‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 209 sur 272 · FACE · texte numérisé non relu

FACE

Teinte rouge, érysipélateuse de tout le nez gonflé. La tuméfaction est exactement limitée aux sillons qui le séparent des joues et des lèvres. La peau est chaude; sur beaucoup de points on toi t sortir du pus blanc, épais, principalement sur l'aile gauche, à l'extrémité des os propres, et sur la partie latérale gauche. En ces points la peau est comme criblée; en d'autres points, les tissus sont ramollis et il existe de la fluctuation à foyers multiples. On fait plusieurs incisions qui réunissent tous les orifices ; il sort du sang en abondance : cataplasmes. Les jours suivants la peau se recolle rapidement. Le malade demande à sortir le 17 mars. Le nez est encore volumineux.

L'examen de l'urine n'a révélé l'existence ni de sucre ni d'albumine.

Obs. CDXXXVI. — Pustule maligne de la face. Cautérisation au fer rouge le huitième jour. Guérison. — Prin (Alphonsine), quarante-sept ans, ménagère, entre le 14 septembre 1877, salle Sainte-Marthe, 43.

Forte constitution. Bonne santé habituelle. Le 7 septembre, dans l'après-midi, elle écorcha un petit bouton prurigineux, situé sur la joue droite au niveau du sommet de l'alvéole de la canine supérieure et dont le début est passé inaperçu. Elle ne se souvient pas d'avoir été piquée par une mouche. Elle n'a touché ni viande, ni laine, ni plume, ni crins. Dans la journée le bouton a augmenté de volume, un peu de sérosité est sortie par l'écorchure et le prurit a persisté. La région parotidienne droite se tuméfie pendantla nuit. Rien à noter jusqu'au 10 à quatre heures du soir. Durant cette période, pas de symptômes généraux, pas de fièvre, appétit conservé, sommeil tranquille. Dans la soirée du 10, frisson et fièvre, la malade est obligée de se mettre au lit. Point noirâtre à la place de l'écorchure, le prurit a complètement cessé ; la tuméfaction s'étend à la région sous-maxillaire droite. La nuit est assez bonne. Le 11 et le 12, fièvre intense, la malade garde le lit, perte complète de l'appétit, sommeil troublé par des rêvasseries. La tuméfaction s'accentue, mais reste localisée à la joue et aux régions parotidienne et sous-maxillaire ; la lèvre, le nez et les paupières conservent leur aspect normal; l'eschare grandit. Le 12 au soir, le mari de la malade, effrayé de cet état, l'emmène chez un pharmacien qui se déclare incompétent. Le 13, fièvre moins forte, les symptômes généraux s'amendent, la malade se lève et travaille un peu. Symptômes locaux stationnaires. La malade remarque un cercle de vésicules autour de l'eschare. Nuit assez calme.

14 septembre. — Elle voit un médecin qui l'envoie à l'hôpital. Disparition des symptômes généraux.

15. — La pustule maligne est des plus nettes. Eschare centrale noirâtre, cercle complet de vésicules remplies d'un liquide trouble ; quelques-unes se sont affaissées ; à leur place, desquamation épithé-

liale. La tuméfaction des régions parotidienne et sous-maxî moindre que les jours précédents, au dire de la malade. Pi vre, un peu d'appétit Cautérisation de la pustule au fer rouge

sèment plié nique.

!G. — Même pansement, le mieux s'affirme, l'œdème dis Appétit et sommeil calme. L'escbare tombe le lundi. \\ plaie circulaire du diamètre d'une pièce de un franc, assez i et recouverte de bcwirgeonfl charnus de bonne nature.

18. — La malade quille le service ; elle vient se faire panser les deux jours. Guérison complète au bout de quinze jours, ResU une petite cicatrice, un peu déprimée.

Obs. CDXXXV1L —Pustule maligne] de fa face, bactéridtes dmi k sang. Incision cruciale et cautérisation avec le sublimé cor r tériiûn.

