‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 213 sur 272 · La suppuration est presque tarie. L · texte numérisé non relu

La suppuration est presque tarie. L

2 juillet. — Suppuration presque nulle, 1 malade quitte le service.

Uns. COL. — Adénite sous-maxiUam 22 ans, entre le 8 avril 1877, salle Sainte-] dent scrofuleux. Blenûorrhagie en 1872. Il

ai

On peut voir, par les observations, que ce procédé est ^i^périeur aux autres pour toutes les grandes opérations.

II permet non seulement d'abréger leur durée, maïs

feBCûre d'obtenir plus facilement la réunion par première

* iteution tout en mettant sûrement à l'abri des hémor-

Il est rare, nous l'avons démontré, qu'il soit nécessaire de

hisser longtemps les pinces dans les plaies: presque toti-

lours, on peut les enlever immédiatement après l'opération,

et lors même que le calibre des vaisseaux exige qu'on les

ïaHse en place de deux à quarante-huit heures, elles ne

I gênent en rien la cicatrisation* Cette méthode est aussi indispensable lorsque l'opération est faite avec le thermo-cautère ou l'écraseur linéaire que lorsqu'elle est faite avec le bistouri.

Il ne faut pas croire, en effet, que les instruments qui sent les tissus en les sciant ou eu les brûlant ne provoquent jamais d'hémorrhagies. Trop souvent, des opérations pratiquées dans ces conditions donnent lieu à des hémorrhagies primitives ou secondaires nécessitant l'application de nos pinces, qui permettent d'obtenir l'hémostasie sans faire d'aussi grands délabrements que s'il s'agissait de chercher à faire des ligatures.

Par ce moyen, nous obtenons aussi bien la réunion par première intention des plaies faites avec le bistouri que de celles produites par le thermo-cautère.

Journellement, il nous arrive, h la suite de perles de substance faites avec le thermo-cautère pour enlever de grandes tumeurs ou une portion importante d'un conduit tel que le rectum ou le vagin, de rapprocher et de suturer les lèvres opposées des plaies faîtes avec le couteau rougi, et d'obtenir la réunion par première intention dans la plus grande étendue, bien que nous laissions provisoirement dans la plaie plusieurs pinces sortant au dehors par la partie déclive, et un tube à drainage. Dès que les pinces sont retirées, toutes ces surfaces divisées se réunissent presque aussi bien que si la dissection avait été

MALAUU S DES RÈG

rie de celui d'un grain de niillot à ce bouche, la moqueuse est saine et ne sion. Les dents sont in Lac le s et occupe le maxillaire inférieur ne présente au à la vue ou au toucher . Nous porto i nique suppurée de nature probablement avril. — Chloroforme. Incision cire fice fistuleux et des bourgeons charnus, voie de dis&ectioo, et nous l'enlevons en fa étendue des tissus périphériques qui soi d'inflammation chronique. Une pince h( Topé ration est enlevée immédiatement sèment simple de la plaie. La malac elle sera soignée par un médecin. Sur tons que nous avons affaire à un ganj fongueux* Les bourgeons charnus tapi* se continuent avec des fongosités anale seur même du ganglion.

Examen ktitologique. — Ganglion hypei easéeuse dans sa partie la plus centrale. La par places contient un grand nombre de Obs. CDL1I. — Adénite sous-maxillaire i rie de la deuxième petite molaire du côté ga — Junon (Pierre), quarante-cinq ans, bou salle Sainte-Marthe, 18,

Homme d'une forte constitution. Jamai

lis. Il y a deux mois, il a vu apparaître É

mâchoire inférieure, du côté gauche, uni

noisette, qui en six semaines atteignait c<

Lorsqu'il vint à la consultation, on CO&sta

lisse, chaude, et une certaine flucluatioi

tandis que le pourtour était très induré. L

quelques élancements. En examinant Ti

put voir que la deuxième petite molaire

qu'elle était la cause de l'affection, quoic

avoir jamais souffert. On lui prescrivit des

Sept jours après, soutirant davantage, i

pilai. À part une lluctuatiou plus évideni

autre chose à noter.

On 01 appliquer des cataplasmes, et le

la tumeur s'ouvrait spontanément. Un pu:

ciale, s'en échappait. Continuation des cal

iij juin. — La suppuration est presque t

che rapidement. Pansement simple.

