Guérison. Le malade quitte le service
Obs. DL. — Ongle incarné du gros orteil. Incision médiane de Tongle. Ablation des deux moitiés. Guérison. — Auber (Henri), vingtsept ans, serrurier, entre le 19 décembre 1877, salle Saint-Augustin, n» 8.
Depuis un an, il ressent de vives douleurs dans le gros orteil de chaque pied. Il n'en a pas moins continué à travailler et à marcher. Hais depuis cinq semaines les souffrances sont devenues intolérables ; impossibilité de mettre des chaussures de cuir.
Entré à l'hôpital, on remarque sur les bords interne et externe de l'ongle du pied droit une rougeur inflammatoire très marquée et une ulcération sur le bord interne, d'où s'échappent quelques gouttelettes de pus.
Sur le gros orteil du pied gauche, cette teinte rouge enflammée est limitée au bord interne de l'ongle ; pas d'ulcération. Sensibilité très grande exagérée par la pression.
On fait l'anesthésie locale avec la glace, puis l'ongle du gros orteil du pied droit est incisé dans sa partie médiane avec de Torts ciseaux, et avec des pinces à dissection on enlève les deux moitiés de l'ongle.
On fait ensuite la compression avec des rondelles d'amadou maintenues par une bande.
Pour l'ongle de l'orteil du pied gauche, on l'incise dans son tiers interne avec de forts ciseaux, toujours après avoir fait l'anesthésie, et on pratique l'avulsion de cette portion d'ongle avec la pince à dissection.
La compression est également faite avec des rondelles d'amadou et une bande. Préalablement on avait fait l'hémostasie avec un tube
superficiel qui laisse échapper un liqiiît téguments, nous tombons sur une c lUDRin i se compose de de
volu mineuse, l'autre profonde, sorte
N les filets du nerf facial. Nous « periicielle, puis nous disséquons le pri de sectionner les tilets nerveux, et en lion l'artère temporale superficielle qi dessus de la tumeur. Cinq pinces héme artérioles ont pu être enlevé*
Itéunion îles lèvres delà plaie par t lée. Pansement alcoolisé.
^èjattrnr H }oun suivants, — Sup
1" février. — On enlève les bis, [i réunies. Les jours suivants, on réprime quelques bourgeons chftFllill exubéran riêiire de nnei>bm. Le 8 février le mala
Obs. CDXLVI1. — Angiome tolnmineua de dix mois, porte sur la partie gauche nitaie volumineuse, arrondie, convexe, massrOMhn" et s'étend, en haut jusq et en bas jusqu'à l'angle du maxillaire pi Mû sur les régions gémenne et mol; inférieurement à la glande parotide, and tlit externe qu'elle recouvre san DiamMres: \<<itieal = 8 centimètres bl.uiehitte, amincie, et semblable àd points; elle présente dans d autres poin vin. Sur tout le pourtour de la tumeu grand nombre de capillaires fine ment t est mollasse, comme spongieuse; néani ferme que celle d'un tissu franchement trame libre use prédomine sur Té lé m en ch roues à ceux du pouls, perceptibles laine attention, La tumeur devient tur violacée lorsque la petite malade ponsi injections de perehlorure de fer dans la de résultais satisfaisants. , KoUfl ; !6 juin. Les principales difficultés c nenl. a. T étendue de la tumeur et à la r ■ * ■ i j i J -- 1 i i praaqiM impossible la conipres
néanmoins à isoler ce tissu ei moyen de nos pinces à mors recou cei pinces étant disposées de manière l
ORGANES UBINAIftES PROPREMENT DITS. 901
ans et de haut en bas, seuls vestiges des petites lèvres. La peau les recouvre est légèrement ridée. Chaque tubercule est limité en hors par un sillon profond que Ton retrouve dans la région péri- De chaque côté on voit, en dehors de ce sillon, une émîncwv rappelle les grandes lèvres atrophiées, A l'extrémité supérieure celles-ri, et plus éloignées encore du plan médian, vers le milieu pli de laine, existent deux saillies sous-eulanées, simulant assez bien ointes de hernies inguinales. C'est à ce niveau qu'on renconlrc >oils. La saillie formée par la vessie est peu prononcée quand la malade repose; pendant l'effort, au contraire, elle forme un relief mobile, comme si les intestins menaçaient de la rompre. L'orifice vaginal présente au toucher une sensibilité extrême due sans doute au contact de l'urine. Cette sensibilité se révèle même pendant Taneslhésiechloroformique, L'hymen est