton serrait la ligature | petit treuil disposé à cet effet à l'extrémité inférieure Pour prévenir tout accident périLuuéal, nous appliquai moment de la chute de la tumeur de la glace sur l'a! eut peu de réaction sur l'étal général. Le lendemain d la température atteignit 38°, 4 dans la soirée, le pouls suivants, température et pouls ne dépassaient physiologiques. L'appétit, d'auord légèrement dément bon. Le sommeil fut toujours calme el réparateu tomba le cinquième jour et, à partir de ce moment, ment vaginal cessa; la malade reprit à vue d'œil ses forci bon point

Elle quitta le service le 20 mars 1878, douze jours après Obs. XGDVL — Corps fibreux développé dans la nu

Lssaient plus h ncntdirainué, r

iieuoue luptoEim.

île. Le développement de cette tumeur s'est lentement en ne déterminant d'abord que des fourmille- 'Uts dans les doigts et de Fengourdissement au niveau du coude V.k guiU de grands mouvements des bras; mais depuis deux mois ^> malade éprouve en outre des douleurs lancinantes au niveau de la * Tueur. Ces accidents la déterminent à entrer à l'hôpital.

laie. — La paroi antérieure de l'aisselle droite est le siège

mue tuméfaction bien circonscrite. La peau présente une colora-

mcée qui tranche nettement sur les parties voisines. On voit

ansparenee les veines sous-cutanées bleuâtres, peu dilatées, du

«luine d'un stylet de trousse. Pas dVedème de voisinage. Au tou-

on sent du côté de Faisselle que la tumeur a le volume et la

d'un ceuf de poule, sa consistance est dure, élastique, non

tante, et rappelle celle des ganglions atteints d'inflammation

nique. Elle est lisse et unie, sans bosselures apparentes, parait

de l'aponévrose qui la bride, tille répond en avant

an grand pectoral, en dedans à la paroi thoracîque. Son côté externe

wt longé par l'important faisceau vasculo-nerveux de la région. Rien

d'anormal dans Faisselle du côté opposé, rien dans les ganglions du

cou. Les organes thoraeiqucs et abdominaux sont sains. Etat général

tttisfaisant.

16. — Chloroforme* La malade étant couchée sur le dos» la Uta

née du côté gauche, le bras droit dans l'extension, nous faisons

4 la surface de la tumeur une incision verticale, dirigée du milieu du

»rd antérieur du grand pectoral dans la direction de l'angle de l'omoplate, oblique par conséquent de haut en bas et d'avant en arrière, de Façon qu'après l'ablation de la tumeur, le pus puisse s'écouler avec facilité. Dès que la tumeur est mise à nu, nous constatons t comme nous l'avions prévu, qu'il s'agit d'un ganglion dont la I-liuii est rendue difficile parles adhérences inflammatoires avec le tissu cellulo-adipeux et les muscles de la paroi antérieure et postérieure de l'aisselle. Aussi nous ne pouvons nous servir de la spatule et du doigt, et nous sommes constamment obligés de recourir au bistouri en pinçant les vaisseaux a mesure que nous les divisons, enlevons de la sorte un ganglion du volume d'un œuf de poule, presque détruit par la suppuration et réduit à une coque é[> friable. Un autre ganglion, du volume d'une châtaigne,

adhérent a la partie supérieure, et deux ou trois autres du volume d'un pois sont de môme enlevés. Ils sont aussi infiltrés de pus jaunâtre el caséeux. L'opération, en raison des adhérences, ne peut ôtre terminée rapidement; néanmoins elle est conduite à bonne lin, sans perle de sang, grâce à nos pinces hémostatiques.

L'opération terminée, nous réunissons les lèvres de la plaie à l'aide de 8 points de suture métallique, en ménageant à la partie

grâce au précautions que nous prenons de faiiv applications continues de glace, et des lavages quo légèrement alcoolisée.

91 met, — La malade peut retourner chez elle nous voir d'ici quelque temps afin que nous puissio marche de la tumeur. Va p;is été revue depuis.

Obs. XCDVI1. — Corps fî?<ra \*ttipte* av

vagin d'un fibrome du vohanê d'une tête tic fœtus. JLiga delà tumeur* Guérison. — Hardy (Jeanne), trenLe-six i entre le 12 juin 1818, salle Sûïnlft-Mtrthâ, 48. F profondément anémique. Pas d'hérédité. Jamais de r dans l'enfance. Réglée depuis l'âge de dix-se jusque il y a dix mois. Mariée, nullipare. Il y a chute dans laquelle le bas-ventre porta sur le A éprouva au moment de l'accident de vives douleurs, ncr pendant trente-six heures, ensuite elle éprouva BIC&1 et de l'incontinence d'urine. Ces accidents peu. Doux mois plus tard, le ventre augmenta rabllei douleurs dans le bas-ventre, les Un médecin appelé sur-le-champ rétro-utérine, et lit une ponction vaginale qui donn; iptes cuillerées de sang pur vermeil. Deux jours apr< ers acridfuts les règles apparurent, s'accoiopleurs et furent plus abondantes que de coutume. En la malade était obligée de prendre le lit; fièvre, nau nients, douleurs abdominales généralisées, s'exasp sîon et les mouvements; pt qvplicali

la région hvnngnstrifrnft. La m.nlndrt Pnl soi^nét* i*h^i

3pt a tr

du uleurs, irouva <

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Augmenta rabEtam

régions lombaires porta le dia-

vre a conservé sa coloration et sa structure normales, on ne lans son épaisseur ni veines dilatées, ni vaisseaux de nouvelle lion. Par le toucher on reconnaît que sa température est la i que celle des parties voisines, elle ne contracte aucune adhéavec la tumeur. Celle-ci est uniformément dure, ne présente ni ramolli, ni fluctuation. Sa consistance rappelle celle du tissu ix et présente une certaine élasticité ; elle est formée de deux » volumineuses distinctes, qui sont elles-mêmes bosselées et le constituées par plusieurs ganglions agglomérés. La masse sure est très mobile sur les couches profondes, la supérieure u contraire adhérente et semble fixée au sommet du creux ire par une sorte de pédicule remontant vers le faisceau vasculo-. ux. Les ganglions des autres régions sont sains. wriL — Le malade étant endormi par le chloroforme, nous s une incision parallèle au grand axe de la tumeur et en sant les extrémités. Les lèvres de la plaie sont ensuite rées au moyen de pinces hémostatiques pendant que Ton tente léation de la tumeur avec le bistouri et le doigt. Les premiers ; de l'opération ne présentent pas de difficulté, la tumeur bien circonscrite et peu adhérente dans sa partie inférieure, juand on remonte vers le creux de l'aisselle, on rencontre des igemenis très adhérents, dont la dissection demande le plus soin. L'un de ces prolongements, assez volumineux, s'implante s vaisseaux axillaires et ne peut être détruit qu'au prix d'une lieuse attention.

onze pinces hémostatiques qui avaient été appliquées pendant

ation, quatre seulement sont laissées en place. Réunion des

tiers supérieurs de la plaie au moyen de six points de suture

Iique, le tiers inférieur est laissé libre pour permettre les pan-

its et l'écoulement du pus.

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