— Lebouvier (Henry), vingt-sept ans, garçon boucher, entre le juin 1877, salle Saint-Augustin, 74.

Ce garçon est d'une constitution très robuste; il travaille dansuoe boutique de la rue Saint-Denîs, ne va jamais à l'abattoir et manie simplement la viande qu'il débite, jamais les peaux des anim raconte qu'il a épluché ces jours derniers, pendant les grandes chaleurs, des rognures île morceaux avariés, sur lesquels i grosses mouches. Le mercredi 20 juin, vers trois heures de I midi, le malade sentil au-dessous de l'oreille gauche un peliJ qui était le siège de vives démangeaisons. Il gratta le bouton, et soir môme il y avaiL un peu de guntlcmenl tout autour. Néanmoins, le malade dormit bien pendant la nuit ; mais le lendemain, le gonflement avait considérablement augmenté. Ce jour-là, 21 juin, le fl du! cesser son travail à midi, à cause d'un violent mal de U

Laseconrle liait le malade ne dormit pasf et le surlendemain, rooii de quarante-huit heures après l'apparition du petit bouton, il sente à l'hôpital Saint-Louis, avec un énorme gonflement du de la joue.

Dans la journée du 22 juin, l'interne de garde, II. Avozou, le malade. Il constate autour du bouton ulcéré et noirâtre, une co ronne de petites vésicules remplies de sérosité. Il n'entervient p activement et se contente de faire appliquer des cataplasi région,

25 juin* — Le gonflement œdémateux du cou et de la joue est éttfftda. niulcmo du pavillon de l'oreille et des paupières du c gauche ; l'aii gauche est complètement lermé. Toute la i de la joue est gonflée* En bas, l'œdème se prolonge au d$U racine du cou; la paroi antérieure de la poitrine et la régi paule sont atteintes, 11 n'y a pas de bourrelet s'arrêtant brusuu ment à la limile de l'œdème,

lUi peu au-dessous du lobule de l'oreille gauche, existe une petit

MEMBRE JNFÉR1EUB-

**** ibe rsi étendue. La tumeur est indolente, mobile, on y sent delailucn. Si Ton fléchit la jambe, la tumeur cesse de faire saillie, maïs la sentir avec les doigts au fond du creux poplité, Dans la m de la jambe sur la cuisse, les tendons du demi-tendineux et ^u demi-membraneux dépassent la tumeur eu arrière, tandis que &odanl l'extension ces tendons sont recouverts par la tumeur qui un peu à la partie interne. La tumeur n'est pas réductible. Pas de changement de couleur à la peau. Pas de batte- Is dans la tumeur. Pas de point particulièrement douloureux dans irties voisines. H n'y a pas de liquide dans l'articulation du geet il n'y en a pas davantage lorsqu'on essaye de refouler le kyste,

n et applications de teinture d'iode.

tout. — Le malade sort de l'hôpital. La tumeur du jarret n'a pas

grossi ; elle est devenue seulement un peu plus dure, la jambe est un

raîde, la flexion plus gênée. Dans l'extrême flexion ta jambe

sse un angle d'environ 43°. Le malade doit revenir

faire opérer.

DXXXIL — Kyste développé dam la bourse séreuse gow-jacente nmrmt mêermô* Ponction* Compression ouatée, — Jost (Louis)» trois -, entre le 15 décembre 1877.