représenté par tin repli transita h 1 millimètre en arrière du bord supérieur de l'ori- Ice elliptique. Au toucher, le doigt s'engage tout d'abord en avant, comme s'il y avait une sorte de cul-de-sac sur la paroi antérieure du vagin. Ce cul-de-sac se dirige du côté de la tumeur vésicale dont il -part- par une cloison, dont l'épaisseur rappelle celle de la cloison vésico-vaginale normale» La limite supérieure de ce diverliculc ©présentée sur la paroi antérieure du vagin par une sorte d'a- , au niveau de laquelle le canal change de direction pour se porter en arrière. Cette arête n'est autre que la lèvre antérieure du le l'utérus; quant au canal postérieur, il se termine bientôt en cul-de-sac et représente en réalité le cul-de-sae postérieur du vagin. ol a le volume qu'on rencontre d'ordinaire chez les femmes mariées. La distance du col h l'orifice du vagin est d'une phalange et demi. La longueur totale du vagin est de 2 phalanges en ajoutant à la distance précédente la profondeur des culs-de-sac. L'hymen e aucune résistance pendant le sommeil. Le cathéter utérin introduit par l'orifice du museau de tanche s'arrête à 3 centimètres. Le palper hypogastrique au niveau de la vessie ne permet pas de reconnaître le corps de l'utérus. Le toucher rectal montre que cet Eté esl atrophié et présente le volume d'une noix. Le corps paraît bifide, la moitié gauche est facile à saisir immédiatement au-dessus du col. Les ovaires paraissent atrophiés. Au toucher, la symphyse pubienne offre un écartement qui mesure il centimètres. Ce sont les saillies des pubis qui forment au pli de l'aine les reliefs ovulaires -cutanés, simulant des hernies. La ligne qui réunit ces r-u-ettes articulaires passe sur le petit intervalle qui sépare les uretères de l'onli'-e du vagin. Nous faisons porter à la malade un appareil urinai. (Le sens génital a toujours été très développé chez cette personne).
Obs. CDV ter. — Corp* étranger introduit par i'urèihre dans (a vessie. Crayon de 6 centimètres et demi de longueur. Extraction. — Gely (Vir*
ïs en haut ande, étend i serti on du ispect vésici
Le bord antérieur
sétérine et temporale, sans limites bien rieur est irrégulier; au niveau du tragiis, qui envahit la partie correspondante de la du conduit auditif externe. Au niveau i\u émet un second prolongement qui contourr pavillon de l'oreille* Lorsqu'on soulève le face interne et la région mastoïdienne une sâtre, sanieuse, recouverte de croûtes cire arrière du pavillon* existe de bas en haut mant le relief d'une moitié d'aman slerno-masloïdicn au sillon danser celle-ci, deux saillies ovoïdes d'aspect jaunâtres sur les bords. Tuule celte partie \\ occupe l'espace qui sépare le bord antérieu du sillon d'insertion du lobule, elle mesure leur sur 2 de largeur- La coloration de la riti une de la tumeur est rose par places, i violacée en d'autres points, Dans l'épaisseur niveau des capillaires dilatés» de nouvelle fo la base vers la partie saillante de la tumeur arrière du lobule présente de munie une leii toute retendue de la tumeur offlw une cor ftbroîde. La peau fait partie intégrante des ti elle adhère intimement, La Face profonde de intimement unie aux couches sous-jacente diens ne forment aucun relief distinct ; ils st masse de la tumeur. Ken dans les g&ngUûQJ laires. La quantité de salive fournie par le C malade ne parait pas diminuée. 11 n'y a pas d€ la partie correspondante, Bt lYxamen de 1 le liquide salivaire sourdre par l'orifice întei Les douleurs spontanées dont la tumeur est par la pression et par les mouvements de la
16 mars, — Chloroforme. A l'aide du largement la tumeur avec la peau qui la prolou^tnenls profonds au-delà de leurs obligés pour arriver à ce but de sculpter, \ paisscur de la parotide, en prenant de minu' éviter de blesser l'articulation lemporo-max seaux et nerfs importants de la région, La glande, le lobule de l'oreille, le trapus et h Conque, les téguments malades de la n ainsi enlevés. L'opération est lente et né'
PÉRINÉE. 903
%^enfance. Réglée à quatorze ans, n'a pas vu de quinze à seize, depuis
menstruation régulière, abondante; règles colorées, souvent mé-
^Sftgées à des caillots.
