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venir sur cette question longuement étudiée les années précédentes. Nous nous bornerons simplement à attirer l'attention sur l'obs. CDXLV relative à une fistule lymphatique de la région parotidienne survenue après une adénite suppurée de même siège chez un enfant de neuf ans.
La marche de la maladie, son siège, l'aspect du liquide, cette particularité qu'il venait en surabondance pendant la mastication, nous permettaient de supposer qu'il s'agissait d'un abcès développé primitivement dans le tissu cellulaire, autour d'un des ganglions qui sont accolés aux acini de la parotide et qui deviennent secondairement le point de départ d'une de ces fistules salivaires que Ton observe quelquefois, à la suite des inflammations, consécutivement aux traumatisai es ou aux pertes de substance de la glande. Pour notre part, nous avons vu un certain nombre d'exemples dans lesquels l'examen du liquide nous montra qu'il s'agissait réellement de faits de ce genre. Mais dans le cas actuel, en présence de la constitution du malade, de son jeune âge, de la présence de quelques croûtes dans le cuir chevelu, malgré l'absence de ganglions malades sur les autres points du cou, nous devions nous demander s'il ne s'agissait pas d'une de ces fistules lymphatiques qui succèdent aux adénites suppurées, aiguës, chroniques et même caséeuses. Bien que les adénites suppurées soient fréquentes dans cette région, etque les fistules qui leur succèdent lorsqu'elles sont ouvertes spontanément ou artificiellement soient rares ; bien qu'elles aient été à peine mentionnées et surtout bien qu'elles ne donnent pas lieu à un écoulement de liquide abondant, surtout pendant la mastication ; bien qu'il n'y eût pas, dans le cas présent, de vestige d'un ganglion primitivement malade dans la région et que les ganglions voisins fussent complètement sains, il nous parut utile de faire examiner le liquide au point de vue chimique et microscopique afin de trancher la difficulté.
Les adénites suppurées dans cette région sont fréquentes surtout chez les jeunes enfants, et nous en pouvons voir presque à chacune de nos consultations. Lorsqu'elles sont
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aigurs, et c'est dans ce cas qu'elles sa ques, elles succèdent presque toujours a pris son point de départ sur une des rioilaainiation est aiguë, plus la si dante, plus la tumeur est volumineuse, d'ouvrir de bonne heure les téguments céralion et la difformité qui en est suite de celte ulcération, on voit, en « il irréguliers, fournir pendant un certain purulente comme dans les autres régior sans exemple de voir une portion de la truire par la suppuration et donner lieu Lorsque l'adénite a une marche chro habituellement plus volumineuse et i s'ulcérer. Dans ces deux cas, sous Kj meut local des plus simples, quelqu exemple, et surtout sous l'influence d'u lorsqu'il y a indication, la fistule s'obl nite est tuberculeuse, comme cela sob; et surtout chez les adultes, la marche plus Ienle ; l'invasion de plusieurs g plus fréquente, et les fistules laissent temps des masses caséeuses mélangées ; lent; les fistules consécutives ne diffèn de celles qui suivent des adénites simple et des autres régions* Mais ce qui est l'observation de notre malade un iulé l'aspect et l'abondance du liquide* 11 re abcès salivaïres que nous avons eu plusi constater dans cette région, et» partie Fhj persécrétion a lieu surtout pendant h L'obs, CDLXV vient à l'appui de ce q née dernière, à ce propos ; nous iusisti de distinguer les tumeurs malignes de phies, de porter un pronostic même a; prolongée, même après l'ablation et phique; nous tirions de cette difficulté
M EMBUE INFERIEUR. BN
très abondant, A l'union des tiers moyen et antérieur de la i , on remarque, au-dessus du bord supérieur, deux petits mak***ns complètement isolés. — La peau a conservé ses caractères au vuisïnage de la tumeur, excepté dans l'espace qui s'étend <î supérieur à la malléole externe, où elle est rouge et préteintes d'inflammation, — Aucune trace de vaisseaux dila- * ou de nouvelle formation, dans l'épaisseur, ou au pourtour delà ii\ Au toucher, elle est dure, de consistance cornée et peu raoll« sur les couches profondes. Il est d'ailleurs difficile de dire les • le ces couches profondes avec la production cutanée, •lions inguinaux.
vrii. — Chloroforme. Nous faisons, à un centimètre en dehors les limites de la Lumeur, une incision assez profonde pour dépasser uche cutanée. Nous disséquons ensuite la tumeur par sa face profonde. Celle dissection nous permet de constater que les filets nerveux et les vaisseaux qui se rendent aux papilles sont eux-mêmes hypertrophiés. L'opération terminée, nous exerçons sur la surface lée une compression méthodique à l'aide d'épongés; c'est le procédé auquel nous avons recours, pour prévenir les hémorrhatoutes les fois que nous opérons sur un plan résistant. La tun'avait pas dépassé la face profonde du drrme et ne contractai L adhérences avec les parties sous-jacentes. On fait le premier pansement, avec des éponges lavées et imbibées d'eau alcoolisée. Le .'main les éponges sont retirées et Ton fait un pansement simple avec 1 eau alcoolisée. Pas d'accidents consécutifs. Ouérison complète au bout de 12 jours.