Bonne constitution, bonne santé habituelle, pas de scrofule. Il y i mois, les parents ont remarqué accidentellement, qu'il portait dans le creux poplité gauche une tumeur nmlle, indolente, du volume d'une noisette. Cette tumeur a depuis augmenté de volume, sans terminer d'accidents,

Itcembre. — Vers le bord interne du creux poplité» on trouve une tumeur arrondie, hémisphérique, du volume d'une noix. Peau légèrement tendue; un peu d'érythèrae dans toute l'étendue du creux poplité. Pas de vasrularisation anormale. Au loula tumeur est molle, fluctuante, irréductible ; sa cÔHiMt&6e est relie d'un kyste modérément distendu. Elle est sous-jacente au jumeau interne, dont les libres étalées se conli -aelent à la surface sans Tenlraîuer dans leur mouvement. La face profonde de la tumeur W| adhérente aux tissus voisins- Ni battements artériels, ni bruils anormaux. Pas de chloroforme. Après avoir détruit le parallélisme des UCbes qui recouvrent la tumeur, nous taisons a l'aide d'un petit trocart, une ponction qui donne issue à un liquide incolore, lim-

Iptds, niant, comparable à de l'albumine non eoagoléé, Lv kyste Fermait une cuillerée à bouche de ce liquide. L'opération terniinée, nous effaçons le pli cutané dans lequel nous avions porté le trocart et nous appliquons sur la petite plaie, un morceau de baudruche collodio nnée. Pansement ouaté compressif.

H est remporté Chez lui après l'opération, le bandage compressif sera maintenu. Trois semaines après, guérison complet*»

inférîei

sséter et jus

jusqu en avant du mass A juillet. — Le malade suri Je l'hôpital le 3 complète de leschare. Des bourgeons charnus de la plaie qui a 3 centimètres dans son diar et demi dans son diamètre transversal.

Le malade revient tous les jours dans la se Le 15 juillet nous avons trouvé la plaie déj environ un centimètre de profondeur, L'indura persistait encore «Ma partie inférieure.

Le sang examiné au microscope ne conteu ni granulations brillantes.

Ous. CDXXXV1II. — Sarcome de la région ma dfoit, — Caberle (Maria), trente-sept ans, jourr 1878, salle Sainte-Marthe, 55. Femme mai Pu d'hérédité (elle est la dernière née de 14 e tuberculose. Ophlbalmies dans l'enfance. H rage de 18 ans; un enfant bien portant, jar ves. Il y a douze ans, à la suite d'un coup de j l'œil gauche et qui détermina de la luméfaetio la conjonctivite, elle remarqua, au milieu du s inférieur, une tumeur du volume d'un pois complètement indolente. Cette tumeur futenl du bistouri, et la cicatrisation s'effectua rapi époque, la malade affirme avoir subi sept opéra récidivé sur place autant de fois. Ces opération val les de neuf à dix mois, la malade n'attendant dépassé le volume d'une petite noisette. Lfl < moins, elle patienta deux ans; la tumeur avait lorsqu'on en lit l'ablation. Dans aucun cas or forme, ce qui permet de supposer que les f graves et de courte durée. Chaque fois la ci rapidement et sans accidents, si l'on en excep inflammatoires aiguë* s du côté des ganglions dernière opération eut lieu il y a cinq mois à Tu dhc s'est effectuée avec une rapidité qui effraye à l'hôpital.

La région malaire gauche est déformée pa dépressions anormales, Du côté de la peau, on précédentes opérations; elles sont linéaires, ros que les tissus voisins, et démontrent qu'il n'a j a de substance notable du côté des téguments; I' reconnaîtra U nature de l'opération qui en a ment« Llle se compose d'une %ne cicatricielle la partie moyenne du sillon orbito-palpébral inft

tinuée par une gouttière dans laquelle on peut loger l'index* — ^bord interne du pied est beaucoup plus élevé qu'à l'état normal, de au niveau de l'articulation raétalarso-plialangienne du gm> ^Tteil qui se trouve au contraire sur un plan beaucoup plus inféles autres articulations des doigts, de telle sorte qm* «î,r- la station verticale, le pied porte presque exclusivement sur celte saillie et sur le bord interne, de même que sur la lace m!Y-- Tieure du gros orteil. Surviennent alors des durillons qui s'ulcèrent, pins se* cicatrisent pour se reproduire aussitôt après un excès de Aux deux avant-bras, on remarque une exostose de l'apophyse styloïde du cubitus, ayant débuté il y a quatre ans, L'exostusc du côté gauche est plus saillante, plus développée que celle du côté droit*