Enl 877, première grossesse très pénible, douleurs lombaires et abdo-
""minales presque continues, gastralgie.Un médecin quilavitau septième mon constata qu'elle avait un bassin étroit, mais pas assez néanmoins
-four nécessiter un accouchement prématuré. — 45 septembre 1877. Accouchement; les douleurs durèrent trois jours ; présentation parla tête; l'enfant resta 4 heures au passage et ne put être extrait qu'avec le forceps; il pesait 8 livres et ne vécut que 12 jours. Le passage de la tète détermina une déchirure complète du périnée. — Aucune précaution spéciale ne fut prise à cette époque. Les lèvres de la déchirure se cicatrisèrent isolément, il n'y eut pas d'autres accidents consécutifs. État actuel. — A travers le périnée et le sphincter déchirés, on voit les parois antérieure et postérieure du vagin qui sont refoulées vers le volve, comme s'il y avait un commencement de rectocèle et de cystocèle. Un écoulement catarrhal abondant, pareil à celui qu'on rencontre dans les vaginites chroniques, s'échappe de toute la surface de cette muqueuse. La surface déchirée est recouverte par un tissu inodulaire, aminci, qui forme une bride fibreuse résistante, au niveau de la portion restante du sphincter anal. La muqueuse qui tapisse la paroi postérieure du vagin s'étend jusqu'à cette bride, comme si elle avait une certaine tendance à s'échapper au dehors. Malgré tous ces désordres, la malade peut encore retenir ses urines et ses garderobes, mais celles-ci, pendant l'acte de la défécation, ont une certaine tendance à pénétrer dans le vagin.
2 février. — Opération. Les seules particularités que présente l'opération sont les suivantes : en raison de l'absence de tissu cicatriciel sur la ligne médiane, ou tout au moins par ce fait que ce tissu de cicatrice est uniquement représenté par une bride du diamètre d'une plume de corbeau, nous devons pratiquer l'avivement sur la paroi vaginale, sur une hauteur de 2 centimètres, en disséquant et en excisant cette muqueuse elle-même, tandis que sur les parties latérales, nous faisons l'avivement ordinaire, aux dépens du tissu inodulaire. Six pinces suffisent pour effectuer l'hémostasie temporaire et peuvent être enlevées sans inconvénient au moment du passage des fils; nous appliquons onze points de suture métallique à anses isolées, cinq profonds et six superficiels. Sonde à demeure dans la vessie.
Pas d'accidents consécutifs. Les suites de l'opération furent des plus heureuses. 11 n'y eut pas de réaction fébrile. La réunion fut obtenue par première intention. On enleva les fils et la sonde le 1G février. Le 18 février, la malade se leva pour la première fois. Elle voulait partir ce jour-là, lorsqu'un embarras gastrique survint et prolongea son séjour jusqu'au 23 février 1878.
MALADIES des régic
veaux accidents. L'arthrite Lemporo-maxil mine par résolution au bout d'au a pesse de la bouche cl la soif diminuère complète le 8 mai, La malade quitta le paralysie porle sur tous les muscles innerv poro-faciale et eervico-faciale du côté droi est lisse et unie, les paupières droites m complètement! la joua est pendante, l'aile missure labiale est étirée en dedans* Ces i exagérées par la déviation du maxillaire di des muscles plcrygoïdiens du côté dr leurs antagonistes. La langue et le voile du 12 juin 1878, — Nous revoyons la malade, Aucun changement dans l'état de la face.
B, Rèeiow BOufeHiAxai
Ons. CDXLIX. — Adénite mus-maxillaire s ostéite alvéolaire. — Bauget (Emile), IrenU 22 juin 1877, salle Sainte-Marthe, 18. Sujet antécédents pathologiques.
11 y a dix joins, a la suite d'avulsion de laire droite, gonflemftlkt de la région sous-i quentes*
La région sous- maxillaire est déformée arrondie, convexe, qui s'étend transversal du menton a l'angle de la mâchoire al je? rieur du maxillaire au cartilage thyroïd chaude, amincie au centre de la tumeur, cher, empâtement dans la plus grand tuation circonscrite au centre ; les gèrement indurés et tuméfiés sont confondu! Carie lre> avancée des petites molaires droit ainsi que toute la muqueuse buccale. Doul cerbations nocturnes.