■^masque pour faire les sutures et le pansement. Cette manœuvre 9Bp* • minutes pendant lesquelles le malade suit les détails de l'opé- ^^■ton sans rien sentir. La sensibilité reparaît 6 minutes 5 secondes qu'on a enlevé le masque pour la dernière fois.

DL1V. — Sampsois ^ubert) , quarante-un ans, bonnetier,

Sainte-Marthe, 29. — 19 mars 1880. Fistule anale ostéopathie

f. Anesthésie : 140 secondes. Un peu de raideur, d'agitation. —

icînations. Durée de l'opération : 20 minutes. On enlève le mas-

i ; réveil : 15 secondes. Le malade parle au bout de 25 secondes.

Obs. DLY. — Hunier (Marguerite), soixante-un ans, journalière,

ate-Marlhe, 53. Récidive de cancer du sein droit. Anesthésie : 100

^tKOndes; durée de l'opération : 8 minutes. Lorsqu'elle est terminée,

on suspend l'administration du protoxyde d'azote. La sensibilité re-

j vient au bout de 15 secondes. On redonne le protoxyde pour faire les

... satures et le pansement : cette manœuvre dure 6 minutes ; on cesse

ïfahalation. Réveil : 50 secondes. La malade parle au bout de 110

•Mondes.

Obs. DLVL— X..., Sainte-Marthe, 5. Fù iule anale. 2avril 1880.Anestbésie : 90 secondes. On commence l'opération après 160 secondes ; durée, 4 minutes; un peu de raideur et d'excitation. Réveil : 35 secondes. Le malade parle aussitôt. Il rêvait qu'il « était à la guerre ». La sensibilité ne revient qu'au bout de 5 minutes.

Obs. DLV1I. — X..., Sainte-Marthe, 54. Tumeur du sein. Anesthésie : 40 secondes. On commence l'opération, la cornée étant encore sensible. Pression 28 centimètres. On monte à 30 centimètres. Anesthésie complète. Opération, sutures et pansement, durée : 20 minutes. A la fin, expectoration de mucosités ; reprise de la sensibilité : 4 minutes après la cessation du protoxyde d'azote.

Obs. DLVIII. — Georges (Nicolas), dix-neuf ans, valet de chambre, salle Sainte-Marthe, 4. 8 avril 1880. Tumeur ganglionnaire du cou. Ablation. Adhérences nombreuses du ganglion enflammé avec les tissus environnants. Anesthésie : 30 secondes.

Le malade reprend la sensibilité 50 secondes après la cessation du protoxyde.

Obs. DLIX. — X..., 8 avril 1880. Epithélioma de la lèvre inférieure, à gauche, petit, ayant débuté il y a quatre mois. Pas de ganglions. Ablation. Incision en Y.

Au bout de 55 secondes, le malade est complètement anesthésie. On ne commence l'opération qu'au bout de 185 secondes d'inhalation et l'on retire le masque. Pendant 6 minutes 40 secondes, le malade suit les détails de l'opération sans ressentir la moindre douleur.

Obs. DLX. — Georges Ledort, vingt ans, 15 avril 1880. Ongle incarné du gros orteil du pied droit. Anesthésie : 60 secondes. Agitation .violente jusqu'à 90 secondes. Opération et pansement consécutif,

MALADIES DES RÊfiK

d&lettes de tarlatane colto n lut

Pause nient à V alcool.

2[. — Le malade est guéri, il ne r.

tare à la partie la plus déclive de la plaie. tous les autres pointa. Le malade part pour

Obs. CDL1V. — Iftjpertvofjhî» des, g&*£ Ablation, — Delmaa (Baptiste), chiquant entre le 18 janvier 1878, salle Sain t-Au trust

Pas d'hérédité. Otite moyenne dans l'en! de surdité. Angines fréquentes. l'iicuninnû des forces, amaigrissement, sueurs no e lui en 1871, l'autre en 1872; un demi -1 chaque fois.

Depuis quinze mois, sans cause connue ganglions sous-maxillaires du côté gauche ai ment de volume. Cet accroissement ni gène ni douleur, mais n'a pu fclre entrai nical et ioduré prolongé. La déformation pi marche progressive effrayent le ma!

l'hôpital. Les régions sous-maxillaire gaueli déformées par une tumeur bosselée, irrégul rerail, du volume du poing d'un adulte. Le: à droite la ligne médiane de deux Ira ver" externe répond à Sangle gauche de ta niâch cal la tumeur s'étend du bord inférieur de la maxillaire, à une ligne qui passerait par la \ lage thyroïde. Le relief formé par la masse centimètre et demi le corps du maxillaire.