Oas. DXLV. — Tumeur fibreuse *iu d>>s du pied. Àblatîun avec le — Boulon (Louis), cinquante-neuf ans, employé, entre le 29 juin 1877, salle Saint-Augustin, 77.
te constitution, pas de maladies graves antérieures, aucun accident vénérien. I! y a deux ans, il a remarqué sur la face dorsale du pied gauche, au niveau des extrémités tarsiennes des quatrième et cinquième métatarsiens, une petite tumeur sous-cutanée» dure, mobile, du volume d'un pois, complètement indolente.
Ktle s'est développée lentement et progressivement, et à part un pour mettre la chaussure, apparue dans les derniers temps, elle n a déterminé aucun accident.
La peau qui répond aux extrémités tarsiennes des quatrième et cinquième métatarsiens est soulevée par une tumeur arrondie, convexe, du volume d'un œuf de pigeon. La peau est unie, sans dures apparentes, elle a conservé ses caractères normaux; sur le pourtour de la tumeur quelques capillaires rampent dans son épaisseur. Au toucher, tumeur dure, solide, élastique, de consistance libro-cartitagineuse, parfaitement limitée, mobile sous la peau
2\\, — Le malade se sent très soulagé. 3 juin, — Sort presque complètement guér Qus. CDXLU. — Adénite enflammée de la bablement consécu furoncle* Po
son, — Balthazar (Pierre), vingt-six ans, b 7 mai 4877, salle Saint-Augustin, 9. Ce qui n'a jamais eu de maladies, ni dans Te cence. Depuis quelques années seulement, autre de maux de dents. Il y a trois semaines teme&t&j puis une véritable douleur au ni mâchoire, Tuméfaction au même eodroît, furoncle apparaît* Puis la tuméfaction , 1 étendue jusqu'à la joue el jusqu'à l'oreille. tate un gonflement général de toute la région est rouge, lisse, tendue. Un peu de dilfleultc cbe dans laquelle on ne remarque rien sur la à la tumeur. Bien du côté des dents» pa gencives. La tumeur est fluctuante surtout douloureuse à la pression. Au milieu de Tin lin de distinguer si le ganglion parotidien est en lieu de le croire.
Nous supposons que cet abcès est plutôt c qu'à une périostite alvéolo-dentaïre. Jusqu'ie sisté en cataplasmes, aujourd'hui nous faisan un brocart et une contre-ouverture pour r d'un drain. Il s'écoule une assez grande quai ment simple. Guérîson le 3 juin et le malade Ods. CDXLUI. — Adénite des ganglions paro gusle), trente-huit ans, garçon de magasin, en! salle Saint-Augustin, 71, Dans son enfance, il a maux d'oreilles. Une pleurésie il y a trois ans, u dernière.
Au mois de juillet, il s'est aperçu del'existen rotidienne d'une tumeur grosse comme une roulant sous le doigt. Cette tumeur a fait peu octobre, mais, à partir de ce moment, elle a mar devenue douloureuse; aucun traitement.
Du côté droit, en arrière de la branche d couvrant l'apophyse mastoïde, tumeur du vc poule, à grosse extrémité dirigée en bas et la mâchoire de 2 centimètres. La petite extrér lobule de l'oreille qu'elle soulève. La peau à s lilSô, tendue, chaude. Le malade ressent pres< des élancements qu'exagère la pression. La I
petite tumeur, fongîformc, pédiculée, bien circonscrite, fori au-dessus des téguments un relief de i centimètre et demi, ^^fcrésente l'aspect d'un disque régulièrement circulaire de 2 cen- ^H^res de diamètre, supporté par un pédicule large et court. La ice du disque est le siège d'une ulcération superficielle, reconde saillies aplaties, hémisphériques, du volume d'un grain de millet, rappelant exactement les papilles hémisphériques de la langue, dépouillées de leur couche épithélîate- Dans l'intervalle de ces papilles qui sont assez distantes les unes des autres, la surface de Putcération est lisse et unie ou à peine granuleuse Elle laisse suinter continuellement un liquide ichoreux un peu trouble qui se ehe en croûte jaunâtre. Le pédicule ne participe pas à l'ulceralion, il paraît formé par le derme et Tépiderme normaux. Au toucher, Inconsistance est dure, flbroîde, homogène, La tumeur est limitée à la peau et ne contracte aucune adhérence profonde, elle est mobile sur les couches sous-jacentes. Peu de douleurs spontanées, sensibilité h la pression. Rien dans les ganglions inguino-cruraux. Bien dans les organes éloignés. L'état général est excellent.