PEn outre, le malin de son entrée dans notre service, en conduisant une charrette chargée de bois, un morceau dont il évalue le poids h 10 kilogrammes est tombé et a atteint la partie antérieure de la jambe gauche, au point de réunion de son tiers moyen avec son tiers rieur. Contusion remontant presque jusqu'au genou et descendant a trois travers de doigt de l'articulation tibio-tarsienne. Large ecchymose à la partie moyenne de la jambe ; empâtement en ce point ; douleur très vive à la pression ; aucun signe de fracture môme incomplète. Repos au lit ; compresses d'eau blanche. Le durilulcéré est pansé avec de l'eau alcoolisée, 14 mars. — L'empalement a presque disparu. L'ecchymose passe du violet noir au rouge. Peu de douleur. On laisse le malade se lever et se tenir assis, ta jambe étendue sur une chaise.

2t. — Plus de trace de contusion, à peine une teinte jaunâtre de

u-au. Le durillon ulcéré se guérit lentement. Même pansement. 2!). — L'ulcération est complètement guérie. 31* — Le malade sort de l'hôpital.

Oms. DXXXV. — Développement exoféré du pied droit (A {fret ion etmfémVfl/e). Papilhmc ulcéré de la mat rire du troisième orteil, Ablution, Guértion. — Durand (Anatole), trente-deux ans, forgeron, entre le 20 avril 1877, salle Sainte-Marthe, 18. 11 est fort, vigoureux, sans antécédents pathologiques. Au moment de la naissance, le pied droit était beaucoup plus développé que le gauche, Celle différence s'est maintenue pendant la croissance sans jamais occasionner la moindre gêne. Travaille toujours debout, marche normalement, et a fait toute

»la campagne de ï 870 7 1 .

20 avril. — Pied gauche normal : 27 centimètres de longueur sur 25 de circonférence au niveau de l'articulation médio-tarsienne. Pied droit hypertrophié : longueur, 34 centimètres i/2; circuiil»rence, 31. Le bord externe du pied, les doux derniers orteils et leurs métatarses sont normaux. L'articulation mélatarso-phalangirnih n < st distante du talon que de 17 centimètre»-, les troispremiers doigts

t distai

et nous en pratiquons révidement, A la partie Déirons dans les fos ilea, Quatre pince

hissées Wl place pendant vingt-quatre heures. métallique réunissent aux téguments de la joue recouvrait la tumeur. Passage d'un drain dont l'angle inférieur de la plaie, et dont l'autre bo Pansement alcoolisé phéniqué et DMté COmpPB

Examen hisfologique. — La disposition généra de II himeur est lasricîilce. On voit au micr fusifonnes avec et sans noyaux t les élémen une matière amorphe très abondante. Vaisseai; n aires.

Dittt/iwiitîc kiêtotoçiguê* — Sarcome fibro-plas cellulaire à grandes cellules de Hindlleisch).

26. — TM=37*,G. S = 37°t8.— On enlève les rhagie, injections par le tube à drainage, mèm veille.

27. — Température et pouls normaux. Appéti On enlevé les lils le quatrième jour, lléuni