La tumeur est formée de plusieurs lulies principales ayant chacune le volume d'ui prolongements plus petits qui soulèvent la pi forme. Ces masses principales sonl >. paré profonds et assez larges en forme de goutt due, luisante, mais a conservé sa eoloratio d'œdème inflammatoire, pas de vascularisat lion. Au loucher, la peau est mobile à la la température locale est sensiblement la parties voisines. Par sa face profonde, la tu aux couches sous-jacentes. La consistance ! gène, sarcomateuse ; il n'existe aucun poin indolence complète à la pression. Aucune Ira ou récentes dans le territoire des ganglions < les ganglions cervicaux ou dans les ganglû

elles

côté opposé. Les ganglions axillaires ganrla

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LES OPÉRATIONS. Ml

xi. 4 minutes après, un peu de raideur. Le malade parle au mo- ~nt même où l'on retire le masque. DU avoir « senti au commencerai» comme dans un rêve ». Opération et pansement ; y miles.

Les observations précédentes ne font donc que confirmer »urement et simplement les conclusions que nous nous étions en droit de tirer de celles déjà nombreuses qu'on a pu ire au commencement de ce volume (p. 203 et suiv.). Aussi, i^est-cepas à nous qu'il faut adresser des reproches, si, depuis la découverte de notre ami Paul Bert, un plus grand tbre de malades n'ont pas été anesthésiés par le protoxyde tl a/ute sous pression. La cause en est dans les difficultés que

Inous avons rencontrées pour avoir à l'hôpital la cloche métallique indispensable à la mise en pratique de ce procédé, ►endaut, sur nos instances, l'administration de l'Assistance publique s'est enfin décidée à faire construire à l'hôpital Saint-Louis, une chambre à parois de tôle, attenante à notre amphithéâtre d'opérations, et où nous puissions faire comprimer l'air de façon à insensibiliser désormais nos malades par cette excellente méthode-

A l'heure actuelle, on travaille à l'exécution de celte cloche, et nous espérons que d'ici peu, il nous sera permis de reprendre le cours de nos expériences forcément interrom-

Ipues pendant quelque temps.

Morcellement des tumeurs. — Depuis longtemps déjà, nous employons le morcellement pour l'ablation des tumeurs so- Ihlvs; nous nous sommes appliqué à perfectionner et à géué- Iraliser ce procédé eu raison des bons résultats qu'il nous a fournis. Nous publierons prochainement un travail assez étendu que nous avons préparé sur ce sujet, et dans lequel nous avons l'intention de faire entrer un grand nombre de figures destinées h mieux faire comprendre le mode d'application de celte méthode.

Nous nous contenterons aujourd'hui de présenter, sous une forme résumée, les considérations dont nous avons donné lecture à L'Académie de médecine, au mois de mars 1 881 . On sait que le traitement des tumeurs se fait par incision,

ISTi

MALADIES DES RÉGK

Constitution scrofuleuse, maux d'yeux de syphilis. Nulle trace de tubercu menstruation régulière. Deux enfants bi cinquante-trois ans. A cette époque» trois contenait de gros caillots. Actuellement fl en grande quantité, de couleur rosée. La Il y a un an, elle vit apparaître au-dessou laire inférieur, au-devant du bord anté correspondant, une tumeur du volume cTl indolente» ne déterminant aucune gêne. P développa, atteignit un volume assez cor une déformation de la région, La malade diagnostiqua une adénite Chronique et o de potassium à l'intérieur; badigeonnage traitement ne parvint pas à entraver la n s'est ramollie il y a trois mois. Un abcès s'e est devenu fistuleux, et donne continuellem peu abondant.

On trouve en arrière de l'angle de la m; vaiitdusterno-masloïdien, une lumeurdu f| en arrière elle recouvre la moitié antérieur remonte jusqu'au voisinage de la parotide pondrait à une ligne lirée transversalement du cartilage thyroïde. Antérieurement, elle région tnylo-hyoïdienne. Celte tumeur est i et présente à sa partie déclive l'orifice du avons signalé plus haut. La peau qui la reco ration normale, excepté au pourtour de la teinte rouge violacé. Au toucher, on reco unique et ne s'est développée qu'aux dép maïs il est assez difficile de fixer les limites ( de la région. La tumeur contracte avec les voisinage de la fistule, des adhérences ma tement immobile sur les couches profondes, solide, lardacée et rappelle celle des gan; mation chronique. Probablement, le tissu flammé est confondu actuellement avec la point ramolli, ni fluctuation, ce qui s'exptiq y a eu suppuration à une époque rapproché* indolente, mais provoque une sensation d déformation, qui pousse la malade à deman