14 décembre, — Pas de chloroforme. A Paide du bistouri, nous Circonscrivons largement le pédicule de la tumeur par une incision circulaire qui dépasse l'épaisseur du derme, et nous disséquons la face profonde- 11 n'existe de ce côté aucun prolongement. Kcoule- I sanguin peu abondant arrêté par la compression- Pansement a plat ft?ec lVau alcoolisée phéniquée et compression ouatée. La malade retourne chez elle où elle sera soignée par son médecin.
Coupe de la tumeur. — Sur une coupe verticale, lu tumeur paraît formée par les éléments de la peau. On voit le slroma fibreux du derme et des tractas blanchâtres dirigés perpendiculairement à la surface du tégument. Du côté de l'ulcération la couche superficielle du derme parait simplement érodée, dépouillée de son épidémie. La tumeur semble peu vasculaire.
Obs. DXLVII. — PitU orteil surnuméraire du pied droit. Position ae de V avant-dernier orteiL Ablation par le KffOttfT — liuitard (Anaïs), trois ans, est apportée le 15 juin 1878 à notre clinique.
Petite tille bien constituée, d'une santé robuste. Elle porto au pied droit un orteil surajouté. Les premier, deuxième, troisième et quatrième orteils sont bien conformés et occupent leurs situations normales. Il existe deux petits orteils complets et bien développés, articulés tous deux par leur première phalange rivet: la tête du cinquième métatarsien. Le plus externe de ces deux doigts, celui qui représente le sixième orteil, se dirige normalement d arrière en avant, mais il est légèrement refoulé en dehors par son congénère. Celui-ci est dévié et comme luxé en haut et en dehors, il est couché sur lé quatrième orteil, dont il croise la face dorsale. Par suite de
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peau est déprimée ; celte dépression s'c du sterno-mastoïdien cl l'angle de la rr tanle d'un centimètre ; la concavité de c [aille à cette d'un verre de montre. A sa orifices semblables» offrant chacun Tasj cale haute de ! millimètre. Deux de ces ligne horizontale, sont distants l'un de l'ai ^ieme esl Miné dans ]eur intervalle el à 1 ces trois orifices s'écoule continuellemen un peu opalin el filant. Au moment des ri COUle en abondance sur les téguments mouiller trots mouchoirs, Lis légume] mêmes enflammés au niveau de la dépre totaux se trouve, sur l'étendue de 1 milli irnre cicatricielle ; au-dessous ils Su il lu sans doute à la macération produit à leur surface. L'examen de la région, fait dessous des téguments aucune sensation tir par les fistules quelques gouttes de li ensuite. Les premières gouttes qui s'éco normale, les autres à un liquidé BéfO d'ailleurs nTest aucunement donloUN temps que la peau amincie qui entoure une étendue de I millimètre. Le malade même pend&nfl la mastication. Rien de r voisines. Du côté de la cavité buccale, 1 l'écoulant par les canaux de S tenon s( gauche el n'augmentent pas Lorsqu'on g des téguments. L'exploration au Stylet vvtlI tous deux perméables.
L'examen microscopique cl chimique ( ce liquide est de la lymphe. Compressi rétention du liquide et de rapprocher les rie foie de morue, sirop dfodure de ter
19 octobre. — Ce traitement, suivi per amené aucun résultat satisfaisant, nom enfonçant profondément le crayon
17 novembre. — Cette cautérisation, depuis un mois, n'a produit aucune roo jours une poussée inflammatoire est sur\ semi-purulent, s'écoule par les fistules ganglions pandidiens sont pris.
Chloroforma, •- Nous faisons uneincfa profonde pour examiner les désordres < i
de r ongle avec sa matrice. Guérison. — Tais in (Jean), vingt ans, sculpteur, entre le 5 juin 1877, salle Sainte-Marthe, n° 16.
^topais quinze mois, douleurs vives, au côté interne du gros orteil te, occasionnées par des chaussures trop étroites. Il y a un an, re ablation de l'ongle : la matrice avait été conservée. Les ois se reproduisent au bout d'un mois.
État actuel. — Rougeur très vive du bord unguéal interne ; des ns charnus végètent au-dessus de l'ongle et laissent suinter continuellement un liquide séro-sanguinolent. Douleurs intenses; impossibilité de mettre des chaussures en cuir. Le côté opposé est sain.
Bjuin. — Avulsion de l'ongle et abrasion des chairs avec la matrice unguéale. Compression avec des rondelles d'amadou.
10. — On change l'appareil, pansement simple avec de la charpie imbibée d'eau alcoolisée.
13. — Plaie rosée, bourgeonnant bien. Répression des bourgeons avec le nitrate d'argent.