première intention. À partir de ce moment, la c

très rapidement, elle fut complète en dix-sept jou

le service le 12 juin 1878. 11 existe un peu d'eetrof

rétraction du tissu cicatriciel et une fenêtre, sou

qui l'ait communiquer les fosses nasales avec Tes

La malade rentre dans noire service le 30 ni

une nouvelle récidive sur place. Il y a un mois

dans Pangle formé par les sillons orbito-palpébr

jugal, et a évolué très rapidement sans détermine

môme époque, ulcération de la cornée du cftté

fonte de ToeiL Actuellement, la tumeur a le v

pigeon; elle est limitée en haut par le sillon or

rieur, en avant par le sillon naso-jugal, en arrièt

malaires des muscles zygurnatiques. Elle est o1

transversal. Sa surface est convexe, lisse et ni

apparentes ; elle soulève la peau sans lui ad hé

serve ses caractères normaux. Au toucher, la li

consistance sarcomateuse comme celle que n

il y a six mois. Sa face profonde est inlimemer

suus-jatent. Hien dans 1rs ganglions j>

hures.. La cavité orhï taire gauche est vide et

paupière supérieure qui se déprime au-devant

léger de la paupière inférieure; lorsqu'on écarte

voit que le fond de la eaulé e^l occupé par

de bon aspect.

MEMBRE 1NFÉRIEI H. 689

qui a porté si lace supérieure en dehors et sa face externe «k. Le ealcanéurn l'a suivie dans ce déplacement, La face postérelevée vers le bord postérieur du péroné, la face externe .Ta ride apophyse repose sur le sol. Le sommet de ïa malléole illanl ><uh la peao. La malléole interne s'appuie sur titéi ieure de la face interne du ealcanéurn. Subluxation dedans du cuboïde sur te ealcanéurn et du scapboïde sur , l.i li'lc «le cet os fait saillie sur la face d^iso-extcrne du i augmente la convexité. Le tarse et le métatarse ont couleurs rapports, mais semblent avoir tourné de dedans eu dehors nr d'un axe anléro-pûstérieur, de manière à ce que le bord cxprne «In pied repose sur le sol, le bord interne étant devenu supé- 11 est dïfiiciJe de connaître exactement l'état des os, de» «or* es articulaires, des ligaments, des muscles et de* aponévroses, t»;iïs nous savons que ces différents organes ont subi des désordres i Sèment profonds, qu'il est impossible de rendre au pied, par les procédés de douceur, sa direction normale. En elFet, quand ces posiieuses sont de date ancienne, comme dans le «'as présent, trouve allongement des tendons, ligaments et aponévroses disou raccourcissement avec résistance invincible de ces tissus ux, partout où ils sont depuis longtemps rétractés; déformation des r>s, hypertrophiés dans certains points, atrophiés dans d'autres; altération (\vs cartilages d'encroûtement; modification des synoviales tendineuses et articulaires. Les corps charnus des muscles sont euxmêmes modifiés, les uns sont plus ou moins complètement rétractés, d'autres sont atrophiés, on en peut rencontrer qui ont subi partiellement la dégénérescence flbro-graisseuse. Les troubles fonctionnels retentissent du côté des couches superficielles; des 1m développent au niveau des saillies osseuses qui portent sur le sol.

I bourses séreuses peuvent s'enflammer, suppurer et donner lieu

à des complications graves. Souvent les papilles s'hypertrophient les points où la peau est soumise au frottement; une variété date de papillôme à forme inflammatoire se développe et cievunt h iode plus avancée le siei:e il'uli cralions difficiles à guérir, parce que le malade est continuellement exposé aux causes qui les luîtes. S'il est possible de remédier à ces dillormités dans l'enfance par les moyens de douceur, tels que bandages ouatés lus au besoin inamovibles, appareils orthopédiques appropriés, il i est plus de même quand les désordres sont confirmés, H est alors de toute nécessité de faire la section des tendons ou des aponévroses dont la présence apporterait un obstacle invincible à tOUtS itive de redressement. Dans le cas actuel, c'est le tendon d'Achille qui oppose la plus grande résistance, et le seul moyen de la vaincre est la section sous-cutanée de ce tendon. Il ne faut rirn

7ea MALADIES DES RÉGI"

haut par le bord adhJrent.de la paupière infén soulevé; eu bat la tumeur descend dans la niveau du bourrelet gingival.