Si nous recherchons la nature de celte nous nous rovons conduits à admettre d'« antécédents de la malade une adénite

île Util

U le morcellement a pour avantage d'amoindrir la durée el difficultés de l' opération. Prenons par exemple une de ces :aneurshypertrophiquesou sarcomateuses, pourvues de moque Ton observe communément dans l'épaisseur delà araelle, et donl le tissu n'a pas encore contracté d'adhéreuaflauimatoires ou autres avec les tissus ambiants. Voici :>tnment nous opérons leur ablation par morcellement : La tumeur et les téguments qui la recouvrent étant saisis tendus a lu périphérie par la main d'un aide où par celle de ratem\ celui-ci pratique, suivant le grand axe, dans la direction la plus favorable à l'écoulement ultérieur des liquides plastiques, une incision qui intéresse à la fois la peau, le ; cellulaire et la masse morbide elle-même jusqu'à sa face profonde. À ce niveau, le chirurgien redouble de précautions ir ue pas diviser les tissus sains. Cela fait, il saisit chaque moitié de la tumeur et l'extirpe avec les mains, la spatule ou le bistouri- Cet arrachement est exécuté aussi rapidement que possible, et quelques pinces hémostatiques suffisent à prévenir tout danger d'hémorrhagie.

A côté de ces casT qui sont à la fois les plus rares et les plus

simples, se placent ceux de la seconde série, qui présentent

un peu plus de difficultés.

S'agît -il, par exemple, des lipomes dits en masse ou de

ludions analogues? Tout d'abord l'opérateur procède

une ci- dessus à l'ablation de la portion principale de la

tumeur. Mais il reste, à son pourtour, un ou plusieurs lobes

qui étaient seulement annexés et qu'il faut également enlever.

La méthode, pour cette raison, paraît un peu moins brillante,

mais ueu est pas moins avantageuse en allégeant encore les

difficultés et la durée de l'opération.

La troisième série comprend les tumeurs implantées plus profondément au milieu de muscles, de vaisseaux ou de nerfs importants, sur une aponévrose ou sur un os; ou bien les tumeurs ganglionnaires entourées dune capsule propre et séparées par des cloisons ; ou encore les lobes multiples d'une glande hypertrophiée ou sarcomateuse. Voici comment nous appliquons alors le morcellement.

saire. L'opération terminée, les bords de h quatre points de suture. Pansement alcoolisé

Les suites de l'opération furent très simi on enlève les fils et on les remplace par de nces. Ui réunion était en partie opérée. La ensuite comme dans les cas d'une plaie sii l'hôpital huit jours après l'opération, complôl

Ûbs. CDLVII. — Epithélioma kystique d'un $ droit, survenu deux ans après l'ablation d'un éj langue du cétêcoi-respondant. Opération, — N, . ., ci entre le 17 octobre 1878, salle Sainte-Marthe, avec l'aide des docteurs Landowski et Moreau moitié latérale droite de la langue au moyen statiques et des ciseaux. Il s'agissait d'un épi meur épithéliale. Grâce à rhémostasie préven finitive, suivant notre procédé, le malade gué sans qu'il restât de gène sérieuse dans les j La santé s'était soutenue et même améliorée jours le malade se présenta à notre consultât! gnant de douleurs sous-maxillaires, L examen fit découvrir l'existence d'un ganglion du volu et encore indépendant. Nous proposâmes ai quer l'ablation. Cette nouvelle opération iWra M. Ricord qui partagea notre avis et le décii Huit jours après, la tumeur avait le volume moins le malade hésita encore une semaine ava

La tumeur a le volume d'une noir, la peau qu non adhérente, mobile à la surface* Mais il c que la face profonde de la tumeur contracte i rences avec les tissus intermédiaires à la gla carotide et au bord correspondant de l'os h; lisse, tendue, élastique, dure, non fluctuante, s'agit d'un ganglion hypertrophié, plutôt solide ture maligne. L'ablation est urgente.

25 octobre* — Chloroforme. Nous faisons un< convexité inférieure, intéressant la peau, le pei qui nous permet de mettre à découvert l'envt propre à la tumeur ganglionnaire. Nous l'éniuii Iule ; ce travail est facile pour la partie super! profonde, l'enveloppe a contracté de telles adhéi et les muscles qu'il est impossible de la détache moment un jet de liquide louche, peu coloré, à r de grumeaux très fins non purulents, s'écoule ai s'aUaisse complètement à la manière d'une ca\'

nchnique. Pour leur appliquer le morcellement, s'il est le chirurgien devra nécessairement redoubler de prêtions. Supposons, par exemple, qu'il veuille procéder h lirpation «l'un polype naso-pharyngien qui envoie dosprotagements volumineux dans les fosses nasales, la gorge, la a tempe. Tout d'abord le chirurgien met à nu la tumeur en d'un lambeau préliminaire emprunté aux parties lolles et d'une résection partielle du maxillaire supérieur. Fait, au moyen de noire pince-scie, il coupe successivement, sans hémorrhagie, chacun des lobes de la tumeur jusu point d'implantation,

i£it-il d'un sarcome du sinus maxillaire qui, en s'éten- L en a détruit les parois osseuses et en a envoyé desproemenls dans les régions voisines, la tempe, la pommette, la joue? Nous commençons par mettre à nu le maxillaire en détachant les parties molles et en les relevant sous forme d'un lambeau. Ce temps de l'opération, grâce à nos pinces hémostatiques, s'exécute encore sans perle de sang. Cela fait, avec o pince rachilome, nous coupons d'avant en arriére la voûte palatine osseuse en dehors de la cloison des fosses nasales, et avec la pince de Liston nous coupons transversalement la branche montante à la hauteur de l'unguis; puis avec un fort davier nous retirons par morceaux les partions nasale, alvéolaire et palatine du maxillaire, si bien que le tissu iiidimontre ensuite h découvert par ses faces antérieure et inférieure. Nous plaçons alors au fond de la fosse nasale correspondante et du sillon vestibulaire inférieur de chaque côté, près des bords de l'épi glotte, des éponges montées sur des pinces afin d'empêcher le sang de passer dans le larynx ; puis, avec une gouge coudée, h tranchant large de 2 à 3 centimètres, nous enlevons par morcellement toutes les parties constituantes de la tumeur si bien que les parois distendues du sinus deviennent apparentes h leur tour. Celles-ci sont ensuite réséquées en conservant le périoste qui les double, s'il est sain, en l'excisant également, s'il est malade; et, pour ne rien négliger, l'opérateur termine en enlevant largement les prolongements profonds de la fumeur. Pendant ce temps,

du cordon fibreux qu'il s'agit de couper. Not fondeur vers la surface, avec un ténotome fait sans une goulle de sang. Aussitôt aprè nons un allongement de 2 centimètres e porle que les deux bouts du muscle ne se nous appliquons L'appareil de Mathieu.

Le malade quille le service avec son a a pu être menée à bonne lin, malgré Vexi veineuse qui a singulièrement compliqué Chez ce malade, la veine jugulaire extern laire antérieure, qui est double du m couper. Au lieu de rester verticales sur 1 diane, elles sont obliques et reçoivent les v heures du cou et de la face. Elles forment se rapprochent de plus en plus, au niveau dien rétracté, si bien, qu'elles s'unissent imn du muscle, pour aller se jeter par anastomo versale dans la jugulaire interne. Le volurr disposition, empêcha de faire la section au lî mes obligé de les écarter avec les doigts et < avec un rélracteur mousse, pour pouvoir sect

Obs. GDLIX, — Cicatrice vicieuse du cou, ce Autoplastie, — Sellier (CélesLlne), vingt-six a 13 juillet 1877, salle Sainte-Marthe, 44. Il y s la face et du cou par l'essence minérale ; 1 étaient superficielles et iront laissé aucun» cou, plus profondes, ont suppuré el donné cicatricielles.