La peau qui la recouvre est rouge, tendue par des capillaires de nouvelle formation. Pu naît que la peau est mobile a la surface de contraire est intimement adhérente par tou profonde aux lissus sous jaeents. Elle est du lance sanninateuse et ne donne en aucun po tua lion ou de bruit de parchemin. Rien du c^ et de l'arcade alvéolaire; tontes les «lents de choira supérieure font défaut a l'exception molaire. L'inspection des foss»- easalei par 1 lu m nous démontre que la tumeur fait saillie profondément en haut vers la lame criblée de vers lTapûphyse ï&ygomatïque. Pas d'exophlhal la vision. L'odorat est conservé, mais le n ment.

21 mars. — Chloroforme. Hcmostasie p pinces placées sur la lèvre supérieure de et médian e et sur la sous-cloison. Éponges m vestibule de la bouche, pour éviter la chute < la télé est mainteuue un peu élevée pour la ment des mâchoires à l'aide de l'instrument di prises, nous divisons la lèvre supérieure sur I contournons laile du nez en suivant le silloi: base de la paupière inférieure. De Texlrén première incision, nous en dirigeons une autre le sillon jugo-palpébral, jusque sur Tus malai face profonde du lambeau ainsi tracé en ne c La face externe de la tumeur se trouve ainsi cédé de Nélaton. Nous détachons alors l'aile tumeur du côté interne. Puis, nous procédons bistouri et des pinces de Liston en allant I dedans, de manière à ce que les vaisseaux de 1 les derniers. Nous réséquons en dernier lieu 1 maxillaire, et la tumeur se trouvant isolée di luxons à raide d'un fort davier. La masse pi nous poursuivons un prolongement du côt jusqu'à la lame criblée. Compression exercée s saignantes à l'aide de grosses éponges» Sur I tiques placées pendant l'opération, deux sei demeure. Réunion et suture des lèvres de tallîques. Pansement alcoolisé.

%ijuin. — Souffrances assez vives au moindre mouvement. Insomk w^ Langue blanchâtre, peu d'appétit.

^ "J8. — Le gonflement a diminué ; douleurs moins vives; peut re- ^Pfifeèr les orteils ; l'appétit et le sommeil sont revenus.

ftf . — Pied assez sensible à la pression; plus de douleurs spontai9 gonflement encore assez marqué. Application d'un bandage *<ti«até et silicate.

13. — Le malade peut marcher appuyé sur une béquille. Départ 'pour Vincennes.

* Obs. DXXXVIÏI. — Plaie de la face dorsale du pied gauche. Cataplasmes. Cwérison. — Happ (Jean), cinquante-quatre ans, journalier, entre le 14 janvier 1878, salle Saint- Augustin, 80. Sujet amaigri par les privations et la fatigue. Sans travail, il a fait une longue route pour 'ma trouver, avec de mauvais souliers qui lui étaient trop étroits. 'En niveau du cou-de-pied, existe une plaie à bords irréguliers, de 1 centimètres. Tout autour, sur une étendue de 2 centimètres, rougeur, empâtement. La sensibilité est très grande à la pression. Cataplasmes. Repos au lit.

16 janvier. — Les deux jours de repos ont suffi pour faire disparaître l'inflammation. Ayant besoin de disposer de son lit pour d'autres affections plus graves, nous signons la sortie de ce malade, qui Tiendra le matin au pansement.

Obs. DXXXIX. — Abcès du cou-de-pied gauche. Incision. Guérison. — Devertu (Adolphe), soixante-dix ans, charretier, entre le 3 avril 1878, salle Saint-Augustin, 76. Il y a dix-huit jours, après une longue marche avec une chaussure lourde et trop étroite, il a vu apparaître au niveau du cou-de-pied gauche une tumeur qui en quelques jours a atteint le volume d'un petit œuf de poule. La peau est devenue rouge, luisante, chaude, la marche presque impossible ; par intervalles, de violents élancements. Fluctuation très évidente.

Incision cruciale avec le bistouri. Écoulement abondant de pus mélangé de sang. Cataplasmes.

7 avril. — Pansement simple.

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