Sur la ligne médiane de la région sus-1 bride verticale qui ■' étend du bord inférieur tonnière. au bord supérieur du cartilage th inférieure de celte première cicatrice en pari timèlres qui se dirige horizontalement à sont hypertrophiées et forment des bourre! d'une couleur rouge violacée. Ni ulcération, lence complète soit spontanément, soit à la transversale ne produit aucune gêne, mais la h de sa rétraction, maintient la tôle dans un limite les mouvements du cou, et compromet tition des atimenls solides est, en effet, très <

Il août. — Chloroforme* Pendant qu'un dans l'extension, nous faisons avec le bisl de la bride verticale, deux incisions qui vi< l'extrémité inférieure de celte bride, en

Quant au morcellement qui convient à l'ablation des grandes humeurs kystiques et fibro-kystiques de l'utérus, nous l'avons 4éjà fait connaître à l'Académie. Nous n'y reviendrons pas. V exige des précautions particulières en raison de la richesse

du calibre des vaisseaux périphériques. C'est pour ne s'être conformés aux règles que nous avons tracées que quel- <|«ies chirurgiens l'ont combattu, objectant que, en pareil

i, il allonge sensiblement la durée de l'opération. Ce repro-

> serait fondé si nous avions proposé d'appliquer le morcellement aux tumeurs utérines peu volumineuses, pédiculées, faciles à attirer au dehors par une courte incision. C'est sans doute parce que dans leur pratique ces opérateurs n'ont •bordé que l'ablation de ces petites tumeurs qu'ils ont combattu notre méthode. Mais leurs objections tomberont d'ellesmêmes quand ils ne craindront pas, comme nous, d'aborder spécialement l'ablation des grandes tumeurs qui remplissent toute la cavité pelvi-abdominale, c'est-à-dire celles dont l'ablation d'une pièce serait impossible, même en leur imprimant des mouvements de bascule et en faisant sur la ligne médiane du pubis à l'épigastre une incision démesurément longue. C'est alors que le morcellement seul est applicable. D'ailleurs les nombreux exemples de guérison que nous avons obtenus sont les meilleurs arguments à opposer à ceux qui préfèrent critiquer qu'appliquer notre méthode.

Les diverses' séries de tumeurs que nous venons de passer en revue suffiront, je l'espère, à faire comprendre en quoi consiste la méthode de morcellement que nous avons l'habitude démettre en pratique. Pour terminer ces considérations, nous poserons les conclusions suivantes :

1° Le morcellement est une méthode qui doit être classée parmi celles qui conviennent le mieux à l'ablation d'un grand nombre de tumeurs ;

2° Il consiste à attaquer ces dernières par leur intérieur et à les diviser du centre à la surface ;

3° 11 est basé sur ce principe fondamental que la plupart des tumeurs sont moins riches en vaisseaux dans leur portion centrale que dans leurs couches périphériques ;

et à la partie moyenne de la clavb Uon cervical*, au contraire, sa face prof tissus sous-jacents. Du côté de la face elle Lrice rayonuée qui attire fortement en ba

sure labiale droite. Du côté du thorax

avec du tissu cicatriciel. Ce tissu recou\

pectorale, ainsi que la paroi antérieure de 1

de brides rayonnées qui s'étendent en avant

jusqu'au sixième espace intercostal, en del

faire. Il se continue du côté du bras avec ui

la face interne de celui-ci. Ce tissu prése

vineuse, sur la paroi antérieure de Taisse

thorax au niveau du mamelon qui a été dét

26 novembre. — Chloroforme. Nous cïn

vkale par une incision en V dont le soi»

vers la clavicule et dont les branches rem

rieur du maxillaire. Du sommet du V, nous

incision libératrice qui se dirige en bas et

tion sterno-claviculaire. Ceci fait, nous dis:

de la bride cicatricielle comprise entre les

sion en Vt et nous obtenons ainsi un larnbea

rieure. Aussitôt après fa dissection, la tète

une position normale, en même temps que

sant au-dessous de lui une perle de subslam

suturons alors les bords du Lambeau a

des lèvres externes de l'incision en V, à raidi

ture métallique de chaque côté. Nous suti

de neuf fils métalliques les bords de la [

reste au-dessous du sommet du lambeau,

Tincision libératrice. L/hémoslasiu tenipor

de huit pinces a suffi pour prévenir toute

tion terminée, la tète est immobilisée dan

à l'aide d'un bandage approprié. Pansemei

ouaté légèrement compressif. Pas de réacl

dents consécutifs locaux ou généraux. Les

quatrième, cinquième et sixième jours. Les

réunis par première intention , mais la j

pure modérément. Applications de baiidele

cicatrisation s'effectue progressivement et

complète le 14 décembre 1878. Le malade <

main à l'hôpital, afin que Ton puisse mettre v

revenu.

Obs. CDLXI. — Adénite &term-mastoïdienn. vingt-cinq ans, garçon de cuisine, entre le 6

STATISTIQUE GÉNÉRALE

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